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Blog de Célest Natali ESAIE_54

Paracha shabbat du 17 12 2011

22 Juillet 2012 , Rédigé par Dorcas.

Shabbat 17 décembre 2011

par Natali Célest, vendredi 16 décembre 2011, 02:37 · 

Tr : Ci-joint le commentaire de la parashah

 

14 déc. (Il y a 2 jours)

à undisclosed-re.

 

Notre CREATEURne se limite pas à écrire, ou faire écrire sur du papier ou autre, IL écrit en priorité en nous-mêmes et par nos vies, non avec de l’encre mais avec les circonstances qu’IL nous fait vivre. Dans ces « séances d’écriture vivante » initiées du Seigneur, notre comportement, nos décisions, notre caractère, interfèrent et finissent par établir un sens prophétique de notre avenir et même de celui de nos enfants. Réfléchissons à cela, et notre comportement général pourrait se revêtir d’une dimension beaucoup plus responsable, plus profonde. Prenons même bien garde aux paroles qui sortent par inadvertance de notre bouche !Que dire aussi de Job ! Et cependant, dans ces moments là, qui ne sont guère plaisants, le Seigneur nous construit. IL nous transforme. IL écrit dans notre vie et nous devenons des lettres vivantes, des lettres faites de Sa présence au beau milieu de notre faiblesse.

 

Bonjour

Ci-joint le commentaire de la parashah (notre envoi mensuel) pour ce Shabbat 17 de la part de Gilbert DEGRANDE (MJC). Avec toute mon amitié et mes meilleures salutations aux frères et sœurs qui s’ assemblent autour de la Sainte Parole de notre Adon Yéshoua.

Claude-Ed

 

LA PARACHAH : « VAYYECHEV » (il demeura)

Shabbat 17 décembre 2011

Lectures :

Parachah : Bérèchiyth /Genèse 37 :1 à 40 fin

Haftarah : Amos /Amos 2 :6 à 3 :8

Bérith Hadachah : Galatiyyiym/Galates 5 :13 à 6 :5

Résumé de la Parachah : avec cette parachah commence l’histoire de la descendance de

Yaaqov (Jacob). Celle-ci s’engage prioritairement autour du personnage de Yossef, fils

préféré d’Israël son père (Jacob). Yossef a des songes qui le projettent à une destinée

dont ses frères furent jaloux. Yossef fut vendu à des marchands ismaélites qui

l’emmenèrent en Égypte. A ce point, l’histoire de Yossef marque une pause pour

s’intéresser à la seconde importante figure des fils d’Israël : Yéhoudah (Juda) qui mena

une vie séparée de ses frères. Son aventure personnelle s’achève sur la naissance de ses

jumeaux : Péréts et Zérah. Puis, reprend l’histoire de Yossef laissée en suspend. Potiphar,

un important notable de Pharaon le prend à son service. Mais un éconduit auprès de sa

maitresse, lui valut d’être emprisonné. Yossef, sur qui reposait le Souffle d’Élohim devient

responsable de la prison. Le grand échanson et le grand panetier de Pharaon furent

accusés d’offenses envers Pharaon, Ils se retrouvèrent sous la garde de Yossef. Chacun

fit un rêve que Yossef leur expliqua. Ce que Yossef prédit se réalisa, mais le grand

échanson qui fut blanchi de tout soupçon, oublia Yossef…

L’écriture de D.ieu

Notre D.ieu ne se limite pas à écrire, ou faire écrire sur du papier ou autre, IL écrit en

priorité en nous-mêmes et par nos vies, non avec de l’encre mais avec les circonstances

qu’IL nous fait vivre. Dans ces « séances d’écriture vivante » initiées du Seigneur, notre

comportement, nos décisions, notre caractère, interfèrent et finissent par établir un sens

prophétique de notre avenir et même de celui de nos enfants. Réfléchissons à cela, et

notre comportement général pourrait se revêtir d’une dimension beaucoup plus

responsable, plus profonde. Prenons même bien garde aux paroles qui sortent par

inadvertance de notre bouche !

Pour être illustratif et simple, rappelons-nous des choix d’Ésaü et de Jacob, vis à vis du

droit d’aînesse, et ce qui en advint pour eux-mêmes et leur descendance respective…

Cette approche que nous appelons banalement l’expérience de la vie en D.ieu, que nous

appelons aussi notre parcours, nos épreuves… Savons-nous qu’elles ne sont pas

anodines, qu’elles ne sont pas seulement des « ennuis de parcours »… Mais, si nous

sommes attentifs au domaine spirituel, apprenons que de la façon dont nous sommes

amenés à les « négocier, à les vivre » dépend la suite de notre histoire sur le chemin de

D.ieu… Si seulement nous sommes attentifs !

Telle fut la vie des « patriarches ». Ce qu’ils vécurent s’inscrivait en termes de prophétie,

pour eux, pour Israël et pour les nations…

Les livres de la Torah, qui nous narrent l’Histoire primordiale jusqu’à l’entrée d’Israël en

Kanaan, est pour ceux qui y prennent attention le développement prophétique d’Israël, et

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notamment l’annonce très précise, bien qu’en filigrane, de la personne et de l’action de

Celui qui sera le Fils et Roi d’Israël par excellence : le Mashiah Yéshoua. S’il fallait être

convaincu de ce fait, nous pouvons lire convenablement l’histoire de Yossef. Yossef qui

est, sans conteste reconnu de tous comme une grande figure messianique. “Alors j’ai dit :

Voici, je viens, car c’est de moi qu’il est question dans le rouleau du livre, pour faire, ô

Dieu, ta volonté.” (Heb 10:7 Jer)

“Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est de moi qu’il a écrit. Mais si

vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez–vous à mes paroles ? »” (Jn 5:46-47

Jer)

Nous pouvons penser, à certains moments difficiles de notre périple, que D.ieu n’intervient

pas dans nos vies. Nous attendons des manifestations extraordinaires de Sa part, et rien

de cela ne se passe. Voyons Yossef en prison, il pouvait se morfondre et dire « D.ieu m’a

abandonné ». L’apôtre Paul aurait pu en dire autant…Que dire aussi de Job ! Et

cependant, dans ces moments là, qui ne sont guère plaisants, le Seigneur nous construit.

IL nous transforme. IL écrit dans notre vie et nous devenons des lettres vivantes, des

lettres faites de Sa présence au beau milieu de notre faiblesse. Lorsque comme Élie, nous

en arrivons à dire : « c’est assez, maintenant prends ma vie ! » … Prends ma vie ! Quelle

expression extrême ! Mais alors si nous sommes vraiment prêts à cela, si véritablement

nous nous regardons comme mort à nous-mêmes, si notre gain est d’être réuni au

Seigneur, et si nous abandonnons tout ce qui semble être nous-mêmes. Si nous

abdiquons devant le Seigneur… Alors le Seigneur peut agir comme IL l’entend, et non

plus comme nous Lui imposons. Telle fut la vie de Yossef.

Nous ne pouvons véritablement témoigner que de ce que nous avons vécu dans Sa

présence … Ainsi Paul dira : « Notre lettre, c’est vous, une lettre écrite en vos coeurs,

connue et lue par tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre du Messie remise

à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec le Souffle du Dieu vivant, non sur des

tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les coeurs. » (2Co 3:2-3 Jer)

Mais pour en arriver là, il est d’abord nécessaire de gommer tout ce que nous avons nousmêmes

écrit dans notre coeur, gommer nos certitudes infondées, nos idoles, nos

habitudes inacceptables… que la feuille de notre coeur soit vierge ! Parfois il faut

beaucoup de temps, car reconnaissons que nous sommes tous et sans exception, têtus !

Paul aussi en est passé par « l’effacement » de lui-même avant d’être « ré écrit » par le

Seigneur. Il dira « qui es tu Seigneur ? » puis plus tard : « je regarde tout ce que j’ai connu

comme de la boue, comme des éléments inutiles, parce que j’ai compris, gagné le

Messie… » Certainement il a pu dire comme Job : j’avais entendu parler de Toi,

maintenant mon oeil t’a vu ! Quelle grâce ! Mais que peut-on voir de D.ieu, sinon que Sa

face visible, Sa face compréhensible, l’Ange de Sa face : Yéshoua. C’est Lui le doigt de

D.ieu qui écrit le chemin de la Vie en nous.

Yossef et Yéhoudah (Joseph et Juda) deux destins à projection prophétique

Notre parachah s’ouvre sur une annonce de l’histoire des descendants de Yaaqov, bien

qu’elle semble nous décrire uniquement l’histoire de Yossef. Soudain l’histoire de Yossef

est mise en suspend pour s’intéresser à un épisode hors contexte de la vie de Yéhoudah,

(chapitre 38) pour reprendre ensuite celle de Yossef. Les autres frères ne sont pas mis en

valeur de la même manière.

Si nous prenons du recul sur le texte nous nous apercevons qu’il met en relief deux

personnages essentiels et leur « début d’histoire » : Yossef et Yéhoudah. C’est sur ces

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deux figures prépondérantes et prophétiques d’Israël que l’écriture veut nous attirer, ce

sont ces deux destins qui forgeront une forte particularité du devenir d’Israël. Mais avec la

précision suivante : c’est par les deux « branches » d’Israël représentées par Yossef et

Yéhoudah que s’organisera le plan divin, sur les deux intimement liées et non sur l’une ou

l’autre exclusivement. C’est pourquoi l’histoire de Yéhoudah est ici incrustée dans celle de

Yossef.

“Dis leur, Ainsi dit le Seigneur, , Voici, je prendrai le bois de Yossef, qui est dans la

main d’Éphraïm, et les tribus d’Israël, ses compagnons ; et je les mettrai sur celui–ci,

savoir sur le bois de Yéhoudah, et je les ferai être un seul bois, et ils seront un dans ma

main.” (Eze 37:19 DRB)

Le texte d’Ézéchiel confirme la structure de la parachah Vayyéchév, et de la vision

prophétique de l’intime relation entre Yéhoudah et Yossef… Alors que ces derniers ont

vécu quasiment séparés pendant de longues années. C’est pourquoi nous comprenons

que de laisser croire qu’Israël n’est constitué que par le seul peuple « Juif » c'est-à-dire

Yéhoudah, est une affirmation très réductrice qui ne se justifie pas par la Parole.

Quel était donc l’intention de Yéhoudah lorsqu’il s’éloignait de ses frères après l’épisode

peu glorieux de la vente de Yossef à des nomades ? Était-il désolé d’avoir participer à ce

traquenard envers son propre frère ? Voulait-il s’éloigner de sa famille décidemment

belliqueuse et jalouse jusqu’à la haine de leur propre chair ? Voulait-il définitivement se

séparer et vivre pour lui-même ? Difficile à répondre. Néanmoins le fait est acquis :

Yéhoudah se met « en dehors »… Et cette décision marquera l’avenir du peuple. Après le

schisme du Royaume d’Israël, après le règne du Roi Salomon, Yéhoudah formera sous

son nom le Royaume du Sud : la Judée, les Juifs.

Alors que les frères du Nord sous le nom d’Israël – Éphraïm (maison de Yossef) était déjà

éparpillés parmi les nations, Yéhoudah resta seul, et vécut ensuite son propre exil toujours

seul, et sous son nom de « Juif ». Notons également que le grand exil de Yéhoudah se fit

quelques temps après le rejet de Yéshoua le Messie, vendu lui aussi par un certain Juda

pour trente sicles d’argent. Il n’y a pas de hasard dans la Parole, tout est réglé par le

grand Écrivain du destin.

Reconnaissons simplement la puissance prophétique des textes de la Torah, et

apprenons à tous nos frères qui veulent bien écouter qu’il ne s’agit pas d’un « ancien

testament » mais de la Parole de D.ieu toujours bien vivante, qui s’accomplit.

Yéhoudah ne semble pas demander le conseil de son père Yaaqov en se qui concerne la

recherche d’une épouse. Il prend une kananéenne, de qui il a trois fils, deux d’entre eux

meurent car ils ne sont pas droits devant D.ieu. Yéhoudah ne semble pas non plus d’une

vertu à toutes épreuves vis à vis des femmes, contrairement à son frère Yossef

visiblement chaste. Sa belle fille Tamar, sans doute aussi d’origine kananéenne, se

déguise en prostituée… Yéhoudah aura ainsi deux autres fils qui seront à l’origine de la

lignée royale d’Israël….

Yéshoua le Messie d’Élohim sera, par sa mère Miryam, de la famille de Yéhoudah via

Pérets, mais son « Souffle divin » paternel sera selon le modèle prophétique de Yossef.

Ce n’est pas non plus un hasard si l’époux de Miryam, et père supplétif de Yéshoua,

s’appelait lui-même : Yossef. Ce Yossef époux de Miryam était tout aussi étonnamment le

fils d’un homme qui s’appelait Yaaqov… Tout cela ne s’invente pas (cf : Matthieu1 :1-17)

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Dans cette approche, nous comprenons que l’unité « Israël » faite des deux maisons de

Yéhoudah et de Yossef-Éphraïm, ne se réalise que par le Mashiah Yéshoua. C’est Lui qui

est la « synthèse »

L’héritage du Souffle

Yossef était le favori de son père, qui lui offrit une tunique de prince. Cet égard ne fut pas

à son avantage auprès de ses frères qui le jalousaient et qui pouvaient peut-être percevoir

à travers ce symbole une volonté secrète de Yaaqov à élever Yossef au dessus d’eux. Les

rêves que fit Yossef (voir ch 37 5-11) finirent d’exaspérer les frères sur sa prétention

intolérable à régner sur eux… Ils le haïrent.

Au delà des rêves que Yossef faisaient et de sa capacité future à les expliquer, ses frères

comprirent néanmoins que lui seul présentait les mêmes caractéristiques de relation avec

le divin que leur père Yaaqov. En effet, ils n’étaient pas sans connaître les songes de

Yaaqov à Béthel, et son aventure au Yaboq. Cela faisait de Yossef, non simplement le fils

unique, à cet instant, de Rachel l’épouse bien aimée, mais cela faisait en plus de lui

l’héritier de la relation divine ! Ces rêves le reliaient aussi directement à leur arrière grand

père Abraham. L’héritage du Souffle reçu par les pères revenait donc visiblement à

Yossef !

En somme, nous pouvons nous poser la question : mais de quoi les frères étaient-ils le

plus jaloux ? Que Yossef soit l’enfant chéri de son père ou qu’il soit l’héritier désigné de

D.ieu ? Le symbole parfait de Celui qui sera le Fils, Celui que l’on rejette, Celui que l’on ne

veut pas comme Roi : Yéshoua.

Même si les frères ne voyaient pas aussi loin dans leur réflexion, tout dans l’histoire de

notre parachah et dans l’histoire de Yossef milite dans ce sens : de nombreux détails à

caractères messianiques nous permettent de confirmer les liens évidents entre Yossef et

Yéshoua. Cherchons les dans notre lecture ils sont nombreux…

N’oublions pas par ailleurs, que l’un des fils de Yossef ; Éphraïm, sera désigné dans le

prophète Jérémie comme : premier-né de D.ieu !

“Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications ; Je les mène

vers des torrents d’eau, Par un chemin uni où ils ne chancellent pas ; Car je suis un père

pour Israël, Et Ephraïm est mon premier–né.” (Jer 31:9 NEG)

Il y a donc en Israël un héritage du Souffle comme les arrhes en furent données à

Shavouoth de l’an 30 à Jérusalem… Il y a une hérédité à la manière de Yossef. Faudrait-il

que le reste des enfants d’Israël soit encore jaloux de ces « Yossef » là, disciples du

Messie, les vendre et les faire périr, parce qu’ils ont reçu une tunique de sainteté ? Alors

que par leur Chef ils sont les garants du salut d’Israël et de la réunification dans l’unité…

Tout comme le fut Yossef pour toute sa famille, dans la miséricorde et le pardon parfait et

sans retenu. Amen.

Shabbat Shalom


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  • Vous aimez.
    • Natali Célest  
      EXTRAIT DU TEXTE "Ainsi Paul dira : « Notre lettre, c’est vous, une lettre écrite en vos coeurs,

      connue et lue par tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre du Messie remise

      à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec le Souffle du Dieu vivant, non sur des

      tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les coeurs. » (2Co 3:2-3 Jer)

      Mais pour en arriver là, il est d’abord nécessaire de gommer tout ce que nous avons nous mêmes

      écrit dans notre coeur, gommer nos certitudes infondées, nos idoles, nos

      habitudes inacceptables… que la feuille de notre coeur soit vierge ! Parfois il faut

      beaucoup de temps, car reconnaissons que nous sommes tous et sans exception, têtus !"
      16 décembre 2011, 13:57 · · · 2
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