LE MESSAGER DE SA FACE

1
LE MESSAGER DE SA FACE
« Au dessus de la porte
d’une des grandes églises
de New York, on peut voir
un groupe de célébrités :
Emerson, Einstein, Confucius,
Bouddha, et autres
personnages. Et dans ce
groupe, Jésus ! »
Ce texte est issu de
l’ouvrage « L’autorité du
croyant » de John A. Mac
Millan (1873 – 1956). Ce
cliché nous interroge quantà
l’importance, à la dimension,
à la place, et jusqu’à la
réalité, que tout un chacun
prête ou affirme de Celui qui
est le Fils, Yéshoua, le mystère
d’Élohim.
Et vous, qui dites
vous que je suis ?
Si nous réfléchissons à ce
qui nous semble être une
intolérable représentation,
que nous estimons aisément
comme émanant d’une
société laïco-humaniste,
nous réalisons aussitôt que
le monde dit de la foi, n’est
pas exempt d’appréciations
contestables en ce qui concerne
le Fils ! De plus, loin
d’être homogènes, les opinions
y sont également multiples.
La question lancée par le
Seigneur auprès de ses
disciples resterait-elle toujours
valable de nos jours ?
“Arrivé dans la région de
Césarée de Philippe, Yéshoua
posa à ses disciples
cette question : « Au dire
des gens, qu’est le Fils de
l’homme ? » Ils dirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste
; pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie
ou quelqu’un des prophètes.
» –– « Mais pour
vous, leur dit il, qui suis
je ? » Shimon Pierre répondit
: « Tu es le Messie, le
Fils du D.ieu vivant. »” (Mt
16:13-16 Jer)
Malgré la réponse éclairée
de Shimon Pierre, le débat
reste bien d’actualité, tant
dans le monde non croyant,
comme dans les religions ne
reconnaissant pas le Fils,
mais également chez ceux
qui se réclament du Messie.
Si nous posions la question
à diverses sensibilités du
christianisme : « Qui dites
vous qu’IL est, précisément
? » nous serions peutêtre
surpris des réponses
données, de telle sorte
qu’après avoir échangé sur
le sujet, quelque uns pourraient
conclure que : « Décidemment
nous n’honorons
pas le même Messie » !
Mais alors, qui est le Fils ?
Des centaines de livres ont
été écrits à ce sujet… Nous
n’ajouterons donc pas à la
cacophonie ambiante, car
nous n’avons pas toute la
Vérité et nous ne connaissons
que partiellement.
Nous nous bornerons à reprendre
certains éléments
de la Parole qui méritent
d’être remis en mémoire.
Montre nous le Père…
Souhait, espérance, besoin
profond, curiosité ? Plusieurs
ont demandé à
voir D.ieu, tout en craignant
de le voir :
« Moïse dit, Fais moi voir, je
te prie, ta gloire. (…). Et IL
dit, Tu ne peux pas voir ma
face, car l’homme ne peut
me voir et vivre ». (Ex
33 :17-23)
Néanmoins hvhy répondit
favorablement à la requête
de Moïse ; à la condition
suivante :
« Et hvhy dit, Voici un lieu
près de moi, et tu te tiendras
sur le rocher ; et il arrivera,
quand ma gloire passera,
que je te mettrai dans la
fente du rocher, et je te
couvrirai de ma main jusqu’à
ce que je sois passé ;
puis je retirerai ma main, et
tu me verras par derrière ;
mais ma face ne se verra
pas. » (Ex 33:17-23 DRB)
L’affaire est entendue, personne
ne peut voir la Face
du Père, y compris Moïse,
dont il est dit qu’il parlait
« bouche à bouche » avec
D.ieu, mais dont il ne voyait
qu’une représentation, une
image, une ombre. Nous
dirions en termes modernes
: une interface, c'està-
dire une expression qui
nous soit compréhensible,
adaptée à la nature humaine
tout en étant le strict
reflet de la gloire inexprimable
et insupportable de
D.ieu.
2
« Il n’en est pas ainsi de
mon serviteur Moïse. Il est
fidèle dans toute ma maison.
Je lui parle bouche à
bouche, je me révèle à lui
sans énigmes, et il voit une
représentation de hvhy. »
(No 12:7-8 NEG)
Ce n’est pas ce qui rebuta
Philippe, alors qu’il demandait
à Yéshoua :
« Philippe lui dit, Seigneur,
montre nous le Père, et cela
nous suffit. Yéshoua lui dit,
Je suis depuis si longtemps
avec vous, et tu ne
m’as pas connu, Philippe
? Celui qui m’a vu, a
vu le Père ; et comment
toi, dis tu, Montre nous le
Père ? Ne crois tu pas que
moi je suis dans le Père,
et que le Père est en
moi ? » (Jn 14:6-11 DRB)
Nous pourrions extrapoler la
réponse faite à Philippe et
dire : vous ne pourrez voir et
n’entendrez rien d’autre qui
puisse être plus proche et
représentatif du Père que le
Fils, car :
« D.ieu, personne ne l’a
jamais vu. Le seul D.ieu
engendré qui étant dans le
sein (intérieur) du Père l’a
fait connaître (exposé) »
(Jean 1:18 - grec au mot à
mot)
« Il est écrit dans les prophètes
: Ils seront tous enseignés
de D.ieu. Ainsi quiconque
a entendu du Père
et a appris vient à moi. Non
que quelqu’un ait vu le
Père, sinon celui qui est
auprès de D.ieu ; celui–là
a vu le Père. Amen, amen,
je vous le dis, celui qui adhère
(à cela) a la vie éternelle.
» (Jn 6:44-47)
« Yéshoua lui dit, je suis le
chemin et la vérité et la vie ;
aucun va au Père sinon par
moi » (Jn 14:6 )
Par ces quelques versets,
Yéshoua affirme qu’il est le
Seul qui puisse assurer la
relation convenable de la
créature avec le Père, car
Lui seul connait le Père dont
IL est l’unique issu. Il n’y a
pas d’alternative, toute tentative
étrangère au Fils est
irrémédiablement vouée à
l’échec. C’est pour cela
qu’IL est le « Yéshoua -
Salut - Sauveur ». Le Seigneur
se révèle ainsi aux
hommes comme étant le
seul recours, le seul intermédiaire
et médiateur auprès
du Père.
Qu’était donc ce « rocher »
dans la fente duquel Moïse
fut caché ? Qu’était la main
qui couvrit Moïse ? Qu’était
cette représentation de
D.ieu avec laquelle Moïse
parlait dans la tente de la
rencontre ? Nous avons la
réponse par les quelques
textes qui précèdent.
Le peuple dans le désert
était-il pour autant tenu à
l’écart de la présence de
Celui qui 1500 ans plus tard
viendrait parmi les siens ?
«Frères, je ne veux pas que
vous ignoriez que nos pères
ont tous été sous la nuée,
qu’ils ont tous passé au travers
de la mer, qu’ils ont
tous été baptisés en Moïse
dans la nuée et dans la mer,
qu’ils ont tous mangé le
même aliment spirituel, Et
qu’ils ont tous bu le même
breuvage spirituel, car ils
buvaient à un rocher spirituel
qui les suivait, et ce
rocher était le Messie. »
(1Co 10:4 NEG)
Le Messager de Sa
Face
Le Seigneur, non encore
connu sous le terme de Fils,
était bien présent au désert,
c’est ce que le précédent
texte de Paul nous affirme
dans le sens spirituel. Le
Fils dans sa dimension divine
était déjà à l’oeuvre
auprès du peuple de D.ieu,
Israël.
“Voici, j’envoie un « ange »
devant toi, pour te garder
dans le chemin, et pour
t’amener au lieu que j’ai
préparé. Prends garde à toi
à cause de sa présence, et
écoute sa voix ; ne l’irrite
pas ; car il ne pardonnera
point votre transgression,
car mon Nom est en Lui.
Mais si tu écoutes attentivement
sa voix, et si tu fais
tout ce que je dirai, je serai
l’ennemi de tes ennemis et
l’adversaire de tes adversaires.”
(Ex 23:20-22 DRB)
Si nous remontons à
l’épisode du « Buisson ardent
» nous le retrouvons
également :
« L’ange du Seigneur lui
apparut dans une flamme
de feu, du milieu du buisson.
Il regarda : le buisson
était en feu et le buisson
n’était pas dévoré(…) “Le
Seigneur vit qu’il avait fait
un détour pour voir, et D.ieu
l’appela du milieu du buisson
: « Moïse ! Moïse ! » Il
dit : « Me voici ! »» (Ex 3:2
TOB)
Le prophète Isaïe parlera
aussi de cet ange en lui
3
associant une action bien
caractéristique du nom qu’Il
portera.
“Et il dit, Certainement ils
sont mon peuple, des fils qui
ne mentiront pas ; et il est
devenu leur sauveur. Dans
toutes leurs détresses, il a
été en détresse*, et l’Ange
de sa face les a sauvés ;
dans son amour et dans sa
miséricorde il les a rachetés,
et il s’est chargé d’eux, et il
les a portés tous les jours
d’autrefois ;” (Esa 63:8-9
DRB* cette phrase fait
l’objet de controverses)
Cet Ange est l’expression
visible et le porte Parole du
Père. Cet ange : le NOM du
Père est en LUI. Réalisons
ce que cela signifie en
termes de relation entre
D.ieu et cet Ange : Nous
dirons conformément à la
réalité qu’IL est l’Image et la
Parole et le bras du D.ieu
invisible. Il est Celui qui
sauve Israël et lui assure le
chemin vers la promesse
divine.
Le Messager qui ne
donne pas son nom
“Manoah ne savait point que
c’était un ange de hvhy. Et
Manoah dit à l’ange de
hvhy : Quel est ton nom, afin
que nous te rendions gloire,
quand ta parole
s’accomplira ? L’ange de
hvhy lui répondit : Pourquoi
demandes-tu mon nom ? Il
est merveilleux. Manoah
prit le chevreau et l’offrande,
et fit un sacrifice à hvhy sur
le rocher. Il s’opéra un prodige,
pendant que Manoah
et sa femme regardaient.
Comme la flamme montait
de dessus l’autel vers le
ciel, l’ange de hvhy monta
dans la flamme de l’autel.
A cette vue, Manoah et sa
femme tombèrent la face
contre terre.” (Jug 13:15-20)
D’autres entités célestes,
telles que Gabriel ou Mikael,
n’ont pas caché leur « nominatif
». Ici avec l’annonce
de la naissance de Samson,
un Juge qui commencerait à
délivrer Israël… le Messager
de D.ieu ne déclina pas
son identité. Pourquoi ? Car
ce n’était pas encore le
temps, il dit simplement à
Manoah : « mon nom est
une merveille », c'est-à-dire
extraordinaire, mystérieux,
non encore dévoilé. Pourquoi
? Parce qu’il fera l’objet
d’une annonce divine ultérieure,
à Miryam. Il sera
l’Immanou-El –D.ieu avec
nous- annoncé par Isaïe, ce
nom sera : Yéshoua. En
effet, quel autre ange pouvait
se mêler au feu d’un
holocauste, donc au culte, à
la victime entièrement consumée
offerte au Père, et
monter dans la flamme ?
Remarque sur le mot
« ange » : il est emprunté au
grec aggeloj [anguélos],
dont le correspondant hébreu
est Kalm [mal’akh] ce
qui signifie messager. Les
deux mots, grec et hébreu,
ont la même signification.
Le Messager qui enlève
l’iniquité
Le prophète Zacharie eut
une vision mettant en scène
trois personnages : le grand
sacrificateur de son
époque Yéhoshoua ; le Satan
; et l’Ange de D.ieu.
Cette scène céleste est extraordinaire,
car elle atteste
prophétiquement que
l’Ange, Le Messager de
hvhy, a le pouvoir d’enlever
l’iniquité, y compris face à
l’accusation irréfutable, il a
par ailleurs le pouvoir de
revêtir l’ex-accusé de vêtement
pur, dont l’analogie à
la robe de la salle des noces
ou des rachetés
d’Apocalypse ne fait ici aucun
doute.
« Et il me fit voir Yéhoshoua,
le grand sacrificateur,
debout devant l’Ange de
hvhy, et Satan se tenant à sa
droite pour s’opposer à lui.
Et hvhy (une ancienne version
dit l’ange de hvhy) dit à
Satan, Que hvhy te tance,
Satan ; que hvhy, qui a choisi
Jérusalem, te tance ! Celui–
ci n’est il pas un tison sauvé
de feu ? Et Yéhoshoua
était vêtu de vêtements
sales, et se tenait devant
l’Ange. Et l’Ange prit la
parole et parla à ceux qui
se tenaient devant lui, disant,
Ôtez de dessus lui les
vêtements sales. Et il lui dit,
Regarde, j’ai fait passer de
dessus toi ton iniquité, et
je te revêts d’habits de
fête. …. » (Za 3:1-5 DRB)
Quel est cet Ange qui, parle
au nom de hvhy et qui a le
pouvoir d’ôter l’iniquité ?
Centralité et plénitude
Compte tenu de ce que
nous venons de rappeler,
notre propos est de réévaluer
– élever aux yeux des
hommes et dans nos coeurs
- la dimension du Fils, parfois
réduite par
l’appréciation indélicate des
croyants : gloire du Fils
abaissée au niveau d’autres
hommes ou réduite quant-à
sa divinité et sa plénitude.
Car Il est pleinement Fils
d’Adam et pleinement Fils
d’Élohim.
4
« Le Fils est l’image du
D.ieu invisible, le premier–
né de toute la création. »
(Col 1:15 NEG)
Notre propos est aussi de
resituer sa place parfois
escamotée, mise en arrière
plan, ou perçue comme
auxiliaire vis-à-vis d’autres
aspects religieux, alors
qu’il est le centre et le
tout de la révélation !
L’origine et la conclusion,
l’Aleph et le Tav (alpha
oméga), le Premier et le
Dernier. Il n’est pas un personnage
secondaire de la
révélation, Il est la révélation
du Père pour nous. Il ne
peut en conséquence être
perçu et présenté et honoré
de manière dépréciée.
“Car par lui ont été créés
toutes choses, les choses
qui sont dans les cieux, et
les choses qui sont sur la
terre, les visibles et les invisibles,
soit trônes, ou seigneuries,
ou principautés,
ou autorités, toutes choses
ont été créés par lui et pour
lui ; et lui est avant toutes
choses, et toutes choses
subsistent par lui ; et il est
le chef du corps, de
l’assemblée, lui qui est le
commencement, le premier–
né d’entre les morts,
afin qu’en toutes choses il
tienne, lui, la première
place ; car, en lui, toute la
plénitude s’est plue à habiter,
et, par lui, à réconcilier
toutes choses avec elle–
même, ayant fait la paix par
le sang de sa croix, par lui,
soit les choses qui sont sur
la terre, soit les choses qui
sont dans les cieux.” (Col
1:16-20 DRB)
Il plonge son origine d’avant
la fondation du monde
« Et maintenant toi, Père,
glorifie moi auprès de toi–
même de la gloire que
j’avais auprès de toi avant
que le monde soit. » (Jn
17:5 NEG)
Sans confusion
Le Fils est très clair dans sa
relation avec le Père : « Le
Père et Moi sommes UN. Si
vous êtes en Moi alors vous
êtes aussi avec le Père ».
Mais jamais le Seigneur n’a
réclamé d’être l’égal du
Père, Il rappellera que le
culte, le sacerdoce, c'est-àdire
l’acte sacrificiel de la
réconciliation, est dû au
Père seul. Il dira également
: priez le Père en mon
nom et Moi je vous exhausserai.
Il n’y a pas de confusion
dans ses propos ; ni
vis-à-vis du Père, ni vis-àvis
du Souffle de Vérité, dit
« Esprit Saint». Jamais Il ne
s’aligne en compétition avec
d’autres, qu’ils soient des
Bouddha, Confucius ou philosophes
de toutes natures
et autres champions de religion,
si ce n’est qu’Il précise
:
« Yéshoua leur dit, amen,
amen, je vous dis, Avant
qu’Abraham naisse, je
suis. » (Jn 8:58 grec mot à
mot)
« et voici, il y a ici plus que
Jonas (...) et voici, il y a ici
plus que Salomon» (Mat
12 :41)
« Or, je vous le dis, il y a ici
quelque chose de plus
grand que le temple. »
(Mat 12 :6)
Or, qui a-t-il de plus grand
que le temple qui est censé
être investi de la présence
divine, la Shékhinah ? Plus
grand également que le
temple fait de pierres vivantes
car Il en est le Chef.
Rappelons-nous qu’Il est le
Chef du Corps, et cessons
de contrarier sa volonté en
lui imposant notre volonté,
tout en pensant l’honorer et
servir le Père ! Cessons de
le travestir, de le défigurer,
pour lui faire tenir le rôle qui
nous arrange, qui nous
flatte, qui nous sert, comme
faisaient les idolâtres et les
religieux opportunistes de
l’antiquité jusqu’à nos jours.
Le Père Lui a tout confié, et
l’a relevé jusqu’à Lui ! Ceci
devrait déterminer chez ses
disciples un comportement
d’immense amour très respectueux.
Aussi respectueux
que celui des êtres
célestes qui se prosternent
(s’inclinent) devant Lui,
comme devant Celui qui est
assis sur le trône (Apocalypse
5)
« Le Père ne juge personne,
mais il a remis tout jugement
au Fils, afin que tous
honorent le Fils comme ils
honorent le Père. Celui qui
n’honore pas le Fils
n’honore pas le Père qui
l’a envoyé. » (Jn 5:22-23
NEG)
Prescience de
l’incarnation
« Élohim créa l’Adam dans
son image1 dans l’image (d’)
Élohim le créa2 » (Ge 1:27
hébreu mot à mot. dans
peut être lu : avec)
1-2 Cette phrase semble répéter
deux fois une même
action ! La répétition de
phrases qui ont la même
signification n’est pas un
caprice littéraire de la Bible.
5
Notamment dans les textes
aussi sensibles que ceux de
la Torah. La double création
assistée de l’image d’Élohim
nous suggère que la fin du
sixième jour de la création a
vu et verra une double apparition
de l’ « Adam ».
“C’est pourquoi il est écrit :
Le premier homme, Adam,
devint une âme vivante. Le
dernier Adam est devenu un
Esprit vivifiant.” (1Co 15:45
NEG)
La relation fusionnelle de la
créature avec le Créateur ne
peut se réaliser que par
l’expression de
l’intermédiaire de D.ieu, le
Messager de Sa Face, le
Fils, l’image du D.ieu invisible,
la Parole, la Torah
vivante qui vint habiter en
chair pour accomplir la réconciliation.
« Et la Parole devint chair,
et habita au milieu de
nous… » (Jn 1:14 DRB)
Quelle chair peut abriter une
telle gloire sinon qu’une
chair qui est elle-même
l’image, conçue pour ce
qu’elle doit recevoir ? Le
Tabernacle, qui devait recevoir
la présence de D.ieu,
n’était-il pas fait selon
l’image supérieure de la
réalité céleste ? L’homme,
future pierre vivante de ce
Temple, est dans ce cas
l’image capable, selon certaines
conditions, de recevoir
pleinement la réalité
supérieure de son image : la
Parole ; le Fils ; le Messie
en nous l’espérance de la
gloire ! Car le Seigneur a
promis : « Moi et Mon Père
nous ferons notre demeure
chez vous »
Le Messie d’Élohim, Yéshoua,
Roi de gloire… Tristement,
suivant la présentation
du serviteur souffrant
relatée par Isaïe 52-53,
nous continuons à le mésestimer,
à le mépriser, à le
défigurer, à le rejeter, ou
pire à l’utiliser pour trente
pièces d’argent… là même
où Il est supposé être honoré,
jusqu’à taire son nom
pour ne pas choquer les
sensibilités de ses détracteurs
!
Seigneur ! Pardon pour les
hommes car ils ne savent ce
qu’ils font, et pardonnenous,
nous aussi, car tu sais
que nous t’aimons. Seigneur
Tu viens du Père, Tu nous
as tout donné, et que faisons-
nous de Toi !
C’est pourquoi il est écrit :
j’écrirai ma Torah dans leur
coeur. La Torah vivante qui
s’installe dans les coeurs
c’est Yéshoua, qui veut, Lui
et le Père faire sa demeure
en nous. Si nous défigurons
la Torah, si nous dégradons
le Fils, ce qui revient au
même, nous dégradons et
détruisons ce qui doit
s’installer en nous-mêmes !
Nous craignons alors la sentence
qui pourrait être terrible
:
« Je vous le dis en vérité, Je
ne vous connais pas» (Mat
25 :12)
Pause
Jusqu’alors nous sommes
attachés à remettre en valeur
quelques affirmations
de la Parole en ce qui concerne
la majesté de Yéshoua,
le Fils et Messie de
D.ieu le Père, Le Messager
de Sa Face. Nous avons
redit de quelle gloire le Père
L’a honoré, mais aussi
constaté comment les
hommes L’ont abaissé.
Nous voulons continuer
notre réflexion sur ce thème
en visitant les textes pour
discerner les diverses intentions
de ses contemporains
à son égard. Intentions
claires ou cachées qui se
dégagent des relations qu’ils
entretenaient avec Lui.
Pour, enfin, nous reposer la
question qui se répète toujours
comme si elle était
quotidienne et sans fin : « Et
vous, qui dites-vous que Je
suis ? »
Les tendances
Les Judéens, les Samaritains
et les hommes pieux
de la diaspora, du premier
siècle, attendaient un Messie
; selon l’interprétation
prophétique majoritairement
comprise en ce temps. Ils
n’attendaient pas particulièrement
un Messie souffrant,
exception faite de rares
clairvoyants, mais un Messie
qui délivrerait la terre
d’Israël du joug étranger et
qui assurerait
l’indépendance nationale et
le réveil spirituel d’Israël,
sans oublier le rassemblement
des tribus dispersées
dans l’exil… ceci, dans
l’environnement historique
que nous connaissons. Les
espérances messianiques
étaient réelles, fortes, mais
les attentes se différenciaient
selon les visions relatives
aux divers
clans religieux et selon leurs
intérêts : zélotes, sadducéens,
pharisiens, esséniens,
samaritains, hellé6
nistes … sans oublier les
sensibilités liées aux statuts
sociaux, et sans évoquer les
opportunistes de tous bords,
tels les hérodiens. Ainsi,
l’accueil fait au Rabbi Yéshoua
fut sujet à des comportements
allant de
l’enthousiasme sans détour
à la haine meurtrière. Limitons
nos commentaires à
trois types de comportements
: la reconnaissance,
le rejet et la récupération.
Pourquoi ces choix ? Parce
qu’ils sont toujours
d’actualité.
La reconnaissance
Le chapitre 4 du livre de
Jean nous explique comment
de nombreux Samaritains
reconnurent le Seigneur
pour le Messie annoncé
et Sauveur du
monde :
« Aussi, quand les Samaritains
vinrent le trouver, ils le
prièrent de rester auprès
d’eux. Et il resta là deux
jours. Un beaucoup plus
grand nombre crut à cause
de sa parole ; et ils disaient
à la femme : Ce n’est plus à
cause de ce que tu as dit
que nous croyons ; car nous
l’avons entendu nous–
mêmes, et nous savons
qu’il est vraiment le Sauveur
du monde. » (Jn.
4:40-42 NEG)
Les Samaritains étaient
avec force dédain évités,
car jugés infréquentables.
Ils n’avaient pas l’habitude
d’être visités par un Rabbi et
la présence de Yéshoua fut
un véritable évènement. Ils
ne discutèrent pas des semaines
pour être convaincus
de la messianité de
Yéshoua. Il ne fit pas de
miracle en Samarie, et c’est
par Sa seule Parole, directement
par le coeur, que ces
derniers le reconnurent. Les
Samaritains, qui sont des
« sang mêlés » d’Israélites
et de goyim, quelque peu
représentatifs de l’Éphraïm
de notre siècle, furent nombreux
à rejoindre la première
Qéhiyllah de Jérusalem.
Cette relation spontanée,
authentique, n’est pas sans
nous rappeler l’accueil fait
aujourd’hui, à « la Bonne
Nouvelle du Royaume » en
pays d’Afrique subsaharienne,
ainsi que parmi
d’autres peuples d’humble
condition.
Notons pour mémoire, la
stupéfiante reconnaissance
de Shimon qui sera par la
même occasion nommé
Pierre.
« Simon Pierre répondit : Tu
es le Messie, le Fils du
D.ieu vivant. » (Mt. 16:16
BFC).
Qu’avait de particulier ce
poissonnier galiléen ? Rien
justement, sinon le coeur
ouvert d’un disciple, prêt à
recevoir une révélation,
sans mérite, sans demande,
par pure grâce. En une
courte phrase, une lourde
vérité est posée :
Tu es le Messie, de D.ieu,
le fils de David, celui que
tous attentent ! Mais de
plus, Tu es FILS d’Élohim,
le Vivant !
Cette vérité, qui se présente
ici dans la bouche de Shimon-
Pierre en deux affirmations,
serait la bienvenue
sous la plume de certains
amis qui s’arrêtent à la première
affirmation, en taisant
la seconde ! Ces deux révélations
sont indissociables,
sinon la reconnaissance de
ce qu’IL EST en vérité n’est
pas au rendez-vous : fils de
David selon la chair, le
Messie … soit ! mais surtout
Ben Élohim Haï, Fils du
D.ieu Vivant, car là réside
toute la puissance.
Rappelons nous aussi que
« pierre » s’écrit Nba. Ces
trois lettres allient intimement
en hébreu les mots
« Père-Fils », et il est dit que
sur cette « Pierre - Nba » Je
bâtirai ma Qéhiyllah, assemblée
bâtie sur le fondement
« Père-Fils », avec
ceux qui reconnaissent le
Fils et le Père. Cela ne peut
être que le résultat d’une
révélation intime. Les enseignements,
s’ils sont bons,
aident à la croissance, mais
le germe et la fécondation
ne peuvent venir que d’en
haut.
Après sa résurrection alors
que son aspect physique
était différent, les disciples
en chemin vers Emmaüs le
reconnurent aussi sur Sa
Parole :
« Alors leurs yeux
s’ouvrirent, et ils le reconnurent
; mais il disparut de
devant eux. Et ils se dirent
l’un à l’autre : Notre coeur
ne brûlait-il pas au–dedans
de nous, lorsqu’il nous parlait
en chemin et nous expliquait
les Écritures ? »
(Luc 24:31-32 NEG).
Voila des disciples convaincus,
mais néanmoins troublés
par la tournure apparente
des évènements. Ce7
pendant, ne croyaient-ils
pas à la messianité et à la
divinité et aux promesses de
Yéshoua ? Alors le Seigneur
leur explique la Parole, de
Moïse en passant par les
prophètes, et pour compléter
tout ce rappel, Il accepte
leur invitation et rend grâce
pour le repas … Leurs
coeurs « brûlaient », ils le
reconnurent. Est-ce le long
discours des Écrits ou la
force des Écrits relatifs au
Mashiah qui touchaient
leurs coeurs ? Nous pouvons
connaitre la Bible et
d’autres ouvrages par apprentissage
intellectuel,
avoir accumulé un grand
savoir … tout cela sera de
l’érudition et non de la connaissance
selon le Souffle,
si le Mashiah n’est pas né
en nous. La connaissance,
c'est-à-dire en hébreu sémantique
: la pénétration,
est un acte du divin. Dans
ce cas, comme pour les
disciples d’Emmaüs, nos
coeurs peuvent « brûler » en
entendant et en lisant Sa
Parole … car nous Le reconnaissons.
La place n’est pas suffisante
pour évoquer d’autres récits
de reconnaissance de Yéshoua
par des hommes aux
coeurs purs et simples qui
se mettaient à battre plus
fort lorsque le Seigneur leur
parlait. Que ces derniers
soient Samaritains, Juifs du
peuple et notables, ou soldats
romains …
Le rejet
Il ne s’agit pas de désintérêt
mais de conflit d’intérêt,
sous forme de farouche
opposition. Comme les visions
d’Abel et de Caïn, le
messianisme de Yéshoua et
les projets concurrents ne
pouvaient, et ne peuvent
toujours pas, coexister.
Le rejet du Messie
s’appuyait sur la séduction
philosophique pour les uns,
sur un esprit partisan dogmatique
pour d’autres, mais
aussi sur l’hypocrisie du
« politiquement correct »
bien évidemment imprégné
d’intérêt … Ce fut le compromis
historique des principaux
religieux, supportés
de vauriens de la populace
et des autorités politiques,
que le diplomate Pilate fut
contraint de laisser faire.
« Dès ce moment, Pilate
cherchait à le relâcher. Mais
les Juifs criaient : Si tu le
relâches, tu n’es pas ami
de César. Quiconque se fait
roi se déclare contre César
(…) Pilate dit aux Juifs :
Voici votre roi. Mais ils
s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-
le ! Pilate leur dit : Crucifierai-
je votre roi ? Les
principaux sacrificateurs
répondirent : Nous n’avons
de roi que César. » (Jn.
19:12-15 NEG)
Texte affligeant … nous y
entendons un discours
d’intention politico-religieuse
déterminé à l’assassinat
politique, frôlant la haine,
pour raison d’Etat, ou plutôt
pour raison d’intérêts peu
louables. Comment des
religieux censés être « patriotes
» peuvent-ils s’allier
aux ennemis du peuple, en
les adoubant, en glorifiant
César, pour parvenir à bout
de leur mauvais dessein.
Cette façon de faire n’est
certainement pas étrangère
à notre temps, où tous les
intérêts l’emportent sur le
bon sens dit de l’honnêteté,
de la justice, de
l’objectivité… Même Ahmadinedjad
trouve des flatteurs
parmi les peuples de la
terre, y compris en Israël.
Certes, à l’époque du Seigneur,
l’économie florissante
du Temple en enrichissait
beaucoup et la pérennité
de cette situation
nécessitait la paix sociale,
sous peine d’intervention
des Romains. Mais un Rabbi
d’exception, de plus en
plus soutenu par le peuple,
veut changer les habitudes,
Il veut réformer le Temple, Il
chasse les marchands ! Il
devient dangereux, d’autant
qu’Il interfère à l’autorité des
plus éminents. Il s’en prend
aussi aux religieux, dont les
doctrines sont autoproclamées
comme vérité et ceuxci
se retrouvent désignés
« race de vipère » « vous
avez pour père le diable »
« vous détruisez la Torah en
adhérant à des ordonnances
d’hommes » …
Comment ces « sages », qui
ont fait tant d’années
d’études, peuvent-ils se
laisser traiter ainsi par un fils
de charpentier qui n’a pas
cinquante ans ? Et pardessus
tout, Pilate ne verrait
pas d’objection à ce qu’Il
devienne Roi. Le Seigneur
n’était ni flatteur, ni démagogue.
Ainsi Il ne recueillait
la faveur que de ceux que le
Père Lui donnait. Les
autres, qui n’avaient pas
reçu l’amour de la vérité
pour adhérer, Le rejetaient.
« Parce que vous n’êtes
pas mes brebis ».
Dire des vérités qui dérangent,
même avec douceur,
désigne toujours implicitement
ceux qui sont dans
8
l’erreur ou qui se plaisent
dans le mensonge. La vérité
est tranchante, la vérité sépare
… La vérité impose un
choix : humilité et acceptation
ou orgueil et rejet.
Ce qui fut le sort de Yéshoua
Messie, Le Fidèle et
Le Véritable, sera aussi le
sort de ses disciples, car le
disciple n’est pas plus que
le Maître… Disciples de
Yéshoua, préparez vous à
être, comme votre Seigneur,
rejetés. Votre témoignage
dérange, car vos vérités
dévoilent les intentions
mauvaises des « habitants
de la terre » et le mensonge
des esprits de parti et des
esprits de « marchand »
introduits dans la « Maison
du Père ».
L’instrumentalisation
récupération
Quelque peu différente du
rejet immédiat, mais pouvant
le précéder, se situe la
tentative de récupération
utilitaire. La récupération
d’un homme renommé, médiatique,
est une stratégie
bien connue du monde politique.
C’est un atout, gage
de succès d’un projet politique.
Comment utiliser les
capacités, la légitimité populaire
et le charisme d’un
tiers pour atteindre les objectifs
?
Le Mashiah Yéshoua est
venu pour que les hommes
Le suivent et non le contraire.
Mais certains tentèrent
néanmoins soit de
L’enrôler à leur parti, soit de
conduire ses actes pour les
adapter à leur vision.
Nous connaissons l’affaire
de Judas l’Ishkériot, dont le
Satan emplit le coeur, en le
séduisant sur le possible
dénouement du dernier
Péssah, celui de la Croix …
Judas voulait-il adapter le
destin du Seigneur à sa
propre vision ? Ce que nous
pensons c’est qu’il fut séduit
par cette pensée. Si le Seigneur
se retrouvait contraint
de s’imposer, en utilisant Sa
puissance, alors tout le
peuple et les responsables
devraient se ranger derrière
Lui. Ce type de comportement
s’opposait directement
à la mission de l’Agneau, le
Messie souffrant, qui serait
vainqueur du péché et de la
mort. La vision de Judas
était véritablement celle de
l’adversaire !
L’épisode de la fête de la
dédicace, Hanoukkah, rapporté
par Jean, est le reflet
d’une volonté analogue. Le
Seigneur se promenait sous
le portique du Temple,
comme Il le faisait à son
habitude lorsqu’Il était à
Jérusalem, c’était alors la
fête nationale de la dédicace
:
« Les Juifs l’entourèrent, et
lui dirent : Jusqu’à quand
tiendras-tu notre esprit en
suspens ? Si tu es le Messie,
dis le nous franchement.
Yéshoua leur répondit
: Je vous l’ai dit, et vous
ne croyez pas. Les oeuvres
que je fais au nom de mon
Père rendent témoignage de
moi. Mais vous ne croyez
pas, parce que vous n’êtes
pas de mes brebis. » (Jn.
10:24-26).
Hanoukkah est le grand
symbole de la libération
juive de l’occupant Séleucide.
Cette fête d’institution
rabbinique, les religieux la
hissèrent à une haute importance
et lui conférèrent le
titre messianique de « Lumière
du monde ». Pour ces
derniers et leur tradition le
Messie souhaité ne pouvait
que se ranger à leur vision
de Hanoukkah. Si Yéshoua,
cet homme que le peuple
suit, s’avère être le Messie
attendu, il serait alors utile
qu’Il se déclare, non pas
seulement à Soukkoth
comme Il le fit, mais à Hanoukkah,
attestant ainsi que
la tradition pharisienne serait
la bonne. Peut-être les
religieux, se seraient-ils
alors engagés à
l’insurrection armée, en
droite ligne de leurs éminents
prédécesseurs maccabéens.
Le Seigneur ne fut
pas dupe du stratagème, et
leur fête de la lumière se
solda par une tentative de
lapidation de Celui qui est la
véritable Lumière du
monde ! Le messianisme de
Hanoukkah s’opposait à
celui de Yéshoua. « Parce
que vous n’êtes pas mes
brebis ».
Cet épisode se rattache à la
Parole de Yéshoua, toujours
prophétique :
« Moi, je suis venu au nom
de mon Père, et vous ne me
recevez pas ; si un autre
vient en son propre nom,
celui–là vous le recevrez.
»(Jn. 5:43 DRB).
Le christianisme dit « des
nations » a foisonné et foisonne
toujours de récupération
de la personne d’un
« Jésus utilitaire ». Imposer
un dogme, une religion, un
empire, voire même un
« business », tout en restant
légitime ne peut se justifier
9
aux yeux de tous que si le
Messie est des nôtres !
Toutes ces choses ahurissantes,
les hommes s’en
rendent coupables « Parce
que vous n’êtes pas mes
brebis ». C’est le berger qui
choisit ses brebis, et non les
brebis qui « modélisent » le
berger. Former, adapter,
modeler le Fils à notre
image, afin qu’Il serve nos
intérêts, relève d’un acte
idolâtre : se fabriquer un
dieu qui satisfait nos envies.
Et vous, qui dites
vous que Je suis
Les réponses à cette question
peuvent prendre des
allures étonnantes.
Mise à part la réponse de
Pierre que nous espérons
nôtre, Yéshoua, dont le nom
hébreu fut quasiment effacé
et remplacé par un alias
« Jésus » gréco-latin, est
reçu par certains comme un
prophète idéaliste
d’exception, ni fils de D.ieu,
ni ressuscité, et dont
l’histoire légendaire propre
au Moyen-Orient aurait été
inventée par ses disciples.
Cette légende fort utile à la
maîtrise sociale méritait
d’être entretenue. Sa notoriété
s’arrête alors à la seule
utopie emblématique qu’Il
représente, et dont des
hommes audacieux se sont
emparés pour asseoir leur
propre projet politicoreligieux.
D’autres l’acceptent bien
comme fils de David, réalisant
la prophétie, mais sans
Lui reconnaitre son antécédence
divine, Fils de D.ieu,
conçu en Miryam par le
couvert du Rouah HaQodesh
; bien qu’ils attendent
le retour d’un Messie.
D’autres encore ne le voient
qu’en tant que « Jésus qui
sauve et qui guérit » mais
ne le perçoivent pas du tout
comme Roi des juifs, Roi du
tout Israël, et Roi des rois,
qui revient bientôt.
D’autres estiment qu’Il
n’était pas, homme exempt
de péché originel.
D’autres à la manière du
« Christ cosmique » ne
L’acceptent qu’en termes de
modèle transcendant de
l’évolution humaine, et sans
capacité d’intervention dans
notre monde pratique.
D’autres déjà cités, Le rangent
parmi une des expressions
spécifique du divin
pour les Israélites, qui ne
serait pas à surévaluer par
rapport à d’autres « envoyés
de dieu » révélés à d’autres
peuples.
Pour couper court à cette
liste que chacun pourra
compléter de ses propres
observations, n’oublions pas
la grande majorité des
« croyants » qui estime simplement
avoir la vision vraie
du Messie tout en demeurant
dans l’erreur dogmatique,
ou dans la désobéissance
au regard de Sa Parole,
ce qui est aussi une
manière de le défigurer. Etc.
Que nos propres consciences
nous interrogent,
chacun, chaque jour, en
nous redemandant : « Et
pour moi, qui est-IL ? » Une
honnête réflexion de notre
part pourrait nous être fort
salutaire. Si, dans la vérité
du Souffle et de l’Écriture,
nous comparons notre réponse
à la révélation faite à
Pierre. « Tu es le Messie,
Le Fils du D.ieu Vivant », si
véritablement Il vit en nous,
alors la réponse du Souffle
nous donnera une vraie
assurance.
« Parce que vous êtes
mes brebis ».
CONSEQUENCE
Famille et identité
Dans de précédentes réflexions
nous évoquions le
phénomène de la question
identitaire. Qui suisje
vraiment malgré
l’étiquette que l’on m’a imposée
ou l’étiquette que je
me suis choisie parce
qu’elle me plait ?
Nous l’avons bien compris :
chaque famille ou dénomination
religieuse voulant
s’attribuer la légitimité de
l’élection divine, se persuade
par quelque raisonnement
de ses maîtres en
théologie, d’être de « bonne
identité », c'est-à-dire assurément
« vrais enfants du
vrai D.ieu »
10
Ce débat, qui touche à
l’exclusivité de l’élection des
saints, se concentre sur la
notion de « famille légitime
» : quelle est la « famille
» de l’élection légitime
au regard de toute la
Parole, la révélation divine ?
A cette très lourde interrogation
qui nous engagerait à
des considérations tant spirituelle
que génétique, le
Seigneur Yéshoua répond
d’une manière surprenante.
Pour apporter son enseignement
à ce propos, il
s’empare d’une circonstance
banale qui met en jeu
sa propre famille selon la
chair. Quoi de plus sensible,
à travers tous les siècles,
que la relation familiale ?
Cet objet ne peut que nous
interpeller dans le plus profond
de nos entrailles, c’était
l’effet souhaité ; un effet
tranchant pour qu’il n’y ait
plus de discussion ou tergiversation
en l’occurrence.
La Parole du Seigneur est
souveraine, néanmoins
nous constatons qu’elle est
peu entendue.
Le prétexte et le choc
“Survinrent sa mère et ses
frères, qui, se tenant dehors,
l’envoyèrent appeler.
La foule était assise autour
de lui, et on lui dit : Voici, ta
mère et tes frères sont dehors
et te demandent. Et il
répondit : Qui est ma mère,
et qui sont mes frères ?
Puis, jetant les regards sur
ceux qui étaient assis tout
autour de lui : Voici, dit-il,
ma mère et mes frères. Car,
quiconque fait la volonté de
D.ieu, celui–là est mon
frère, ma soeur, et ma
mère.” (Mr 3:31-35 NEG)
Comment ce Prince
d’amour, le Fils bien aimé,
Yéshoua, peut-Il prononcer
une chose pareille, à l’égard
de sa mère et de ses frères,
donc de sa très proche famille
selon la chair ?
A vue et sensibilité et émotionnel
humain, cette sentence
est incompréhensible,
choquante. En opposition
complète à notre concept
affectif familial, et difficilement
alliable à des phrases
comme : « aime ton prochain
comme toi-même » ou
« laissez venir à moi les
petits enfants »… Quel tort
avaient sa mère et ses
frères pour être évincés de
la sorte ? Ce n’est guère
aimable de la part d’un bon
fils, ne devait-il pas plutôt
leur faire bon accueil,
d’autant qu’il est écrit : Tu
honoreras ton père et ta
mère…
Cette déclaration est de
prime abord déplaisante,
contraire à toutes douces
amabilités que l’on serait en
droit d’attendre d’un serviteur
de D.ieu, ou plutôt de la
notion bien humaine que
nous imaginons être
l’expression de l’Amour.
Posons-nous toutefois la
question : Pourrions-nous, à
l’exemple du Seigneur, reléguer
ouvertement notre famille
non croyante, nos amis
non croyants, et par extension
notre peuple selon la
chair ou la géographie, tout
en projetant sur d’autres
personnes leurs titres de
mère, de frères, d’amis, de
peuple… ?
Et pour expliquer notre
comportement, oserionsnous
dire : vous ne m’êtes
pas indifférents, mais mes
vrais frères et mon vrai
peuple sont d’autres que
vous. Avouons que nous ne
sommes pas très certains
de notre réponse, tellement
nous détesterions nous ressentir
sans coeur, infidèles,
déloyaux, ingrats.
Cet épisode du ministère de
Yéshoua et sa déclaration
restent dures à entendre.
Particulièrement si nous
réduisons toujours l’Amour
de principe divin, à la
seule expression de l’affectif
humain. Sans nous étendre
sur ce point, et sans minimiser
les sentiments de tendresse
et de protection,
nous avons à être lucides et
ne pas confondre : Amour
divin et ses déclinaisons
avec ce que nous appelons,
amour humain, qui nous
réduit à l’émotionnel et à
l’humanisme. Une analogie
à ces principes dirait : ne
confondez pas « or massif »
et « dorure » même si
l’aspect extérieur vous y
invite !
Cependant ces paroles sont
celles du Seigneur, il les a
prononcées avec intention.
Intention de « mise en
ordre » dans notre entendement
de la réalité de relation
familiale dans le domaine
divin.
Une nouvelle dimension
de la famille
Sans ambages, le Seigneur
annonce une autre définition
de la famille, définition qui
s’émancipe du seul lien de
chair. Sur sa Parole, l’Adon
instaure un relationnel révisé
selon le principe du
Souffle (esprit) et non sur le
seul principe du monde.
11
“Mais il répondit : Ma mère
et mes frères, ce sont ceux
qui écoutent la parole de
D.ieu, et qui la mettent en
pratique.” (Lu 8:21 NEG)
Le texte parallèle de Luc
apporte une précision intéressante
sur l’enseignement
et l’institution que le Mashiah
a voulu nous laisser :
« Ma famille en Vérité, sont
ceux qui sont imprégnés de
la Parole du Père et qui en
vivent la pratique. C'est-àdire
ceux qui obéissent de
coeur à la Parole, car telle
est leur nature ».
Ainsi, ceux-là qui adhérent à
la Parole, réalisent le
« Shéma Israël » ce qui
signifie : entendre pour
obéir, ils sont donc Israël,
l’Israël en Yéshoua. Voila
une excellente proposition
de définition de la famille
divine.
« Entends Israël », cet ordre
sous tend un principe élémentaire
que nombre
d’organisations religieuses,
trop figées dans leurs doctrines,
n’ont plus la capacité
de réaliser : entendre,
l’Écrit et le Souffle, sans
distorsion traditionnelle
ou dogmatique, sans ajout
ni retrait, pour obéir.
« En effet, aimer D.ieu implique
que nous obéissions
à ses commandements. Et
ses commandements ne
sont pas pénibles, » (1Jn
5:3 BFC)
Ce verset de Jean est éloquent.
Si, volontairement
nous n’obéissons pas, ou si
volontairement nous préférons
obéir à des préceptes
d’hommes, ajoutés ou retranchés
à Sa Parole…
Pouvons-nous encore nous
dire abusivement : « Je suis
de sa famille ! » ou de dire
tout aussi abusivement
« J’ai Abraham pour
Père ! ». La question reste
ouverte et posée à chaque
conscience.
Dans la scène de Marc
31 :35, le Seigneur nous
laisse soupçonner que notre
« famille, communauté,
peuple » ne sont plus prioritairement
définis par la
chair, le gène, le groupe,
fusse t’il une assemblée dite
de croyants, mais par la
Parole et ses fruits. La Parole
et ses logiques fruits,
deviennent le « marquage »
de la famille. Les notions
d’appartenance « selon la
généalogie » ou
d’appartenance de « clocher
» semblent dépassées
; non pas supprimées,
abolies, comme sans valeur,
mais dépassées, comme
transformées, par un nouveau
déterminant : la mise
en pratique de la Parole de
Vérité, selon le modèle de
Yéshoua, la Parole vivante.
Le Seigneur nous signale
que notre nature est changée.
En conséquence, nos
liens relationnels évoluent.
Et le critère prioritaire,
voire sélectif, de notre
nouvelle relation devient :
ceux qui écoutent la Parole
pour la mettre en pratique,
c'est-à-dire « Vous
mes disciples ». Disciples,
exclusivement choisis par
Yéshoua.
Si nous décidons de ne pas
nous conformer à ses paroles,
nous ne sommes pas
ses disciples. Si nous visitons
des « croyants, pseudo-
disciples ou non disciples
» sans témoigner
avec sagesse des vérités
que nous savons dérangeantes,
sans confesser
Yéshoua Messie Fils de
D.ieu, tout en s’adonnant
par courtoisie à des pratiques
injustifiées ou en
s’accommodant des
dogmes erronés au nom de
la tolérance, pensons nous
toujours être « disciples du
Mashiah » ?
Est-ce de ce genre de comportement
que les envoyés
(apôtres) et disciples furent
animés dans leur quête ?
Non, Pierre dont la conduite
ne fut pas exemplaire dans
l’affaire « des tables » se fit
bien remettre à « sa place »
par le frère Paul ! (Galates
2 :11)
Être disciple et témoin du
Mashiah en se faisant juif
avec les judaïsants et hellène
avec les hellénisants
ne consiste pas en compromis,
mais en une sage et
intelligente adaptation du
langage et du comportement
de manière à bien se
faire comprendre sans heurter.
Soyons circonspects,
partout où nous allons, souvenons
nous que nous
sommes prioritairement ses
témoins, afin que nous
n’ayons pas à rougir lorsque
nous sommes devant Lui.
L’abandon des pratiques et
des dogmes erronés, hérités
des traditions des églises et
de la synagogue et du
monde, ne s’impose pas
avec violence de l’extérieur,
mais ne peut être que le fruit
de la conscience du Messie
en nous. Le dépouillement
de toute vaine pratique ou
vain enseignement est le
résultat du travail du Souffle
de Vérité, plus tranchant
12
qu’une épée, séparant mensonge
et vérité… Ensuite,
confronté à l’évidence, chacun
fait ses choix sans contrainte,
dans la liberté du
Mashiah, de sa vérité qui
nous affranchit, et en conséquence
chacun fait également
le choix de la famille
selon le Souffle…
Au risque de la famille
selon la chair, le dilemme
« Car je suis venu mettre la
division entre l’homme et
son père, entre la fille et sa
mère, entre la belle–fille et
sa belle–mère ; et l’homme
aura pour ennemis les gens
de sa maison. Celui qui
aime son père ou sa mère
plus que moi n’est pas digne
de moi, et celui qui aime son
fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi » (Mt
10:35-37 NEG)
Nouvelle atteinte émotionnelle
à notre sensiblerie
humaine. Décidemment le
Seigneur ne nous épargne
pas, y compris dans ce qui
serait le bien le plus précieux
aux hommes de paix :
le bonheur et l’harmonie
familiale. Le Seigneur prévient
: Je serai un sujet de
division même au sein des
familles. L‘adhésion au
Messie et à tout ce qu’il représente
de valeurs peut ne
pas être accepté de tous, et
peut générer jusqu’à de
l’opposition. Prions pour
qu’il n’en soit pas ainsi et
que les membres de nos
familles selon la chair soient
gagnés par le Seigneur…
Mais il faut faire aussi le
bilan réel : nous connaissons
nombre de frères et
soeurs qui ont perdu leur
famille à cause du Messie et
de la recherche de Sa vérité
! Que le Seigneur de miséricorde
les console par
une relation renouvelée et
soutenue avec la famille de
la foi. Est-ce à dire que tout
est perdu et que notre rôle,
celui de la réconciliation
avec le Créateur, s’arrêterait
à ce stade, comme une fatalité
! Ayons en nous les sentiments
qui étaient en Yéshoua,
et pour exemple ceux
qui animaient son disciple
Paul.
“Je dis la vérité en Messie,
je ne mens point, ma conscience
m’en rend témoignage
par le Souffle de
sanctification : J’éprouve
une grande tristesse, et j’ai
dans le coeur un chagrin
continuel. Car je voudrais
moi–même être anathème
et séparé du Messie pour
mes frères, mes parents
selon la chair, qui sont
Israélites, à qui appartiennent
l’adoption, la gloire, les
alliances, la loi, le culte, les
promesses, et les patriarches,
et de qui est issu,
selon la chair, le Messie, qui
est au–dessus de toutes
choses, D.ieu béni éternellement.
Amen ! Ce n’est
point à dire que la parole de
D.ieu soit restée sans effet.
Car tous ceux qui descendent
d’Israël ne sont pas
Israël, et bien qu’ils soient la
postérité d’Abraham, ils ne
sont pas tous ses enfants ;
mais il est dit : En Isaac sera
nommée pour toi une
postérité, c’est–à–dire que
ce ne sont pas les enfants
de la chair qui sont enfants
de D.ieu, mais ce sont les
enfants de la promesse qui
sont regardés comme la
postérité.” (Ro 9:1-8 NEG)
Quel amour ! Paul ne souhaite
ici qu’une chose ; c’est
que sa famille selon la chair,
qui possède une richesse
énorme en D.ieu, ne reste
pas en dehors de la grâce,
mais qu’ils deviennent aussi
participants à la famille,
l’assemblée de Yéshoua.
Alors Paul, ce géant
d’amour, a compris que
« son peuple selon la
chair » serait au bénéfice de
la grâce, à l’expresse condition
que ceux qui ont reçu
miséricorde, intercèdent
pour que ceux qui restent
encore pour un temps éloignés
de la grâce reçoive la
miséricorde à leur tour. Ainsi
toute la richesse accumulée
aujourd’hui pendant trois
mille cinq cent ans sera
mise au bénéfice de toute la
Qéhiyllah, de toutes les nations,
non selon la tradition
mais selon le Souffle, la
Vérité.
Paul supplie pour les siens,
et le Seigneur aurait rejeté
sa famille selon la chair ?
L’histoire nous permet
d’affirmer le contraire. Miryam,
sa mère, ses frères et
soeur furent bientôt convaincus
de la messianité et de la
filiation divine de Yéshoua.
A la croix, Yéshoua remit sa
mère aux bons soins d’un
disciple, et son frère
Jacques (Yaaqov), selon la
chair et le Souffle, fut le second
« chef » de la Qéhiyllah
de Jérusalem après
Pierre.
Mais soyons toujours conscients
de la réalité parfois
déchirante : Ma famille par
excellence est celle du
Mashiah. Mes frères et mes
soeurs, mon clan, mon
peuple, sont ceux qui appartiennent
au Mashiah ; Lui13
même m’a désigné la place
de frère ou soeur parmi eux :
« Et le Seigneur ajoutait
chaque jour à l’assemblée
ceux qui devaient être sauvés.”
(Ac 2:47 DRB)
Le Seigneur nous a choisi,
honorons son choix ! Si par
priorité de chair, nous préférons
rester ou retourner aux
traditions des hommes,
alors Il nous dit clairement :
« celui la n’est pas digne de
Moi » (Mt 10 :37) Néanmoins
respectons les choix
de chacun avec miséricorde.
Un commandement
nouveau
La nouvelle relation de famille
ainsi révélée à ses
disciples permettra à l’Adon
de dire :
« Mes petits enfants, (…) Je
vous donne un commandement
nouveau : Aimez vous
les uns les autres ; comme
je vous ai aimés, vous aussi,
aimez vous les uns les
autres. A ceci tous connaîtront
que vous êtes mes
disciples… » (Jn 13:33-35
NEG)
Cette mitsvah ou ordonnance
serait nouvelle bien
qu’il soit déjà écrit : aime ton
prochain comme toi-même.
Effectivement, cette mitsvah
est nouvelle, car l’amour
dont il est question ici entre
les disciples est d’une nature
supérieure au nécessaire
amour « affectif ou
humanitaire » du prochain.
« Il faut donc que vous vous
aimiez comme Moi Je vous
ai aimés » car si l’amour
entre disciples n’est pas
plus que l’amour humaniste,
comment observera t’on la
différence entre les disciples
et le monde ?
Ce n’est pas si simple à
vivre, car chaque
« croyant » est en droit de
se penser en conformité
avec cette mitsvah, tout en
étant peut-être bien éloigné.
Notons aussi que le critère
de l’appartenance à la famille
de la foi, de
l’adhérence, la Qéhiyllah
des disciples de Yéshoua,
n’est pas un acquis inconditionnel
comme le code génétique
de la chair, car visà-
vis de la Vérité et de son
application, ce qui est la foi,
nous sommes toujours en
possibilité de naufrage :
« Ainsi donc, que celui qui
croit être debout prenne
garde de tomber ! » (1Co
10:12 NEG)
« La recommandation que je
t’adresse, Timothée, mon
enfant, selon les prophéties
faites précédemment à ton
sujet, c’est que, d’après
elles, tu combattes le bon
combat, en gardant la foi et
une bonne conscience.
Cette conscience,
quelques–uns l’ont perdue,
et ils ont fait naufrage par
rapport à la foi. » (1Ti 1:18-
19 NEG)
« Mais, vous mes disciples,
si vous vous aimez les uns
les autres, si vous faites
vôtre mon nouveau commandement,
sans oublier
les autres, alors il n’y aura
pas de naufrage, car chacun
prendra soin de l’autre, ».
L’Amour, le vrai, fera son
oeuvre : car la volonté du
Père est que tout homme
parvienne à la connaissance
de la Vérité pour être sauvé,
et qu’aucun ne se perde
« … Mais il se tiendra debout,
car le Seigneur a le
pouvoir de l’affermir.” » (Ro
14:4 NEG)
“Tu l’as fait un peu moindre que les anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur, et l’as
établi sur les oeuvres de tes mains ; tu as assujetti toutes choses sous ses pieds ; car en lui
assujettissant toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; mais maintenant nous
ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ; mais nous voyons Yéshoua,
qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de
gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de D.ieu, il goûtât la mort pour tout. Car il convenait
pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant
plusieurs fils à la gloire, il consommât le chef de leur salut par des souffrances. Car, et
celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un ; c’est pourquoi il n’a pas honte
de les appeler frères, disant, J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je
chanterai tes louanges. Et encore, Moi, je me confierai en lui. Et encore, Me voici, moi, et les
enfants que D.ieu m’a donnés.” (Heb 2:7-13 DRB)
qehila.in
merci a ma soeur Eliane N .pour la conversion du fichier
/image%2F0650380%2F20250718%2Fob_18783b_yeshoua-image.png)