• Vous puiserez de l’eau avec joie ..!

    Écrit par Ghennassia Paul. Posted in Articles du périodique TMPI

    Vous puiserez de l’eau avec joie ..!

    « Voici, Dieu est ma délivrance, je serai plein de confiance et je ne craindrai rien ; car l’Eternel est ma force et le sujet de mes louanges ; c’est Lui qui m’a sauvé. Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut. » Isaïe 12 : 2 - 3

    Un de nos grands prophètes bibliques fut Jérémie ! Il n’était pas beaucoup aimé et il a eu énormément à souffrir de ses contemporains parce qu’il leur disait la « Vérité » , non pas « sa vérité », mais la Vérité selon Dieu qui ne se trompe jamais ! Cela ne plait pas toujours à ceux qui se sont installés sur une voie de mensonge ! Pourtant quand l’Esprit de Dieu, le Ruah HaKodesh, parle, il faut absolument dire la « Vérité » même si cela provoque de la souffrance ou de l’opposition, ce qui fut le cas pour Jérémie ! Notre temps si grave, le monde si malade, l’actualité des paroles prophétiques de Jérémie font que nous sentons la nécessité de vous faire entendre ces paroles, toujours aussi vraies à notre époque, et que vous pouvez lire dans votre Bible, au livre de Jérémie, chapitre 2 versets 9 à 13 : « Cieux soyez étonnés de cela ; frémissez d’épouvante et d’horreur ! dit l’Eternel. Car mon peuple a commis un double péché : ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau. »

    L’Eternel prend à témoin les cieux et la terre contre son peuple qui a commis ce double péché : abandon de la source vive qui est le Seigneur pour se creuser des citernes crevassées : des produits de remplacement à la place de la plénitude divine, l’inutile à la place de l’indispensable !

    En effet, cette source  d’eau vive, c’est le Seigneur et Créateur Tout-Puissant qui voulait être pour ses créatures, ce que l’eau est pour l’être humain, une eau vive indispensable, fraîche, jaillissante et bienfaisante !

    Cette source a commencé à couler du ciel au temps lointain d’Adam, le premier homme, pour prendre sa valeur et son sens particulier avec Abraham le croyant auquel l’Eternel fera une extraordinaire promesse messianique, lui disant :  « Va dans le pays que je te montrerai, je ferai de toi une grande nation et je te bénirai et tu seras une source de bénédictions. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront et toutes les familles de la terre seront bénies en toi… » (Genèse 12 : 1 - 3).

    Si l’on suit attentivement les pages inspirées de la Bible, on peut se rendre compte que cette  « source » de révélation et de vie divine a coulé au travers des patriarches, Isaac, Jacob devenu Israël, Joseph et, plus tard, après la longue période d’esclavage en Egypte, a arrosé le peuple hébreu redevenu libre sous la conduite de Moïse, lequel rempli  de l’Esprit prophétique informe Israël de la venue de « Celui » qui sera  la concrétisation de cette source divine : le Messie, l’espérance d’Israël, leur disant de la part de Dieu: « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et Il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’Il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte ! » (Deut. 18 : 18 - 19).

    La Bible entière montre, sans erreur possible, qu’il s’agissait de Yeshoua le Messie, que les nations appellent Jésus. Il était vraiment cette source divine promise, annoncé par les prophètes et pouvant dire à Israël et au monde entier : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. » (Jean 7 : 37 - 38). Dans une autre circonstance, il disait à une femme samaritaine venue chercher de l’eau, à Sichem au puits de Jacob : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est Celui qui te dit : donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire et Il t’aurait donné l’eau vive ».

    Déjà dans le désert, l’Eternel a désigné prophétiquement cette source messianique lorsqu’Il commande à Moïse, devant le peuple pressé par la soif : « Prends dans ta main la verge… Je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb, tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira ».  (Exode 17 :    5-6). Quel symbole stupéfiant et saisissant que cela : un tableau prophétique où déjà se dessine l’ombre de la croix de Golgotha ! Dieu sur le rocher…Moïse frappe le rocher sur l’ordre de Dieu, qui dans l’invisible semble recevoir les coups qu’Il a lui-même ordonnés, puis le rocher qui s’ouvre et les eaux coulent en abondance pour désaltérer le peuple épuisé et accablé par la soif ! Quatorze siècles environ plus tard, sur le rocher désolé de Golgotha, hors des portes de Jérusalem, Yeshoua, le Messie d’Israël et Sauveur du monde devenait, par sa mort et son sacrifice expiatoire, la « Source Divine » de salut et de pardon, accomplissant ainsi ce que disait Isaïe le prophète, chapitre 12, verset 2 : « L’Eternel est ma force, le sujet de mes louanges : c’est Lui qui m’a sauvé ;  vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut ». Cela est d’autant remarquable que les mots « sauvé » et « salut » employés ici se disent en hébreu « Yeshoua » c’est-à-dire, Jésus !

    Cette source divine est devenue ainsi un immense fleuve capable d’arroser dans toutes les nations, des hommes de toutes races et de toutes langues, faisant connaître partout le Tout-Puissant, le Seigneur Dieu révélé en son Messie Yéshoua. 

    Alors, on comprend le reproche profondément attristé de l’Eternel lorsqu’Il dit par Jérémie :  « Ils m’ont abandonné, Moi qui suis une source d’eau vive » ! Oui, nous avons beaucoup perdu en rejetant le Messie Yeshoua et on comprend alors pourquoi tant de cœurs sont devenus ainsi arides, desséchés, un vrai désert stérile. Il y manque « l’eau vive du Seigneur ». Le seul, le vrai Messie que Dieu a envoyé !

    Mais, la seconde faute a été de vouloir remplacer ce qui nous manquait, ce dont nous avions besoin, par des « citernes qui ne retiennent pas l’eau » : des produits de remplacement que nous nous sommes fabriqués, mais qui, hélas, non plus « d’eau vive » mais seulement quelques gouttes d’une eau nauséabonde, boueuse, et même dangereuse.

    Je veux parler de ces « citernes crevassées » de la tradition, la superstition qui conduisent tôt ou tard à la magie et à l’idolâtrie.

    Combien nombreux sont ceux qui ont remplacé les simples et vrais enseignements de la Bible, le « Tenah », par des traditions ou superstitions humaines ! Yeshoua disait à juste raison :  « Vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie » (Marc 7 : 13). C’est bien cela que reprochait Jérémie :  « Comment pouvez-vous dire : nous sommes sages, la Loi de l’Eternel est avec nous ?  C’est bien en vain que s’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes (en hébreu les Sophérim) ; les sages sont confondus, ils sont consternés, ils sont pris ; voici ils ont méprisé
    la Parole de l’Eternel, et quelle sagesse ont-ils ? » (Jérémie 8 : 8-9).

    Quand à Isaïe, poussé par l’Esprit de Dieu, il s’écrie, mettant en relief des faits qui n’ont pas changé malgré les siècles : « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine, c’est pourquoi je frapperai encore ce peuple par des prodiges et des miracles, et la sagesse de ses sages périra et l’intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra » (Isaïe 29 : 13-14).

    Pour beaucoup d’entre nous, la Bible, le Tenah, a été remplacé par des écrits d’hommes : la tradition a pris le pas sur la Parole de Dieu, la déviation s’est insensiblement amplifiée avec le temps, engendrant la superstition, c’est-à-dire un sentiment religieux faussé, créant des obligations erronées à l’opposé de la volonté divine. Plus grave encore, la superstition a créé une déformation du surnaturel, conduisant à des actes très dangereux parce que diaboliques : l’occultisme, le port d’objet magique, l’allumage de veilleuses et de bougies aux saints, donc culte des morts ; toutes sortes d’idolatries dénoncées par les prophètes tout au long des Ecritures ! Déjà par la bouche de Moïse, Dieu avait averti son peuple : disant : « Qu’on ne trouve chez toi, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui interroge les morts, car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel » (Deut 18 : 10-12).

    Beaucoup d’entre nous sont devenus malheureux parce que, par ignorance, nous avons commis ce double péché : ne connaissant pas, ne lisant pas la Bible, nous avons négligé la source, le Messie dont pourtant tous les prophètes ont parlé : Yeshoua que les nations appellent Jésus et que l’Ecriture appelle « Le Saint d’Israël ». Nous l’avons remplacé par des « citernes  crevassées » qui ne retiennent pas l’eau, voilà pourquoi nous sommes desséchés, incrédules et souvent devenus insensibles à la voix de Dieu !

    Le meilleur conseil que nous puissions vous donner parce que nous l’avons expérimenté : lisez la Bible entière, Ancienne et Nouvelle Alliances à l’exclusion de toute autre tradition humaine.  Laissez l’Eternel vous montrer, vous désigner le Messie dans les Ecritures, puis, quand vous l’aurez découvert, quand vous comprendrez enfin votre si grand besoin d’eau vive, alors, buvez au « rocher frappé » comme jadis dans le désert notre peuple a bu cette eau vive et jaillissante ! Il est certain, alors que vous n’aurez plus besoin de ces « citernes inutiles ». L’eau coulera du ciel sur vous. La « Shéhina », la Gloire de Dieu, le Ruah HaKodesh, c’est-à-dire l’Esprit Saint du Seigneur et Messie vous vivifiera, vous fertilisera pour devenir à votre tour une source jaillissante de bénédictions divines pour ceux qui vous entourent ! 

    Paul Ghennassia


    « Le Nom de « Yéshoua » dans le livre d’Isaïe »
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