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Blog de Célest Natali ESAIE_54

Face aux tribulations : partir ou rester ?

22 Septembre 2012 , Rédigé par Dorcas.

FOND MUSICAL : Yaakov Shwekey - Rahem

     

            

Face aux tribulations : partir ou rester ?1
PARTIR OU RESTER
La question inévitable pour les croyants de la dernière génération
Dans cet article, l’auteur n’a pas la prétention d’apporter des réponses.

Poser le problème et en discerner le périmètre
est un objectif préalable et nécessaire.

Les éléments de réponses existent mais restent encore floues à l’aune de
l’avènement de la génération de croyants qui aura à y répondre avec précision.

Que ceux qui se risquent déjà à répondre
avec autorité et dogmatisme à cette problématique le fassent sous le contrôle du Souffle des prophètes et en
assument la responsabilité devant le Trône.


Introduction


Les croyants de la dernière génération
auront en commun avec
leurs frères d’armes de toutes les
épopées bibliques cette inévitable
question :

« Partir ou rester ? ».


Ainsi qu’il est écrit de ceux qui
choisissent de partir :


•« Et j’entendis une autre voix
qui, du ciel, disait : sortez de
cette cité, ô mon peuple, de
peur de participer à ses péchés,
et de partager les fléaux
qui lui sont destinés. »

(Ap.18:4 )

« Et la femme s’enfuit au désert,

où elle avait un lieu préparé
 

par Dieu, afin d’y être nourrie
 

pendant 1 260 jours …
 

Alors, les deux ailes du grand
 

aigle furent données à la
 

femme pour s’envoler au désert,
 

vers son lieu, où elle est
 

nourrie un temps, des temps et
 

la moitié d’un temps, loin de la
 

face du serpent. » (Ap.12:14)
 

 

•« Partez, partez, sortez de là !


Ne touchez rien d’impur ! Sortez
 

du milieu d’elle ! Purifiezvous,

vous qui portez les vases
 

de l’Éternel ! Ne sortez pas
 

avec précipitation, ne partez
 

pas en fuyant ; car l’Éternel va
 

devant vous, et le Dieu d’Israël
 

sera ton arrière-garde. » (Isaïe
 

52 :11)
 

 

Et à l’inverse, pour ceux qui restent
:
•« le dragon fut irrité contre la
femme, et il s’en alla faire la
guerre au reste de sa descendance,
à ceux qui gardent les
commandements de Dieu et
qui retiennent le témoignage
de Yéshoua. » (Ap. 12 :8)
•« Quand ils auront achevé leur
témoignage, la bête qui monte
de l’abîme leur fera la guerre,
les vaincra et les tuera. Et leurs
cadavres resteront sur la place
de la grande ville … » (Ap.
11 :7)


« Partir ou rester » :

 

ce dilemme


devient crucial à chaque étape


importante du plan de salut divin.


A chaque avancée décisive, des


hommes de D.ieu sont partis pour


échapper à leur esclavage et recevoir


une lumière supplémentaire.


D’autres hommes de D.ieu


sont restés pour porter témoignage


au milieu des ténèbres


jusqu’au martyr. Ainsi en fut-il par


exemple de la première Assemblée


de Jérusalem :

certains purent
fuir pour assurer la transmission
du message, d’autres restèrent
et achevèrent le témoignage
dans leur chair.

 
Ainsi qu’il est dit de l’Assemblée
de Philadelphie : « Parce que tu
as gardé la parole de la persévérance
en moi, je te garderai moi
aussi, de l’heure de l’épreuve qui
va venir sur le monde entier pour
éprouver les habitants de la
terre. » (Ap. 3 :10)


Et il est dit de l’Assemblée de
Smyrne : « Ne crains pas ce que
tu vas souffrir. Voici que le diable
va jeter quelques-uns d’entre vous
en prison, afin que vous soyez
éprouvés … Sois fidèle jusqu’à la
mort, et je te donnerai la couronne
de vie. » (Ap. 2 :10)


Souvenons-nous que des 7 assemblées
de l’Apocalypse, seules
2 trouvent grâce aux yeux de
l’Agneau : Smyrne et Philadelphie.
Et pourtant, leurs destinées
« temporelles » ne se ressemblent
en rien. L’une semble devoir affronter
avec courage les évènements
et reste en son lieu pour
témoigner. L’autre semble devoir
échapper aux tribulations en passant
indemne au milieu des
épreuves.

 
A la lecture de ces versets introductifs,
nous pouvons poser notre
problématique

« partir ou rester »


en ces termes : l’entité « femme »
qui fuit au désert, pour être gardée
des persécutions et des
fléaux nombreux qui affligeront la
terre à cette époque, semble plus
correspondre au profil type de
l’Assemblée de Philadelphie. Le
reste de sa descendance, que les
troupes de l’impie localisent, fixent
puis anéantissent (les 2 témoins
font partie de ce deuxième
groupe), semble correspondre au
profil type de l’Assemblée de
Smyrne.
Une partie de ce tout a fui, l’autre
est restée. Cette révélation prophétique
n’est pas sans nous rappeler
un épisode biblique de la vie
des patriarches.
2
Jacob et les 2 camps
« Jacob allait son chemin quand
des messagers de Dieu survinrent.
Dès qu’il les vit, il s’écria :
C’est un camp de Dieu, et il appela
ce lieu Mahanaïm [les 2
camps] … » (Genèse 32 :3)
Alors qu’il était « prisonnier » dans
la famille de son oncle Laban depuis
près de 20 ans, Jacob reçoit
l’ordre formel de partir. Il n’hésite
pas et quitte cette « assemblée »
qui s’était enracinée à Padan-
Haran, sur le chemin de Canaan -
ratant ainsi l’objectif.
« Jacob fut tout saisi de crainte
et d’angoisse. Il partagea en
deux camps les gens qui étaient
avec lui, ainsi que le petit et le
gros bétail et les chameaux. Il dit :
si Ésaü vient à battre l’un des
camps, le camp qui restera pourra
s’échapper. » (Genèse 32)
En usant de cette tactique militaire
bien éprouvée, Jacob fait « la part
du feu » : pour sauver une moitié
en lui permettant de fuir, il fixe une
seconde moitié qui livrera bataille.
La vision de ce conflit le plonge
dans une angoisse extrême toute
la nuit. Cette expression « angoisse
de Jacob » fut reprise par
le prophète Jérémie pour définir le
jour du grand malheur (Jérémie
30 :7).
Le patriarche, qui après cette vision
d’angoisse sera appelé
Israël, père des 12 tribus, n’a-t-il
pas perçu au travers de son
propre combat avec l’ange la dernière
bataille des 2 camps des
Saints de l’Apocalypse ?

Et si
l’angoisse de Jacob-Israël renvoyait
à cette réalité prophétique
d’un camp qui fuit pendant que
l’autre camp mène bataille !

Cette
vision et cette angoisse sont en
phase avec les écrits de
l’Apocalypse rappelés plus haut.
Cette lecture éclaire notre problématique
initiale

« partir ou rester».

La réponse à cette question
dépendra donc de la partie du
camp dans laquelle le combattant
sera assigné. Ce sera au final une
question d’appel et de vocation
dans le camp du Seigneur, qui
reste un et indivisible malgré des
oeuvres différentes. Mais pour
que certains puissent combattre
sur le terrain il faut que
d’autres soient en retrait. Sur ce
modèle, combattit Josué dans la
plaine alors que Moïse était sur la
colline. Les deux hommes étaient
engagés dans le même combat,
mais avec des rôles différents.
Ainsi pouvons-nous affirmer que
la mise à l’abri de la femme au
désert, selon le modèle de Philadelphie,
fait partie intégrante de la
stratégie de combat, au profit de
ceux de Smyrne qui restent pour
témoigner autour des deux témoins.


Moïse et les « neuf plus
une » plaies d’Égypte
« L’Adonaï dit à Moïse : va trouver
Pharaon et dis-lui : ainsi parle
l’Adonaï, le Dieu des Hébreux :
laisse partir mon peuple, qu’il me
serve. Si tu refuses de le laisser
partir et le retiens plus longtemps,
voici que la main de l’Adonaï frappera
tes troupeaux qui sont dans
les champs, les chevaux, les
ânes, les chameaux, les boeufs et
le petit bétail, d’une peste très
grave. L’Adonaï discernera les
troupeaux d’Israël des troupeaux
des Égyptiens, et rien ne mourra
de ce qui appartient aux Israélites.
» (Ex. 9 :1)
Moïse et Aaron se présentent à
neuf reprises devant Pharaon en
lui demandant de les laisser partir.
Et pourtant ils restent. Le peuple
hébreu devait estimer pouvoir
échapper aux plaies égyptiennes
en fuyant cette terre sinistrée,
mais cela ne leur était pas accordé.
Ils n’avaient pas l’autorisation
de partir, ils devaient rester et
témoigner au travers des plaies,
dont ils étaient protégés. A neuf
reprises consécutives, Moïse et
Aaron pensent obtenir cette autorisation
de sortie, en vain. Après
les séquences des grenouilles,
moustiques et taons, Moïse parvient
même à négocier une autorisation
de trois jours dans le désert,
annulée au dernier moment.
Étrange paradoxe que vivent ces
deux hommes de D.ieu, esclaves
en terre égyptienne :

tout en se
préparant activement à partir, ils
sont contraints de rester.

A neuf reprises, les tentatives de sortie,
qui émanaient pourtant d’un ordre
divin, se soldent par des échecs. Il
leur faut attendre la dixième plaie
pour obtenir la libération définitive
et totale.

Ainsi pouvons-nous dire

 
qu’il n’y a pas dix plaies d’Égypte,


mais "neuf plus une".


L’enseignement de cette séquence
biblique appliquée à notre
problématique « partir ou rester »
est le suivant : il ne suffit pas de
savoir si nous devons partir ou
rester, il nous faut également percevoir
le temps et les moments.
Quand partir et jusqu’à quand
rester. Nous n’avons pas à répondre
nous-mêmes à cette question
mais à attendre l’ordre formel.
Car si peuple était parti de luimême
- par force, par ruse, suite
à un plan dument organisé et
prémédité - pour se mettre à l’abri
au désert avant la fin de la séquence
des neuf premières plaies,
il n’aurait certes pas vécu la dernière
plaie (il aurait pu échapper
donc de fait à la plus terrible des
plaies), mais il aurait surtout raté
le rendez-vous de Pessah !
Il n’appartient donc pas au croyant
de définir quand partir ou jusqu’à
quand rester. Il lui est demandé
de rester attentif, à l’écoute et prêt
à partir, les reins ceints, les sandales
aux pieds et le bâton en
main.
Les paradoxes de cet épisode
biblique peuvent nous laisser perplexes
mais la suite du récit de
l’Exode ne va pas davantage répondre
à notre besoin humain de
certitudes. L’épisode de la révolte
de Qoré nous révèle qu’au milieu
du peuple libéré l’élite et les
princes du peuple veulent revenir
en Égypte. « Partir ou rester » fut
pour eux une question quotidienne
et un poison de tous les
instants. Ainsi certains peuvent
partir alors qu’ils désirent ardemment
rester et n’auront pour seul
objectif que de revenir. D’autres
3
encore, dont la vocation était de
rester- les non-hébreux craignant
D.ieu - réussissent à se greffer et
à se joindre à ceux qui partent.
Catastrophes naturelles :
comment y échapper ?
L’épisode de Moïse et des « neuf
plus une » plaies d’Égypte renvoie
directement au livre de
l’Apocalypse et à ses sept sceaux,
sept trompettes, sept coupes de
colère. Les plaies, fléaux et catastrophes
naturelles à effet domino
sont le lot quotidien de ceux de la
dernière génération. La question
devient alors : comment y échapper
et survivre ?
La jurisprudence mosaïque
semble indiquer que s’il convient
de partir, il faut partir au juste
moment et ne pas fuir les plaies et
catastrophes. Le calendrier des
fêtes de l’Adonaï est à ce titre un
marqueur intéressant car il est
également dit « priez pour que
votre fuite n’arrive pas un jour de
shabbat … ».
Pour autant, d’autres épisodes
bibliques semblent nous enseigner
exactement l’inverse. Ainsi
en est-il de la fuite de Lot de la
ville de Sodome vers les montagnes:


« Alors les deux hommes dirent à


Lot : qui as-tu encore de ta parenté


dans cette ville, des gendres,


des fils et des filles ?

Qui que ce
soit, fais-les sortir de là, car nous
allons détruire cette ville … Dès
que l’aube parut, les anges se
firent pressants. Ils dirent à Lot :
debout ! Emmène ta femme et tes
deux filles qui sont ici, si tu ne
veux pas périr emporté par le jugement
qui va s’abattre sur cette
ville. Comme il hésitait encore, les
deux hommes les prirent de force
par la main, lui, sa femme et ses
deux filles, et les entraînèrent hors
de la ville, car Dieu voulait les
épargner. » (Genèse 19 :12)
Lot et sa famille sont physiquement
présents au milieu de la ville
que l’Adonaï a décidé de détruire.
S’ils ne partent pas, ils périront de
même.

Voilà un exemple biblique

 
où la question « partir ou rester »


trouve une réponse évidente.


Or, il apparait que les deux témoins


de l’Adonaï auront ce


même pouvoir de destruction et


de jugement.

 

 

La dernière génération
de croyants devrait en toute
logique vivre des situations similaires
à celle que vécut le neveu
d’Abraham : fuir physiquement
une zone géographique avant de
partager ses fléaux.
Notons toutefois le point commun
des deux épisodes apparemment
inconciliables que nous venons de
rappeler : l’ordre de départ est un
ordre formel et pressant. Il ne
s’agit pas d’un ordre humain mais
authentiquement divin. Ne nous
faisons donc pas abuser car ils
seront nombreux à dire :

allez làbas

ou fuyez par là …


« Partir ou rester » :
l’exemple de Yéshoua
En toute chose, il est bon de se
souvenir des enseignements de
notre Maître. Yéshoua a-t-il opté
durant Son ministère terrestre
pour l’une ou l’autre des deux
options que nous étudions ? Vérifions
:
•« Alors Yéshoua, sachant qu’ils
allaient venir s’emparer de lui
pour le faire roi, s’enfuit à nouveau
dans la montagne, tout
seul. »
•« Les pharisiens sortirent de la
synagogue et se concertèrent
sur les moyens de faire mourir
Yéshoua. Quand Yéshoua sut
qu’on voulait le tuer, il partit de
là. » (Matthieu 12 :15)
•Après cela, Yéshoua parcourait
la Galilée, car il ne voulait point
parcourir la Judée, parce que
les Juifs cherchaient à le faire
mourir. (Jean 7:1)
Pendant près de trois années,
Yéshoua s’évertua à échapper à
Ses ennemis car l’heure n’était
pas venue. Il fuyait les endroits
dangereux et se réfugiait en des
lieux plus propices à Son ministère.
Mais le temps vint où notre
Seigneur se livra Lui-même en
invitant l’un de Ses disciples à agir
promptement dans ce sens. Il ne
fuyait plus et ne partit pas de Jérusalem,
Il y resta toute la nuit,
immobile et priant au mont des
Oliviers. Les autorités du Temple
n’eurent aucune difficulté à Le
trouver car Il passait toutes Ses
nuits sur ce mont : « Pendant le
jour, Yéshoua enseignait dans le
temple ; mais, le soir, il s’en allait
passer la nuit sur la colline appelée
mont des Oliviers. Et tout le
peuple venait au temple tôt le matin
pour l’écouter. » (Luc 21 :37)
Les habitudes des prophètes et
témoins de D.ieu, sont vite étudiées,
analysées, décortiquées.
Le piège peut alors se refermer
sur eux et l’adversaire en profite
pour les annihiler. Mais il y a un
temps pour tout et il convient de le
discerner.
•Ainsi y-a-t-il un temps pour
travailler - et donc partir, fuir,
s’échapper -
•Ainsi y-a-t-il un temps pour
témoigner - et rester - jusqu’au
martyr si le témoignage
l’exige.


Notre Adon a expérimenté ces
deux moments et ces deux options.
A la question « partir ou
rester », Il nous a montré qu’il
fallait parfois ne pas hésiter à partir
pour poursuivre l’oeuvre. Mais Il
prouva également dans Sa chair
que rester pouvait être un choix
de témoignage. La vraie difficulté
est alors de distinguer justement
les temps et les moments.


« Partir ou rester »

: une
question tragique, moderne
mais prophétique
Cette question de nombreux Juifs
européens se la sont posée à
compter de 1933. Certains y répondirent
promptement en partant.
Ce fut le cas notable d’Albert
Einstein. D’autres préférèrent rester
: ils furent près de 6 millions à
ne pas vouloir/pouvoir partir. La
4
Shoah fut une résultante tragique
de la liberté que garde le croyant
devant ce dilemme crucial en période
de persécutions.

A l’heure
où l’antisémitisme renaît de ses
cendres, sous des formes modernes
et recyclées (antisionisme
notamment), la question

« partir ou rester »

 

doit se poser pour tous
les Juifs de Juda mais également
- et ce fait est nouveau - pour tous
les amis d’Israël qui s’exposent
publiquement. La haine nouvelle
(de couleur verte) qui souffle en
Europe contre tous les mécréants,
Juifs ou chrétiens, pose à nouveau
de façon pressente la question
ancestrale : partir ou rester ?
Mais si ceux de Juda peuvent
encore ambitionner partir et être
accueillis en Israël au bénéfice
d’une Alyah consentie par les autorités
israéliennes, que conseiller
à ceux qui, d’une façon ou d’une
autre, ne peuvent bénéficier de
cette aide au retour ou au départ
?
Pour tous, à la difficulté déjà mentionnée
de savoir quand partir,
s’ajoute une difficulté supplémentaire
: où partir ? Mais cette question
est une non-question pour le
croyant qui marche dans les pas
d’Abraham. C’est par foi
qu’Avraham Avinou partit de son
pays natal pour se rendre à Hévron,
après moult détours et pérégrinations.
D’étapes en étapes,
sans indications plus précises,
Avraham finit par se poser là où il
acquit à prix d’argent un tombeau
pour sa femme et pour lui-même.
La mobilité semble être une
constante et une condition sine
qua non de survie pour ceux dont
la vocation est de partir. Dironsnous
alors que ceux de Philadelphie,
dont la vocation est de fuir
au désert pour y être cachés et
nourris loin de la colère de l’impie,
vont errer 3½ ans en adoptant un
style de vie proche de celui des
« gens du voyage » ou des bédouins
?

Voilà qu’il n’y a plus sur 

notre planète aucun désert, aucun

lieu secret, non scruté par les satellites


militaires des grandes


puissances. La planète est devenue


trop petite pour pouvoir s’y


cacher. Récemment, les Khadafi,


père et fils, Ben Laden et autre


Sadam Hussein, ont tenté


l’aventure, en vain.

 
Comment donc appréhender cet
épisode apocalyptique qui voit la
femme menée au désert sur les
ailes du grand aigle pour y être
nourrie en toute sécurité ?

Quel
est ce désert et quelle est sa véritable
nature ? Les réponses restent
floues et hasardeuses alors
ne nous risquons pas à donner de
fausses consignes dans
l’immédiat. Toutes ces choses
seront révélées en leur temps.


« Partir ou rester »

 

: apprendre
à bien poser la
question, c’est déjà y répondre
un peu
Notre génération, si elle a la prétention
et l’intuition d’être ou de
précéder la dernière génération
de ce cycle, doit urgemment apprendre
à poser et à se poser la
question

« partir ou rester ? ».

 

Se
poser quotidiennement la question
pour se mettre en situation
d’entendre la réponse authentique
au temps opportun.
L’entrainement du soldat de
l’armée __________de Yéshoua doit inclure
cet exercice : partir ou rester n’est
pas une question à réserver pour
l’exode final ou le dernier témoignage.
Cette remise en cause au
quotidien permet de rester éveillé
et toujours prêt.
Ainsi, si mon assemblée est déviante,
tiède ou froide : dois-je
partir ou rester ? Mon assemblée
reste dogmatiquement attachée
au culte dominical et refuse de
s’ouvrir aux richesses de la Torah
et du Shabbat : dois-je partir ou
rester ? Ma Qéhiylah dévie ostensiblement
vers la tradition des
Pères, remplaçant des dogmes
humains par d’autres préceptes
d’hommes : dois- je partir ou rester
? Etc.
Attention. L’objet du propos n’est
pas ici de forcer une réponse à
ces questions intimes que chacun
s’efforcera de poser devant son
Seigneur. Et que personne ne
réponde à votre place. L’urgence
est d’apprendre à poser la question
sans en avoir peur, sans redouter
une réponse qui, a priori,
remettrait en cause beaucoup de
choses établies.

Ainsi préparé, le
soldat appelé au service du Mashiah
ne craindra pas de poser en
son temps la question inévitable :
devant le dernier témoignage et
face à la grande tribulation, dois-je
partir ou rester ?

 
Nous avons une responsabilité
historique envers nos plus jeunes,
ceux de la génération qui vont au
devant de ces temps de persécutions.
Nous devons leur apprendre
à se tenir prêts. Être prêts spirituellement,
mais aussi être prêts
physiquement. Car « partir ou
rester », ce n’est pas un dogme
théologique et intellectuel, c’est
une décision concrète lourde de
conséquences.
« Partir ou rester » : application
aux situations
de catastrophes naturelles
Face à une persécution de type
spirituelle, il convient de laisser le
Souffle Sacré, le Rouah haQodesh,
répondre à notre place à la
question partir ou rester.
Mais ce dilemme partir ou rester
appliqué aux situations de catastrophes
naturelles prend une autre
dimension. Le bon sens et le discernement
peuvent alors avantageusement
guider notre réflexion.
Il se trouve que la planète va prochainement
plonger dans une
séquence historique de fléaux,
plaies et catastrophes. Certains
seront provoqués par les deux
témoins eux-mêmes, à l’instar de
l’action de Moise et Aaron face à
Pharaon (Ap.11). Nous avons
été prévenus par les prophètes et
l’Adon Yéshoua : sceaux, trompettes,
coupes de colère vont se
succéder à un rythme insoutenable
pour l’humanité. Nous allons
inéluctablement au devant
d’un temps de grande détresse.


Que faisons-nous pour nous y

 
préparer ?


5
« C’est par la foi que Noé, divinement
averti de ce qu’on ne
voyait pas encore et saisi d’une
pieuse crainte, construisit une
arche pour sauver sa famille ;
c’est par elle qu’il condamna le
monde et devint héritier de la justice
qui s’obtient par la foi. » (Hébreux
11:7 )
Beaucoup de croyants et d’athées
se préparent activement et à
grands frais à l’ère postapocalyptique,
les uns pour avoir
une chance de traverser la grande
tribulation et être debout au jour
du retour du Seigneur, les autres
simplement par instinct de survie.
Ils se font appeler les « survivalistes
» ou « preppers » (en anglais
« ceux qui se préparent »).
Ce mouvement est devenu important
aux USA et génère une économie
parallèle non négligeable.
C’est une économie de la peur
mais il est écrit que Noé lui-même
fut saisi « d’une pieuse crainte
… ».
Le mouvement mormon, très
puissant aux USA à travers l’
« Église des saints des derniers
jours », est à la pointe de cette
vague dite de survivalisme. Les
fidèles sont tous invités à fabriquer
des refuges enterrés, équipés,
sécurisés et autosuffisants
en nourriture et énergie.
Traumatisés par l’ouragan Katrina,
les Américains ne font plus
confiance à l’État fédéral pour les
secourir. Ils anticipent également
l’implosion des services publics de
sureté-sécurité-justice et
l’explosion de la violence de rue
annoncées par tous, suite au
grand crash économique encore à
venir.
Plusieurs pasteurs de premier
plan, réputés pour leur sérieux,
ont de même lancé des appels
pour faire des provisions : de 30
jours à 3 mois. L’objectif est de
pouvoir tenir son autonomie jusqu’à
ce que les secours puissent
se réorganiser.
D’autres mouvements sectaires,
comme l’église de scientologie,
ont rejoint et amplifié le mouvement.
L’acteur hollywoodien Tom
Cruise s’est fait construire un
bunker enterré, secret, à 15 millions
de dollars. Bill Gates a financé
via sa fondation une Arche
végétale en Arctique pour y sécuriser
toutes les graines et la flore
de la planète. Plus récemment, un
chinois a fait le « buzz » sur internet
en présentant son modèle
artisanal d’arche flottante. Que
penser de ces appels et de ces
initiatives ?
Manque de foi ou
manque de sagesse ?
Que chacun réponde en
son coeur …

 
« Ils ne sont pas dans la honte au

 
temps du malheur, et aux jours de


la famine ils sont rassasiés»


(Ps.37 :11)

 


Ils sont au moins aussi nombreux
les partisans résolument opposés
à la thèse des « survivalistes ».
Pour cette autre catégorie de
croyants il ne sert à rien de
s’enterrer, de s’équiper et
d’acheter des kits de survie, car
D.ieu pourvoira en son temps
pour sauver Ses élus.
Certains enchainent en qualifiant
les « preppers » de « gens de peu
de foi ». Lesquels ripostent en
notifiant « le manque de sagesse
de leurs détracteurs » car c’est
par la foi que Noé se prépara,
répondent-ils, pour argumenter
leurs préparatifs.
Devant ce débat, une position
équilibrée consisterait à rester
pragmatique et à noter qu’un
stock de provisions sera toujours
l’occasion de partager avec les
plus démunis : ce qui n’est pas
interdit mais recommandé !
Pour le reste, nous pouvons douter
que la position statique et la
mode actuelle qui consiste à
s’enterrer soient la bonne attitude,
ainsi qu’il est dit de ceux qui se
cache du Très-Haut :
« Les rois de la terre et les hauts
dignitaires, les chefs militaires, les
riches et les puissants, tous les
esclaves et tous les hommes
libres, allèrent se cacher au fond
des cavernes et parmi les rochers
des montagnes. Ils criaient aux
montagnes et aux rochers : tombez
sur nous et cachez-nous loin
du regard de celui qui siège sur le
trône, loin de la colère de
l’Agneau. Car le grand jour de leur
colère est arrivé, et qui peut subsister
? » (Ap. 6 :15)

 
Les milices privées et paramilitaires
de l’impie savent déjà où
nous trouver. Ne leur facilitons
pas la tâche en restant immobiles.
La culture de la mobilité et de la
furtivité (pour ne pas dire clandestinité)
est la plus adaptée aux situations
de persécutions. Dans ce
cadre que chacun soit vigilant aux
traces qu’il laisse sur le web et à
la traçabilité de ses transactions
commerciales. En la matière, il
vaut mieux rester « liquide » et
comme les Hébreux aux portes de
l’Égypte sortir avec tout l’or des
Égyptiens. Pour finir, il vaut mieux
se préparer à partir, quitte à rester,
que d’être contraint à rester
alors qu’il fallait partir. Que chacun
puisse avoir en son temps la
juste réponse à cette question
inévitable. Restons prudents et
avisés, sans céder à la panique.
« Yéshoua leur dit : quand je vous
ai envoyés en mission sans
bourse, ni sac, ni chaussures,
avez-vous manqué de quelque
chose? De rien, répondirent-ils.
Alors il leur dit : mais maintenant,
celui qui a une bourse doit la
prendre, de même celui qui a un
sac ; et celui qui n’a pas d’épée
doit vendre son manteau pour en
acheter une.» (Luc 22 :35)
Préparez-vous, ne tentez
pas votre D.ieu et tenezvous
prêts !
Nul n’est en capacité d’assurer luimême
sa sécurité. Aucun parmi
les plus grands dans les églises
n’est crédible quand il déclare
pouvoir passer au travers de la
grande tribulation sans risques
pour lui-même et ses proches.
Car la délivrance appartient à
D.ieu seul ainsi qu’il est écrit :

 
6
« Moïse répondit au peuple : ne


craignez rien, restez en place, et


regardez la délivrance que


l’Adonaï va vous accorder en ce


jour … L’Adonaï combattra pour


vous ; et vous, gardez le silence.


» (Exode 14:13-14)


Pour autant, est-ce une raison


suffisante pour ne rien faire ? Ne


pas se préparer à la délivrance,


n’est-ce pas une façon de tenter


son D.ieu en disant « je ne fais


rien car c’est Toi qui fera tout, j’ai


foi en Toi ? ».

 

Tenté par le diable,
notre Seigneur aurait pu se jeter
du haut du Temple ou demander
aux pierres de se transformer en
pain. Il n’en fit rien car la délivrance
du Père ne choisit pas le
chemin et la volonté de l’homme.
Ainsi ne faut-il rien faire
d’inconsidéré dans la prise de
risques en comptant sur la Providence
pour racheter notre inconscience.
Nous n’évoquerons pas
ici, par souci d’éviter la polémique,
les partisans de la thèse d’un enlèvement
pré-tribulationnisme,
connu et enseigné sous le dogme
du « ravissement secret de
l’Église ».
Prenons par contre exemple sur
Joseph qui reçu de D.ieu de
mettre en réserve de la nourriture
pour survivre à une longue période
de famine. Souvenons-nous
de ce prophète Agabus qui, en
Actes 11, prophétise une grande
famine et pousse les apôtres à
envoyer des secours à travers
toute la Judée. Ces préparatifs
relèvent juste d’une attitude prudente
et avisée. Ils n’ont pas dit
comme beaucoup d’insouciants :
« D.ieu pourvoira ». Cette sentence
précise ne s’applique qu’à
la situation très spécifique du Sacrifice.
Pour ce qui est du quotidien,
il est demandé à l’homme de
ne pas s’inquiéter mais d’oeuvrer.
Ne nous mentons pas : qui de
nous ne possède pas une assurance,
une mutuelle complémentaire,
ne cotise pas à un fonds de
garanti ! Que celui qui assure ne
rien risquer, vive alors comme ne
risquant rien.
Oui, nous croyons que le bras de
l’Adonaï n’est pas trop court pour
nous protéger. Notre D.ieu nous a
tout révélé d’avance pour que
nous nous y préparions. Mais tout
ce que nous pourrions préparer
ne nous sera d’aucune utilité si
nous n’avons pas le discernement.
Notre monde et son Ordre ancien
basculent dans une nouvelle
phase. De nombreux experts prévoient
une séquence extrême de
dislocation géopolitique accompagnée
de violences sociales sans
précédent. L’islamisation - instrumentalisée
et bien gérée - de nos
zones urbaines en Europe finira, à
terme, par justifier une réaction
musclée des vrais maîtres de la
planète.
Ainsi, les pays frappés par la crise
économique et financière vont
basculer dans la dictature militaropolicière
de l’impie. Cette prise de
pouvoir s’accompagnera de soubresauts
et de mouvements de
résistances à motivation libertaire.
Mais là ne sera pas notre combat.
Au contraire, si ces régions deviennent
invivables, le meilleur
moyen de faire face à ces dislocations
sociales sera de quitter si
possible ces zones de combats,
excepté si le Seigneur nous missionne
pour un témoignage particulier.
Comme aux jours de la première
Pâque au pays d’Égypte-Mitsraïm,
que la dernière génération se
tienne prête à partir promptement,
sur ordre, le bâton à la main … ou
à rester. Chacun selon sa vocation
et chacun à son poste. Les
uns dans la plaine et les villes
pour combattre, les autres dans
les montagnes du désert, pour
soutenir le combat.
Cette question partir ou rester
s’adresse aux croyants de la dernière
génération d’avant le
Royaume.

La question demeure


maintenant pour nous tous :


sommes-nous cette dernière génération,


en sommes-nous


proches, en sommes-nous encore


éloignés ?

 

Dans tous les cas, que chacun se tienne prêt, consigne


de l’Adon Yéshoua Lui-même.

transmis par  Rarél Brebis Rarél  sur facebook .com

Dorcas sur eklablog : http://dorcas.eklablog.net

qehila.in

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