• LE MESSAGER DE SA FACE

    LE MESSAGER DE SA FACE

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    LE MESSAGER DE SA FACE
    « Au dessus de la porte
    d’une des grandes églises
    de New York, on peut voir
    un groupe de célébrités :
    Emerson, Einstein, Confucius,
    Bouddha, et autres
    personnages. Et dans ce
    groupe, Jésus ! »
    Ce texte est issu de
    l’ouvrage « L’autorité du
    croyant » de John A. Mac
    Millan (1873 – 1956). Ce
    cliché nous interroge quantà
    l’importance, à la dimension,
    à la place, et jusqu’à la
    réalité, que tout un chacun
    prête ou affirme de Celui qui
    est le Fils, Yéshoua, le mystère
    d’Élohim.
    Et vous, qui dites
    vous que je suis ?
    Si nous réfléchissons à ce
    qui nous semble être une
    intolérable représentation,
    que nous estimons aisément
    comme émanant d’une
    société laïco-humaniste,
    nous réalisons aussitôt que
    le monde dit de la foi, n’est
    pas exempt d’appréciations
    contestables en ce qui concerne
    le Fils ! De plus, loin
    d’être homogènes, les opinions
    y sont également multiples.
    La question lancée par le
    Seigneur auprès de ses
    disciples resterait-elle toujours
    valable de nos jours ?
    “Arrivé dans la région de
    Césarée de Philippe, Yéshoua
    posa à ses disciples
    cette question : « Au dire
    des gens, qu’est le Fils de
    l’homme ? » Ils dirent :
    « Pour les uns, Jean le Baptiste
    ; pour d’autres, Élie ;
    pour d’autres encore, Jérémie
    ou quelqu’un des prophètes.
    » –– « Mais pour
    vous, leur dit il, qui suis
    je ? » Shimon Pierre répondit
    : « Tu es le Messie, le
    Fils du D.ieu vivant. »” (Mt
    16:13-16 Jer)
    Malgré la réponse éclairée
    de Shimon Pierre, le débat
    reste bien d’actualité, tant
    dans le monde non croyant,
    comme dans les religions ne
    reconnaissant pas le Fils,
    mais également chez ceux
    qui se réclament du Messie.
    Si nous posions la question
    à diverses sensibilités du
    christianisme : « Qui dites
    vous qu’IL est, précisément
    ? » nous serions peutêtre
    surpris des réponses
    données, de telle sorte
    qu’après avoir échangé sur
    le sujet, quelque uns pourraient
    conclure que : « Décidemment
    nous n’honorons
    pas le même Messie » !
    Mais alors, qui est le Fils ?
    Des centaines de livres ont
    été écrits à ce sujet… Nous
    n’ajouterons donc pas à la
    cacophonie ambiante, car
    nous n’avons pas toute la
    Vérité et nous ne connaissons
    que partiellement.
    Nous nous bornerons à reprendre
    certains éléments
    de la Parole qui méritent
    d’être remis en mémoire.
    Montre nous le Père…
    Souhait, espérance, besoin
    profond, curiosité ? Plusieurs
    ont demandé à
    voir D.ieu, tout en craignant
    de le voir :
    « Moïse dit, Fais moi voir, je
    te prie, ta gloire. (…). Et IL
    dit, Tu ne peux pas voir ma
    face, car l’homme ne peut
    me voir et vivre ». (Ex
    33 :17-23)
    Néanmoins hvhy répondit
    favorablement à la requête
    de Moïse ; à la condition
    suivante :
    « Et hvhy dit, Voici un lieu
    près de moi, et tu te tiendras
    sur le rocher ; et il arrivera,
    quand ma gloire passera,
    que je te mettrai dans la
    fente du rocher, et je te
    couvrirai de ma main jusqu’à
    ce que je sois passé ;
    puis je retirerai ma main, et
    tu me verras par derrière ;
    mais ma face ne se verra
    pas. » (Ex 33:17-23 DRB)
    L’affaire est entendue, personne
    ne peut voir la Face
    du Père, y compris Moïse,
    dont il est dit qu’il parlait
    « bouche à bouche » avec
    D.ieu, mais dont il ne voyait
    qu’une représentation, une
    image, une ombre. Nous
    dirions en termes modernes
    : une interface, c'està-
    dire une expression qui
    nous soit compréhensible,
    adaptée à la nature humaine
    tout en étant le strict
    reflet de la gloire inexprimable
    et insupportable de
    D.ieu.

     
     

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    « Il n’en est pas ainsi de
    mon serviteur Moïse. Il est
    fidèle dans toute ma maison.
    Je lui parle bouche à
    bouche, je me révèle à lui
    sans énigmes, et il voit une
    représentation de hvhy. »
    (No 12:7-8 NEG)
    Ce n’est pas ce qui rebuta
    Philippe, alors qu’il demandait
    à Yéshoua :
    « Philippe lui dit, Seigneur,
    montre nous le Père, et cela
    nous suffit. Yéshoua lui dit,
    Je suis depuis si longtemps
    avec vous, et tu ne
    m’as pas connu, Philippe
    ? Celui qui m’a vu, a
    vu le Père ; et comment
    toi, dis tu, Montre nous le
    Père ? Ne crois tu pas que
    moi je suis dans le Père,
    et que le Père est en
    moi ? » (Jn 14:6-11 DRB)
    Nous pourrions extrapoler la
    réponse faite à Philippe et
    dire : vous ne pourrez voir et
    n’entendrez rien d’autre qui
    puisse être plus proche et
    représentatif du Père que le
    Fils, car :
    « D.ieu, personne ne l’a
    jamais vu. Le seul D.ieu
    engendré qui étant dans le
    sein (intérieur) du Père l’a
    fait connaître (exposé) »
    (Jean 1:18 - grec au mot à
    mot)
    « Il est écrit dans les prophètes
    : Ils seront tous enseignés
    de D.ieu. Ainsi quiconque
    a entendu du Père
    et a appris vient à moi. Non
    que quelqu’un ait vu le
    Père, sinon celui qui est
    auprès de D.ieu ; celui–là
    a vu le Père. Amen, amen,
    je vous le dis, celui qui adhère
    (à cela) a la vie éternelle.
    » (Jn 6:44-47)
    « Yéshoua lui dit, je suis le
    chemin et la vérité et la vie ;
    aucun va au Père sinon par
    moi » (Jn 14:6 )
    Par ces quelques versets,
    Yéshoua affirme qu’il est le
    Seul qui puisse assurer la
    relation convenable de la
    créature avec le Père, car
    Lui seul connait le Père dont
    IL est l’unique issu. Il n’y a
    pas d’alternative, toute tentative
    étrangère au Fils est
    irrémédiablement vouée à
    l’échec. C’est pour cela
    qu’IL est le « Yéshoua -
    Salut - Sauveur ». Le Seigneur
    se révèle ainsi aux
    hommes comme étant le
    seul recours, le seul intermédiaire
    et médiateur auprès
    du Père.
    Qu’était donc ce « rocher »
    dans la fente duquel Moïse
    fut caché ? Qu’était la main
    qui couvrit Moïse ? Qu’était
    cette représentation de
    D.ieu avec laquelle Moïse
    parlait dans la tente de la
    rencontre ? Nous avons la
    réponse par les quelques
    textes qui précèdent.
    Le peuple dans le désert
    était-il pour autant tenu à
    l’écart de la présence de
    Celui qui 1500 ans plus tard
    viendrait parmi les siens ?
    «Frères, je ne veux pas que
    vous ignoriez que nos pères
    ont tous été sous la nuée,
    qu’ils ont tous passé au travers
    de la mer, qu’ils ont
    tous été baptisés en Moïse
    dans la nuée et dans la mer,
    qu’ils ont tous mangé le
    même aliment spirituel, Et
    qu’ils ont tous bu le même
    breuvage spirituel, car ils
    buvaient à un rocher spirituel
    qui les suivait, et ce
    rocher était le Messie. »
    (1Co 10:4 NEG)
    Le Messager de Sa
    Face
    Le Seigneur, non encore
    connu sous le terme de Fils,
    était bien présent au désert,
    c’est ce que le précédent
    texte de Paul nous affirme
    dans le sens spirituel. Le
    Fils dans sa dimension divine
    était déjà à l’oeuvre
    auprès du peuple de D.ieu,
    Israël.
    “Voici, j’envoie un « ange »
    devant toi, pour te garder
    dans le chemin, et pour
    t’amener au lieu que j’ai
    préparé. Prends garde à toi
    à cause de sa présence, et
    écoute sa voix ; ne l’irrite
    pas ; car il ne pardonnera
    point votre transgression,
    car mon Nom est en Lui.
    Mais si tu écoutes attentivement
    sa voix, et si tu fais
    tout ce que je dirai, je serai
    l’ennemi de tes ennemis et
    l’adversaire de tes adversaires.”
    (Ex 23:20-22 DRB)
    Si nous remontons à
    l’épisode du « Buisson ardent
    » nous le retrouvons
    également :
    « L’ange du Seigneur lui
    apparut dans une flamme
    de feu, du milieu du buisson.
    Il regarda : le buisson
    était en feu et le buisson
    n’était pas dévoré(…) “Le
    Seigneur vit qu’il avait fait
    un détour pour voir, et D.ieu
    l’appela du milieu du buisson
    : « Moïse ! Moïse ! » Il
    dit : « Me voici ! »» (Ex 3:2
    TOB)
    Le prophète Isaïe parlera
    aussi de cet ange en lui

     
    3
    associant une action bien
    caractéristique du nom qu’Il
    portera.
    “Et il dit, Certainement ils
    sont mon peuple, des fils qui
    ne mentiront pas ; et il est
    devenu leur sauveur. Dans
    toutes leurs détresses, il a
    été en détresse*, et l’Ange
    de sa face les a sauvés ;
    dans son amour et dans sa
    miséricorde il les a rachetés,
    et il s’est chargé d’eux, et il
    les a portés tous les jours
    d’autrefois ;” (Esa 63:8-9
    DRB* cette phrase fait
    l’objet de controverses)
    Cet Ange est l’expression
    visible et le porte Parole du
    Père. Cet ange : le NOM du
    Père est en LUI. Réalisons
    ce que cela signifie en
    termes de relation entre
    D.ieu et cet Ange : Nous
    dirons conformément à la
    réalité qu’IL est l’Image et la
    Parole et le bras du D.ieu
    invisible. Il est Celui qui
    sauve Israël et lui assure le
    chemin vers la promesse
    divine.
    Le Messager qui ne
    donne pas son nom
    “Manoah ne savait point que
    c’était un ange de hvhy. Et
    Manoah dit à l’ange de
    hvhy : Quel est ton nom, afin
    que nous te rendions gloire,
    quand ta parole
    s’accomplira ? L’ange de
    hvhy lui répondit : Pourquoi
    demandes-tu mon nom ? Il
    est merveilleux. Manoah
    prit le chevreau et l’offrande,
    et fit un sacrifice à hvhy sur
    le rocher. Il s’opéra un prodige,
    pendant que Manoah
    et sa femme regardaient.
    Comme la flamme montait
    de dessus l’autel vers le
    ciel, l’ange de hvhy monta
    dans la flamme de l’autel.
    A cette vue, Manoah et sa
    femme tombèrent la face
    contre terre.” (Jug 13:15-20)
    D’autres entités célestes,
    telles que Gabriel ou Mikael,
    n’ont pas caché leur « nominatif
    ». Ici avec l’annonce
    de la naissance de Samson,
    un Juge qui commencerait à
    délivrer Israël… le Messager
    de D.ieu ne déclina pas
    son identité. Pourquoi ? Car
    ce n’était pas encore le
    temps, il dit simplement à
    Manoah : « mon nom est
    une merveille », c'est-à-dire
    extraordinaire, mystérieux,
    non encore dévoilé. Pourquoi
    ? Parce qu’il fera l’objet
    d’une annonce divine ultérieure,
    à Miryam. Il sera
    l’Immanou-El –D.ieu avec
    nous- annoncé par Isaïe, ce
    nom sera : Yéshoua. En
    effet, quel autre ange pouvait
    se mêler au feu d’un
    holocauste, donc au culte, à
    la victime entièrement consumée
    offerte au Père, et
    monter dans la flamme ?
    Remarque sur le mot
    « ange » : il est emprunté au
    grec aggeloj [anguélos],
    dont le correspondant hébreu
    est Kalm [mal’akh] ce
    qui signifie messager. Les
    deux mots, grec et hébreu,
    ont la même signification.
    Le Messager qui enlève
    l’iniquité
    Le prophète Zacharie eut
    une vision mettant en scène
    trois personnages : le grand
    sacrificateur de son
    époque Yéhoshoua ; le Satan
    ; et l’Ange de D.ieu.
    Cette scène céleste est extraordinaire,
    car elle atteste
    prophétiquement que
    l’Ange, Le Messager de
    hvhy, a le pouvoir d’enlever
    l’iniquité, y compris face à
    l’accusation irréfutable, il a
    par ailleurs le pouvoir de
    revêtir l’ex-accusé de vêtement
    pur, dont l’analogie à
    la robe de la salle des noces
    ou des rachetés
    d’Apocalypse ne fait ici aucun
    doute.
    « Et il me fit voir Yéhoshoua,
    le grand sacrificateur,
    debout devant l’Ange de
    hvhy, et Satan se tenant à sa
    droite pour s’opposer à lui.
    Et hvhy (une ancienne version
    dit l’ange de hvhy) dit à
    Satan, Que hvhy te tance,
    Satan ; que hvhy, qui a choisi
    Jérusalem, te tance ! Celui–
    ci n’est il pas un tison sauvé
    de feu ? Et Yéhoshoua
    était vêtu de vêtements
    sales, et se tenait devant
    l’Ange. Et l’Ange prit la
    parole et parla à ceux qui
    se tenaient devant lui, disant,
    Ôtez de dessus lui les
    vêtements sales. Et il lui dit,
    Regarde, j’ai fait passer de
    dessus toi ton iniquité, et
    je te revêts d’habits de
    fête. …. » (Za 3:1-5 DRB)
    Quel est cet Ange qui, parle
    au nom de hvhy et qui a le
    pouvoir d’ôter l’iniquité ?
    Centralité et plénitude
    Compte tenu de ce que
    nous venons de rappeler,
    notre propos est de réévaluer
    – élever aux yeux des
    hommes et dans nos coeurs
    - la dimension du Fils, parfois
    réduite par
    l’appréciation indélicate des
    croyants : gloire du Fils
    abaissée au niveau d’autres
    hommes ou réduite quant-à
    sa divinité et sa plénitude.
    Car Il est pleinement Fils
    d’Adam et pleinement Fils
    d’Élohim.

     


    4
    « Le Fils est l’image du
    D.ieu invisible, le premier–
    né de toute la création. »
    (Col 1:15 NEG)
    Notre propos est aussi de
    resituer sa place parfois
    escamotée, mise en arrière
    plan, ou perçue comme
    auxiliaire vis-à-vis d’autres
    aspects religieux, alors
    qu’il est le centre et le
    tout de la révélation !
    L’origine et la conclusion,
    l’Aleph et le Tav (alpha
    oméga), le Premier et le
    Dernier. Il n’est pas un personnage
    secondaire de la
    révélation, Il est la révélation
    du Père pour nous. Il ne
    peut en conséquence être
    perçu et présenté et honoré
    de manière dépréciée.
    “Car par lui ont été créés
    toutes choses, les choses
    qui sont dans les cieux, et
    les choses qui sont sur la
    terre, les visibles et les invisibles,
    soit trônes, ou seigneuries,
    ou principautés,
    ou autorités, toutes choses
    ont été créés par lui et pour
    lui ; et lui est avant toutes
    choses, et toutes choses
    subsistent par lui ; et il est
    le chef du corps, de
    l’assemblée, lui qui est le
    commencement, le premier–
    né d’entre les morts,
    afin qu’en toutes choses il
    tienne, lui, la première
    place ; car, en lui, toute la
    plénitude s’est plue à habiter,
    et, par lui, à réconcilier
    toutes choses avec elle–
    même, ayant fait la paix par
    le sang de sa croix, par lui,
    soit les choses qui sont sur
    la terre, soit les choses qui
    sont dans les cieux.” (Col
    1:16-20 DRB)
    Il plonge son origine d’avant
    la fondation du monde
    « Et maintenant toi, Père,
    glorifie moi auprès de toi–
    même de la gloire que
    j’avais auprès de toi avant
    que le monde soit. » (Jn
    17:5 NEG)
    Sans confusion
    Le Fils est très clair dans sa
    relation avec le Père : « Le
    Père et Moi sommes UN. Si
    vous êtes en Moi alors vous
    êtes aussi avec le Père ».
    Mais jamais le Seigneur n’a
    réclamé d’être l’égal du
    Père, Il rappellera que le
    culte, le sacerdoce, c'est-àdire
    l’acte sacrificiel de la
    réconciliation, est dû au
    Père seul. Il dira également
    : priez le Père en mon
    nom et Moi je vous exhausserai.
    Il n’y a pas de confusion
    dans ses propos ; ni
    vis-à-vis du Père, ni vis-àvis
    du Souffle de Vérité, dit
    « Esprit Saint». Jamais Il ne
    s’aligne en compétition avec
    d’autres, qu’ils soient des
    Bouddha, Confucius ou philosophes
    de toutes natures
    et autres champions de religion,
    si ce n’est qu’Il précise
    :
    « Yéshoua leur dit, amen,
    amen, je vous dis, Avant
    qu’Abraham naisse, je
    suis. » (Jn 8:58 grec mot à
    mot)
    « et voici, il y a ici plus que
    Jonas (...) et voici, il y a ici
    plus que Salomon» (Mat
    12 :41)
    « Or, je vous le dis, il y a ici
    quelque chose de plus
    grand que le temple. »
    (Mat 12 :6)
    Or, qui a-t-il de plus grand
    que le temple qui est censé
    être investi de la présence
    divine, la Shékhinah ? Plus
    grand également que le
    temple fait de pierres vivantes
    car Il en est le Chef.
    Rappelons-nous qu’Il est le
    Chef du Corps, et cessons
    de contrarier sa volonté en
    lui imposant notre volonté,
    tout en pensant l’honorer et
    servir le Père ! Cessons de
    le travestir, de le défigurer,
    pour lui faire tenir le rôle qui
    nous arrange, qui nous
    flatte, qui nous sert, comme
    faisaient les idolâtres et les
    religieux opportunistes de
    l’antiquité jusqu’à nos jours.
    Le Père Lui a tout confié, et
    l’a relevé jusqu’à Lui ! Ceci
    devrait déterminer chez ses
    disciples un comportement
    d’immense amour très respectueux.
    Aussi respectueux
    que celui des êtres
    célestes qui se prosternent
    (s’inclinent) devant Lui,
    comme devant Celui qui est
    assis sur le trône (Apocalypse

     


    5)
    « Le Père ne juge personne,
    mais il a remis tout jugement
    au Fils, afin que tous
    honorent le Fils comme ils
    honorent le Père. Celui qui
    n’honore pas le Fils
    n’honore pas le Père qui
    l’a envoyé. » (Jn 5:22-23
    NEG)
    Prescience de
    l’incarnation
    « Élohim créa l’Adam dans
    son image1 dans l’image (d’)
    Élohim le créa2 » (Ge 1:27
    hébreu mot à mot. dans
    peut être lu : avec)
    1-2 Cette phrase semble répéter
    deux fois une même
    action ! La répétition de
    phrases qui ont la même
    signification n’est pas un
    caprice littéraire de la Bible.

     


    5
    Notamment dans les textes
    aussi sensibles que ceux de
    la Torah. La double création
    assistée de l’image d’Élohim
    nous suggère que la fin du
    sixième jour de la création a
    vu et verra une double apparition
    de l’ « Adam ».
    “C’est pourquoi il est écrit :
    Le premier homme, Adam,
    devint une âme vivante. Le
    dernier Adam est devenu un
    Esprit vivifiant.” (1Co 15:45
    NEG)
    La relation fusionnelle de la
    créature avec le Créateur ne
    peut se réaliser que par
    l’expression de
    l’intermédiaire de D.ieu, le
    Messager de Sa Face, le
    Fils, l’image du D.ieu invisible,
    la Parole, la Torah
    vivante qui vint habiter en
    chair pour accomplir la réconciliation.
    « Et la Parole devint chair,
    et habita au milieu de
    nous… » (Jn 1:14 DRB)
    Quelle chair peut abriter une
    telle gloire sinon qu’une
    chair qui est elle-même
    l’image, conçue pour ce
    qu’elle doit recevoir ? Le
    Tabernacle, qui devait recevoir
    la présence de D.ieu,
    n’était-il pas fait selon
    l’image supérieure de la
    réalité céleste ? L’homme,
    future pierre vivante de ce
    Temple, est dans ce cas
    l’image capable, selon certaines
    conditions, de recevoir
    pleinement la réalité
    supérieure de son image : la
    Parole ; le Fils ; le Messie
    en nous l’espérance de la
    gloire ! Car le Seigneur a
    promis : « Moi et Mon Père
    nous ferons notre demeure
    chez vous »
    Le Messie d’Élohim, Yéshoua,
    Roi de gloire… Tristement,
    suivant la présentation
    du serviteur souffrant
    relatée par Isaïe 52-53,
    nous continuons à le mésestimer,
    à le mépriser, à le
    défigurer, à le rejeter, ou
    pire à l’utiliser pour trente
    pièces d’argent… là même
    où Il est supposé être honoré,
    jusqu’à taire son nom
    pour ne pas choquer les
    sensibilités de ses détracteurs
    !
    Seigneur ! Pardon pour les
    hommes car ils ne savent ce
    qu’ils font, et pardonnenous,
    nous aussi, car tu sais
    que nous t’aimons. Seigneur
    Tu viens du Père, Tu nous
    as tout donné, et que faisons-
    nous de Toi !
    C’est pourquoi il est écrit :
    j’écrirai ma Torah dans leur
    coeur. La Torah vivante qui
    s’installe dans les coeurs
    c’est Yéshoua, qui veut, Lui
    et le Père faire sa demeure
    en nous. Si nous défigurons
    la Torah, si nous dégradons
    le Fils, ce qui revient au
    même, nous dégradons et
    détruisons ce qui doit
    s’installer en nous-mêmes !
    Nous craignons alors la sentence
    qui pourrait être terrible
    :
    « Je vous le dis en vérité, Je
    ne vous connais pas» (Mat
    25 :12)
    Pause
    Jusqu’alors nous sommes
    attachés à remettre en valeur
    quelques affirmations
    de la Parole en ce qui concerne
    la majesté de Yéshoua,
    le Fils et Messie de
    D.ieu le Père, Le Messager
    de Sa Face. Nous avons
    redit de quelle gloire le Père
    L’a honoré, mais aussi
    constaté comment les
    hommes L’ont abaissé.
    Nous voulons continuer
    notre réflexion sur ce thème
    en visitant les textes pour
    discerner les diverses intentions
    de ses contemporains
    à son égard. Intentions
    claires ou cachées qui se
    dégagent des relations qu’ils
    entretenaient avec Lui.
    Pour, enfin, nous reposer la
    question qui se répète toujours
    comme si elle était
    quotidienne et sans fin : « Et
    vous, qui dites-vous que Je
    suis ? »
    Les tendances
    Les Judéens, les Samaritains
    et les hommes pieux
    de la diaspora, du premier
    siècle, attendaient un Messie
    ; selon l’interprétation
    prophétique majoritairement
    comprise en ce temps. Ils
    n’attendaient pas particulièrement
    un Messie souffrant,
    exception faite de rares
    clairvoyants, mais un Messie
    qui délivrerait la terre
    d’Israël du joug étranger et
    qui assurerait
    l’indépendance nationale et
    le réveil spirituel d’Israël,
    sans oublier le rassemblement
    des tribus dispersées
    dans l’exil… ceci, dans
    l’environnement historique
    que nous connaissons. Les
    espérances messianiques
    étaient réelles, fortes, mais
    les attentes se différenciaient
    selon les visions relatives
    aux divers
    clans religieux et selon leurs
    intérêts : zélotes, sadducéens,
    pharisiens, esséniens,
    samaritains, hellé6
    nistes … sans oublier les
    sensibilités liées aux statuts
    sociaux, et sans évoquer les
    opportunistes de tous bords,
    tels les hérodiens. Ainsi,
    l’accueil fait au Rabbi Yéshoua
    fut sujet à des comportements
    allant de
    l’enthousiasme sans détour
    à la haine meurtrière. Limitons
    nos commentaires à
    trois types de comportements
    : la reconnaissance,
    le rejet et la récupération.
    Pourquoi ces choix ? Parce
    qu’ils sont toujours
    d’actualité.
    La reconnaissance
    Le chapitre 4 du livre de
    Jean nous explique comment
    de nombreux Samaritains
    reconnurent le Seigneur
    pour le Messie annoncé
    et Sauveur du
    monde :
    « Aussi, quand les Samaritains
    vinrent le trouver, ils le
    prièrent de rester auprès
    d’eux. Et il resta là deux
    jours. Un beaucoup plus
    grand nombre crut à cause
    de sa parole ; et ils disaient
    à la femme : Ce n’est plus à
    cause de ce que tu as dit
    que nous croyons ; car nous
    l’avons entendu nous–
    mêmes, et nous savons
    qu’il est vraiment le Sauveur
    du monde. » (Jn.
    4:40-42 NEG)
    Les Samaritains étaient
    avec force dédain évités,
    car jugés infréquentables.
    Ils n’avaient pas l’habitude
    d’être visités par un Rabbi et
    la présence de Yéshoua fut
    un véritable évènement. Ils
    ne discutèrent pas des semaines
    pour être convaincus
    de la messianité de
    Yéshoua. Il ne fit pas de
    miracle en Samarie, et c’est
    par Sa seule Parole, directement
    par le coeur, que ces
    derniers le reconnurent. Les
    Samaritains, qui sont des
    « sang mêlés » d’Israélites
    et de goyim, quelque peu
    représentatifs de l’Éphraïm
    de notre siècle, furent nombreux
    à rejoindre la première
    Qéhiyllah de Jérusalem.
    Cette relation spontanée,
    authentique, n’est pas sans
    nous rappeler l’accueil fait
    aujourd’hui, à « la Bonne
    Nouvelle du Royaume » en
    pays d’Afrique subsaharienne,
    ainsi que parmi
    d’autres peuples d’humble
    condition.
    Notons pour mémoire, la
    stupéfiante reconnaissance
    de Shimon qui sera par la
    même occasion nommé
    Pierre.
    « Simon Pierre répondit : Tu
    es le Messie, le Fils du
    D.ieu vivant. » (Mt. 16:16
    BFC).
    Qu’avait de particulier ce
    poissonnier galiléen ? Rien
    justement, sinon le coeur
    ouvert d’un disciple, prêt à
    recevoir une révélation,
    sans mérite, sans demande,
    par pure grâce. En une
    courte phrase, une lourde
    vérité est posée :
    Tu es le Messie, de D.ieu,
    le fils de David, celui que
    tous attentent ! Mais de
    plus, Tu es FILS d’Élohim,
    le Vivant !
    Cette vérité, qui se présente
    ici dans la bouche de Shimon-
    Pierre en deux affirmations,
    serait la bienvenue
    sous la plume de certains
    amis qui s’arrêtent à la première
    affirmation, en taisant
    la seconde ! Ces deux révélations
    sont indissociables,
    sinon la reconnaissance de
    ce qu’IL EST en vérité n’est
    pas au rendez-vous : fils de
    David selon la chair, le
    Messie … soit ! mais surtout
    Ben Élohim Haï, Fils du
    D.ieu Vivant, car là réside
    toute la puissance.
    Rappelons nous aussi que
    « pierre » s’écrit Nba. Ces
    trois lettres allient intimement
    en hébreu les mots
    « Père-Fils », et il est dit que
    sur cette « Pierre - Nba » Je
    bâtirai ma Qéhiyllah, assemblée
    bâtie sur le fondement
    « Père-Fils », avec
    ceux qui reconnaissent le
    Fils et le Père. Cela ne peut
    être que le résultat d’une
    révélation intime. Les enseignements,
    s’ils sont bons,
    aident à la croissance, mais
    le germe et la fécondation
    ne peuvent venir que d’en
    haut.
    Après sa résurrection alors
    que son aspect physique
    était différent, les disciples
    en chemin vers Emmaüs le
    reconnurent aussi sur Sa
    Parole :
    « Alors leurs yeux
    s’ouvrirent, et ils le reconnurent
    ; mais il disparut de
    devant eux. Et ils se dirent
    l’un à l’autre : Notre coeur
    ne brûlait-il pas au–dedans
    de nous, lorsqu’il nous parlait
    en chemin et nous expliquait
    les Écritures ? »
    (Luc 24:31-32 NEG).
    Voila des disciples convaincus,
    mais néanmoins troublés
    par la tournure apparente
    des évènements. Ce7
    pendant, ne croyaient-ils
    pas à la messianité et à la
    divinité et aux promesses de
    Yéshoua ? Alors le Seigneur
    leur explique la Parole, de
    Moïse en passant par les
    prophètes, et pour compléter
    tout ce rappel, Il accepte
    leur invitation et rend grâce
    pour le repas … Leurs
    coeurs « brûlaient », ils le
    reconnurent. Est-ce le long
    discours des Écrits ou la
    force des Écrits relatifs au
    Mashiah qui touchaient
    leurs coeurs ? Nous pouvons
    connaitre la Bible et
    d’autres ouvrages par apprentissage
    intellectuel,
    avoir accumulé un grand
    savoir … tout cela sera de
    l’érudition et non de la connaissance
    selon le Souffle,
    si le Mashiah n’est pas né
    en nous. La connaissance,
    c'est-à-dire en hébreu sémantique
    : la pénétration,
    est un acte du divin. Dans
    ce cas, comme pour les
    disciples d’Emmaüs, nos
    coeurs peuvent « brûler » en
    entendant et en lisant Sa
    Parole … car nous Le reconnaissons.
    La place n’est pas suffisante
    pour évoquer d’autres récits
    de reconnaissance de Yéshoua
    par des hommes aux
    coeurs purs et simples qui
    se mettaient à battre plus
    fort lorsque le Seigneur leur
    parlait. Que ces derniers
    soient Samaritains, Juifs du
    peuple et notables, ou soldats
    romains …
    Le rejet
    Il ne s’agit pas de désintérêt
    mais de conflit d’intérêt,
    sous forme de farouche
    opposition. Comme les visions
    d’Abel et de Caïn, le
    messianisme de Yéshoua et
    les projets concurrents ne
    pouvaient, et ne peuvent
    toujours pas, coexister.
    Le rejet du Messie
    s’appuyait sur la séduction
    philosophique pour les uns,
    sur un esprit partisan dogmatique
    pour d’autres, mais
    aussi sur l’hypocrisie du
    « politiquement correct »
    bien évidemment imprégné
    d’intérêt … Ce fut le compromis
    historique des principaux
    religieux, supportés
    de vauriens de la populace
    et des autorités politiques,
    que le diplomate Pilate fut
    contraint de laisser faire.
    « Dès ce moment, Pilate
    cherchait à le relâcher. Mais
    les Juifs criaient : Si tu le
    relâches, tu n’es pas ami
    de César. Quiconque se fait
    roi se déclare contre César
    (…) Pilate dit aux Juifs :
    Voici votre roi. Mais ils
    s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-
    le ! Pilate leur dit : Crucifierai-
    je votre roi ? Les
    principaux sacrificateurs
    répondirent : Nous n’avons
    de roi que César. » (Jn.
    19:12-15 NEG)
    Texte affligeant … nous y
    entendons un discours
    d’intention politico-religieuse
    déterminé à l’assassinat
    politique, frôlant la haine,
    pour raison d’Etat, ou plutôt
    pour raison d’intérêts peu
    louables. Comment des
    religieux censés être « patriotes
    » peuvent-ils s’allier
    aux ennemis du peuple, en
    les adoubant, en glorifiant
    César, pour parvenir à bout
    de leur mauvais dessein.
    Cette façon de faire n’est
    certainement pas étrangère
    à notre temps, où tous les
    intérêts l’emportent sur le
    bon sens dit de l’honnêteté,
    de la justice, de
    l’objectivité… Même Ahmadinedjad
    trouve des flatteurs
    parmi les peuples de la
    terre, y compris en Israël.
    Certes, à l’époque du Seigneur,
    l’économie florissante
    du Temple en enrichissait
    beaucoup et la pérennité
    de cette situation
    nécessitait la paix sociale,
    sous peine d’intervention
    des Romains. Mais un Rabbi
    d’exception, de plus en
    plus soutenu par le peuple,
    veut changer les habitudes,
    Il veut réformer le Temple, Il
    chasse les marchands ! Il
    devient dangereux, d’autant
    qu’Il interfère à l’autorité des
    plus éminents. Il s’en prend
    aussi aux religieux, dont les
    doctrines sont autoproclamées
    comme vérité et ceuxci
    se retrouvent désignés
    « race de vipère » « vous
    avez pour père le diable »
    « vous détruisez la Torah en
    adhérant à des ordonnances
    d’hommes » …
    Comment ces « sages », qui
    ont fait tant d’années
    d’études, peuvent-ils se
    laisser traiter ainsi par un fils
    de charpentier qui n’a pas
    cinquante ans ? Et pardessus
    tout, Pilate ne verrait
    pas d’objection à ce qu’Il
    devienne Roi. Le Seigneur
    n’était ni flatteur, ni démagogue.
    Ainsi Il ne recueillait
    la faveur que de ceux que le
    Père Lui donnait. Les
    autres, qui n’avaient pas
    reçu l’amour de la vérité
    pour adhérer, Le rejetaient.
    « Parce que vous n’êtes
    pas mes brebis ».
    Dire des vérités qui dérangent,
    même avec douceur,
    désigne toujours implicitement
    ceux qui sont dans

     


    8
    l’erreur ou qui se plaisent
    dans le mensonge. La vérité
    est tranchante, la vérité sépare
    … La vérité impose un
    choix : humilité et acceptation
    ou orgueil et rejet.
    Ce qui fut le sort de Yéshoua
    Messie, Le Fidèle et
    Le Véritable, sera aussi le
    sort de ses disciples, car le
    disciple n’est pas plus que
    le Maître… Disciples de
    Yéshoua, préparez vous à
    être, comme votre Seigneur,
    rejetés. Votre témoignage
    dérange, car vos vérités
    dévoilent les intentions
    mauvaises des « habitants
    de la terre » et le mensonge
    des esprits de parti et des
    esprits de « marchand »
    introduits dans la « Maison
    du Père ».
    L’instrumentalisation
    récupération
    Quelque peu différente du
    rejet immédiat, mais pouvant
    le précéder, se situe la
    tentative de récupération
    utilitaire. La récupération
    d’un homme renommé, médiatique,
    est une stratégie
    bien connue du monde politique.
    C’est un atout, gage
    de succès d’un projet politique.
    Comment utiliser les
    capacités, la légitimité populaire
    et le charisme d’un
    tiers pour atteindre les objectifs
    ?
    Le Mashiah Yéshoua est
    venu pour que les hommes
    Le suivent et non le contraire.
    Mais certains tentèrent
    néanmoins soit de
    L’enrôler à leur parti, soit de
    conduire ses actes pour les
    adapter à leur vision.
    Nous connaissons l’affaire
    de Judas l’Ishkériot, dont le
    Satan emplit le coeur, en le
    séduisant sur le possible
    dénouement du dernier
    Péssah, celui de la Croix …
    Judas voulait-il adapter le
    destin du Seigneur à sa
    propre vision ? Ce que nous
    pensons c’est qu’il fut séduit
    par cette pensée. Si le Seigneur
    se retrouvait contraint
    de s’imposer, en utilisant Sa
    puissance, alors tout le
    peuple et les responsables
    devraient se ranger derrière
    Lui. Ce type de comportement
    s’opposait directement
    à la mission de l’Agneau, le
    Messie souffrant, qui serait
    vainqueur du péché et de la
    mort. La vision de Judas
    était véritablement celle de
    l’adversaire !
    L’épisode de la fête de la
    dédicace, Hanoukkah, rapporté
    par Jean, est le reflet
    d’une volonté analogue. Le
    Seigneur se promenait sous
    le portique du Temple,
    comme Il le faisait à son
    habitude lorsqu’Il était à
    Jérusalem, c’était alors la
    fête nationale de la dédicace
    :
    « Les Juifs l’entourèrent, et
    lui dirent : Jusqu’à quand
    tiendras-tu notre esprit en
    suspens ? Si tu es le Messie,
    dis le nous franchement.
    Yéshoua leur répondit
    : Je vous l’ai dit, et vous
    ne croyez pas. Les oeuvres
    que je fais au nom de mon
    Père rendent témoignage de
    moi. Mais vous ne croyez
    pas, parce que vous n’êtes
    pas de mes brebis. » (Jn.
    10:24-26).
    Hanoukkah est le grand
    symbole de la libération
    juive de l’occupant Séleucide.
    Cette fête d’institution
    rabbinique, les religieux la
    hissèrent à une haute importance
    et lui conférèrent le
    titre messianique de « Lumière
    du monde ». Pour ces
    derniers et leur tradition le
    Messie souhaité ne pouvait
    que se ranger à leur vision
    de Hanoukkah. Si Yéshoua,
    cet homme que le peuple
    suit, s’avère être le Messie
    attendu, il serait alors utile
    qu’Il se déclare, non pas
    seulement à Soukkoth
    comme Il le fit, mais à Hanoukkah,
    attestant ainsi que
    la tradition pharisienne serait
    la bonne. Peut-être les
    religieux, se seraient-ils
    alors engagés à
    l’insurrection armée, en
    droite ligne de leurs éminents
    prédécesseurs maccabéens.
    Le Seigneur ne fut
    pas dupe du stratagème, et
    leur fête de la lumière se
    solda par une tentative de
    lapidation de Celui qui est la
    véritable Lumière du
    monde ! Le messianisme de
    Hanoukkah s’opposait à
    celui de Yéshoua. « Parce
    que vous n’êtes pas mes
    brebis ».
    Cet épisode se rattache à la
    Parole de Yéshoua, toujours
    prophétique :
    « Moi, je suis venu au nom
    de mon Père, et vous ne me
    recevez pas ; si un autre
    vient en son propre nom,
    celui–là vous le recevrez.
    »(Jn. 5:43 DRB).
    Le christianisme dit « des
    nations » a foisonné et foisonne
    toujours de récupération
    de la personne d’un
    « Jésus utilitaire ». Imposer
    un dogme, une religion, un
    empire, voire même un
    « business », tout en restant
    légitime ne peut se justifier

     


    9
    aux yeux de tous que si le
    Messie est des nôtres !
    Toutes ces choses ahurissantes,
    les hommes s’en
    rendent coupables « Parce
    que vous n’êtes pas mes
    brebis ». C’est le berger qui
    choisit ses brebis, et non les
    brebis qui « modélisent » le
    berger. Former, adapter,
    modeler le Fils à notre
    image, afin qu’Il serve nos
    intérêts, relève d’un acte
    idolâtre : se fabriquer un
    dieu qui satisfait nos envies.
    Et vous, qui dites
    vous que Je suis
    Les réponses à cette question
    peuvent prendre des
    allures étonnantes.
    Mise à part la réponse de
    Pierre que nous espérons
    nôtre, Yéshoua, dont le nom
    hébreu fut quasiment effacé
    et remplacé par un alias
    « Jésus » gréco-latin, est
    reçu par certains comme un
    prophète idéaliste
    d’exception, ni fils de D.ieu,
    ni ressuscité, et dont
    l’histoire légendaire propre
    au Moyen-Orient aurait été
    inventée par ses disciples.
    Cette légende fort utile à la
    maîtrise sociale méritait
    d’être entretenue. Sa notoriété
    s’arrête alors à la seule
    utopie emblématique qu’Il
    représente, et dont des
    hommes audacieux se sont
    emparés pour asseoir leur
    propre projet politicoreligieux.
    D’autres l’acceptent bien
    comme fils de David, réalisant
    la prophétie, mais sans
    Lui reconnaitre son antécédence
    divine, Fils de D.ieu,
    conçu en Miryam par le
    couvert du Rouah HaQodesh
    ; bien qu’ils attendent
    le retour d’un Messie.
    D’autres encore ne le voient
    qu’en tant que « Jésus qui
    sauve et qui guérit » mais
    ne le perçoivent pas du tout
    comme Roi des juifs, Roi du
    tout Israël, et Roi des rois,
    qui revient bientôt.
    D’autres estiment qu’Il
    n’était pas, homme exempt
    de péché originel.
    D’autres à la manière du
    « Christ cosmique » ne
    L’acceptent qu’en termes de
    modèle transcendant de
    l’évolution humaine, et sans
    capacité d’intervention dans
    notre monde pratique.
    D’autres déjà cités, Le rangent
    parmi une des expressions
    spécifique du divin
    pour les Israélites, qui ne
    serait pas à surévaluer par
    rapport à d’autres « envoyés
    de dieu » révélés à d’autres
    peuples.
    Pour couper court à cette
    liste que chacun pourra
    compléter de ses propres
    observations, n’oublions pas
    la grande majorité des
    « croyants » qui estime simplement
    avoir la vision vraie
    du Messie tout en demeurant
    dans l’erreur dogmatique,
    ou dans la désobéissance
    au regard de Sa Parole,
    ce qui est aussi une
    manière de le défigurer. Etc.
    Que nos propres consciences
    nous interrogent,
    chacun, chaque jour, en
    nous redemandant : « Et
    pour moi, qui est-IL ? » Une
    honnête réflexion de notre
    part pourrait nous être fort
    salutaire. Si, dans la vérité
    du Souffle et de l’Écriture,
    nous comparons notre réponse
    à la révélation faite à
    Pierre. « Tu es le Messie,
    Le Fils du D.ieu Vivant », si
    véritablement Il vit en nous,
    alors la réponse du Souffle
    nous donnera une vraie
    assurance.
    « Parce que vous êtes
    mes brebis ».
    CONSEQUENCE
    Famille et identité
    Dans de précédentes réflexions
    nous évoquions le
    phénomène de la question
    identitaire. Qui suisje
    vraiment malgré
    l’étiquette que l’on m’a imposée
    ou l’étiquette que je
    me suis choisie parce
    qu’elle me plait ?
    Nous l’avons bien compris :
    chaque famille ou dénomination
    religieuse voulant
    s’attribuer la légitimité de
    l’élection divine, se persuade
    par quelque raisonnement
    de ses maîtres en
    théologie, d’être de « bonne
    identité », c'est-à-dire assurément
    « vrais enfants du
    vrai D.ieu »

     


    10
    Ce débat, qui touche à
    l’exclusivité de l’élection des
    saints, se concentre sur la
    notion de « famille légitime
    » : quelle est la « famille
    » de l’élection légitime
    au regard de toute la
    Parole, la révélation divine ?
    A cette très lourde interrogation
    qui nous engagerait à
    des considérations tant spirituelle
    que génétique, le
    Seigneur Yéshoua répond
    d’une manière surprenante.
    Pour apporter son enseignement
    à ce propos, il
    s’empare d’une circonstance
    banale qui met en jeu
    sa propre famille selon la
    chair. Quoi de plus sensible,
    à travers tous les siècles,
    que la relation familiale ?
    Cet objet ne peut que nous
    interpeller dans le plus profond
    de nos entrailles, c’était
    l’effet souhaité ; un effet
    tranchant pour qu’il n’y ait
    plus de discussion ou tergiversation
    en l’occurrence.
    La Parole du Seigneur est
    souveraine, néanmoins
    nous constatons qu’elle est
    peu entendue.
    Le prétexte et le choc
    “Survinrent sa mère et ses
    frères, qui, se tenant dehors,
    l’envoyèrent appeler.
    La foule était assise autour
    de lui, et on lui dit : Voici, ta
    mère et tes frères sont dehors
    et te demandent. Et il
    répondit : Qui est ma mère,
    et qui sont mes frères ?
    Puis, jetant les regards sur
    ceux qui étaient assis tout
    autour de lui : Voici, dit-il,
    ma mère et mes frères. Car,
    quiconque fait la volonté de
    D.ieu, celui–là est mon
    frère, ma soeur, et ma
    mère.” (Mr 3:31-35 NEG)
    Comment ce Prince
    d’amour, le Fils bien aimé,
    Yéshoua, peut-Il prononcer
    une chose pareille, à l’égard
    de sa mère et de ses frères,
    donc de sa très proche famille
    selon la chair ?
    A vue et sensibilité et émotionnel
    humain, cette sentence
    est incompréhensible,
    choquante. En opposition
    complète à notre concept
    affectif familial, et difficilement
    alliable à des phrases
    comme : « aime ton prochain
    comme toi-même » ou
    « laissez venir à moi les
    petits enfants »… Quel tort
    avaient sa mère et ses
    frères pour être évincés de
    la sorte ? Ce n’est guère
    aimable de la part d’un bon
    fils, ne devait-il pas plutôt
    leur faire bon accueil,
    d’autant qu’il est écrit : Tu
    honoreras ton père et ta
    mère…
    Cette déclaration est de
    prime abord déplaisante,
    contraire à toutes douces
    amabilités que l’on serait en
    droit d’attendre d’un serviteur
    de D.ieu, ou plutôt de la
    notion bien humaine que
    nous imaginons être
    l’expression de l’Amour.
    Posons-nous toutefois la
    question : Pourrions-nous, à
    l’exemple du Seigneur, reléguer
    ouvertement notre famille
    non croyante, nos amis
    non croyants, et par extension
    notre peuple selon la
    chair ou la géographie, tout
    en projetant sur d’autres
    personnes leurs titres de
    mère, de frères, d’amis, de
    peuple… ?
    Et pour expliquer notre
    comportement, oserionsnous
    dire : vous ne m’êtes
    pas indifférents, mais mes
    vrais frères et mon vrai
    peuple sont d’autres que
    vous. Avouons que nous ne
    sommes pas très certains
    de notre réponse, tellement
    nous détesterions nous ressentir
    sans coeur, infidèles,
    déloyaux, ingrats.
    Cet épisode du ministère de
    Yéshoua et sa déclaration
    restent dures à entendre.
    Particulièrement si nous
    réduisons toujours l’Amour
    de principe divin, à la
    seule expression de l’affectif
    humain. Sans nous étendre
    sur ce point, et sans minimiser
    les sentiments de tendresse
    et de protection,
    nous avons à être lucides et
    ne pas confondre : Amour
    divin et ses déclinaisons
    avec ce que nous appelons,
    amour humain, qui nous
    réduit à l’émotionnel et à
    l’humanisme. Une analogie
    à ces principes dirait : ne
    confondez pas « or massif »
    et « dorure » même si
    l’aspect extérieur vous y
    invite !
    Cependant ces paroles sont
    celles du Seigneur, il les a
    prononcées avec intention.
    Intention de « mise en
    ordre » dans notre entendement
    de la réalité de relation
    familiale dans le domaine
    divin.
    Une nouvelle dimension
    de la famille
    Sans ambages, le Seigneur
    annonce une autre définition
    de la famille, définition qui
    s’émancipe du seul lien de
    chair. Sur sa Parole, l’Adon
    instaure un relationnel révisé
    selon le principe du
    Souffle (esprit) et non sur le
    seul principe du monde.

     


    11
    “Mais il répondit : Ma mère
    et mes frères, ce sont ceux
    qui écoutent la parole de
    D.ieu, et qui la mettent en
    pratique.” (Lu 8:21 NEG)
    Le texte parallèle de Luc
    apporte une précision intéressante
    sur l’enseignement
    et l’institution que le Mashiah
    a voulu nous laisser :
    « Ma famille en Vérité, sont
    ceux qui sont imprégnés de
    la Parole du Père et qui en
    vivent la pratique. C'est-àdire
    ceux qui obéissent de
    coeur à la Parole, car telle
    est leur nature ».
    Ainsi, ceux-là qui adhérent à
    la Parole, réalisent le
    « Shéma Israël » ce qui
    signifie : entendre pour
    obéir, ils sont donc Israël,
    l’Israël en Yéshoua. Voila
    une excellente proposition
    de définition de la famille
    divine.
    « Entends Israël », cet ordre
    sous tend un principe élémentaire
    que nombre
    d’organisations religieuses,
    trop figées dans leurs doctrines,
    n’ont plus la capacité
    de réaliser : entendre,
    l’Écrit et le Souffle, sans
    distorsion traditionnelle
    ou dogmatique, sans ajout
    ni retrait, pour obéir.
    « En effet, aimer D.ieu implique
    que nous obéissions
    à ses commandements. Et
    ses commandements ne
    sont pas pénibles, » (1Jn
    5:3 BFC)
    Ce verset de Jean est éloquent.
    Si, volontairement
    nous n’obéissons pas, ou si
    volontairement nous préférons
    obéir à des préceptes
    d’hommes, ajoutés ou retranchés
    à Sa Parole…
    Pouvons-nous encore nous
    dire abusivement : « Je suis
    de sa famille ! » ou de dire
    tout aussi abusivement
    « J’ai Abraham pour
    Père ! ». La question reste
    ouverte et posée à chaque
    conscience.
    Dans la scène de Marc
    31 :35, le Seigneur nous
    laisse soupçonner que notre
    « famille, communauté,
    peuple » ne sont plus prioritairement
    définis par la
    chair, le gène, le groupe,
    fusse t’il une assemblée dite
    de croyants, mais par la
    Parole et ses fruits. La Parole
    et ses logiques fruits,
    deviennent le « marquage »
    de la famille. Les notions
    d’appartenance « selon la
    généalogie » ou
    d’appartenance de « clocher
    » semblent dépassées
    ; non pas supprimées,
    abolies, comme sans valeur,
    mais dépassées, comme
    transformées, par un nouveau
    déterminant : la mise
    en pratique de la Parole de
    Vérité, selon le modèle de
    Yéshoua, la Parole vivante.
    Le Seigneur nous signale
    que notre nature est changée.
    En conséquence, nos
    liens relationnels évoluent.
    Et le critère prioritaire,
    voire sélectif, de notre
    nouvelle relation devient :
    ceux qui écoutent la Parole
    pour la mettre en pratique,
    c'est-à-dire « Vous
    mes disciples ». Disciples,
    exclusivement choisis par
    Yéshoua.
    Si nous décidons de ne pas
    nous conformer à ses paroles,
    nous ne sommes pas
    ses disciples. Si nous visitons
    des « croyants, pseudo-
    disciples ou non disciples
    » sans témoigner
    avec sagesse des vérités
    que nous savons dérangeantes,
    sans confesser
    Yéshoua Messie Fils de
    D.ieu, tout en s’adonnant
    par courtoisie à des pratiques
    injustifiées ou en
    s’accommodant des
    dogmes erronés au nom de
    la tolérance, pensons nous
    toujours être « disciples du
    Mashiah » ?
    Est-ce de ce genre de comportement
    que les envoyés
    (apôtres) et disciples furent
    animés dans leur quête ?
    Non, Pierre dont la conduite
    ne fut pas exemplaire dans
    l’affaire « des tables » se fit
    bien remettre à « sa place »
    par le frère Paul ! (Galates
    2 :11)
    Être disciple et témoin du
    Mashiah en se faisant juif
    avec les judaïsants et hellène
    avec les hellénisants
    ne consiste pas en compromis,
    mais en une sage et
    intelligente adaptation du
    langage et du comportement
    de manière à bien se
    faire comprendre sans heurter.
    Soyons circonspects,
    partout où nous allons, souvenons
    nous que nous
    sommes prioritairement ses
    témoins, afin que nous
    n’ayons pas à rougir lorsque
    nous sommes devant Lui.
    L’abandon des pratiques et
    des dogmes erronés, hérités
    des traditions des églises et
    de la synagogue et du
    monde, ne s’impose pas
    avec violence de l’extérieur,
    mais ne peut être que le fruit
    de la conscience du Messie
    en nous. Le dépouillement
    de toute vaine pratique ou
    vain enseignement est le
    résultat du travail du Souffle
    de Vérité, plus tranchant

     


    12
    qu’une épée, séparant mensonge
    et vérité… Ensuite,
    confronté à l’évidence, chacun
    fait ses choix sans contrainte,
    dans la liberté du
    Mashiah, de sa vérité qui
    nous affranchit, et en conséquence
    chacun fait également
    le choix de la famille
    selon le Souffle…
    Au risque de la famille
    selon la chair, le dilemme
    « Car je suis venu mettre la
    division entre l’homme et
    son père, entre la fille et sa
    mère, entre la belle–fille et
    sa belle–mère ; et l’homme
    aura pour ennemis les gens
    de sa maison. Celui qui
    aime son père ou sa mère
    plus que moi n’est pas digne
    de moi, et celui qui aime son
    fils ou sa fille plus que moi
    n’est pas digne de moi » (Mt
    10:35-37 NEG)
    Nouvelle atteinte émotionnelle
    à notre sensiblerie
    humaine. Décidemment le
    Seigneur ne nous épargne
    pas, y compris dans ce qui
    serait le bien le plus précieux
    aux hommes de paix :
    le bonheur et l’harmonie
    familiale. Le Seigneur prévient
    : Je serai un sujet de
    division même au sein des
    familles. L‘adhésion au
    Messie et à tout ce qu’il représente
    de valeurs peut ne
    pas être accepté de tous, et
    peut générer jusqu’à de
    l’opposition. Prions pour
    qu’il n’en soit pas ainsi et
    que les membres de nos
    familles selon la chair soient
    gagnés par le Seigneur…
    Mais il faut faire aussi le
    bilan réel : nous connaissons
    nombre de frères et
    soeurs qui ont perdu leur
    famille à cause du Messie et
    de la recherche de Sa vérité
    ! Que le Seigneur de miséricorde
    les console par
    une relation renouvelée et
    soutenue avec la famille de
    la foi. Est-ce à dire que tout
    est perdu et que notre rôle,
    celui de la réconciliation
    avec le Créateur, s’arrêterait
    à ce stade, comme une fatalité
    ! Ayons en nous les sentiments
    qui étaient en Yéshoua,
    et pour exemple ceux
    qui animaient son disciple
    Paul.
    “Je dis la vérité en Messie,
    je ne mens point, ma conscience
    m’en rend témoignage
    par le Souffle de
    sanctification : J’éprouve
    une grande tristesse, et j’ai
    dans le coeur un chagrin
    continuel. Car je voudrais
    moi–même être anathème
    et séparé du Messie pour
    mes frères, mes parents
    selon la chair, qui sont
    Israélites, à qui appartiennent
    l’adoption, la gloire, les
    alliances, la loi, le culte, les
    promesses, et les patriarches,
    et de qui est issu,
    selon la chair, le Messie, qui
    est au–dessus de toutes
    choses, D.ieu béni éternellement.
    Amen ! Ce n’est
    point à dire que la parole de
    D.ieu soit restée sans effet.
    Car tous ceux qui descendent
    d’Israël ne sont pas
    Israël, et bien qu’ils soient la
    postérité d’Abraham, ils ne
    sont pas tous ses enfants ;
    mais il est dit : En Isaac sera
    nommée pour toi une
    postérité, c’est–à–dire que
    ce ne sont pas les enfants
    de la chair qui sont enfants
    de D.ieu, mais ce sont les
    enfants de la promesse qui
    sont regardés comme la
    postérité.” (Ro 9:1-8 NEG)
    Quel amour ! Paul ne souhaite
    ici qu’une chose ; c’est
    que sa famille selon la chair,
    qui possède une richesse
    énorme en D.ieu, ne reste
    pas en dehors de la grâce,
    mais qu’ils deviennent aussi
    participants à la famille,
    l’assemblée de Yéshoua.
    Alors Paul, ce géant
    d’amour, a compris que
    « son peuple selon la
    chair » serait au bénéfice de
    la grâce, à l’expresse condition
    que ceux qui ont reçu
    miséricorde, intercèdent
    pour que ceux qui restent
    encore pour un temps éloignés
    de la grâce reçoive la
    miséricorde à leur tour. Ainsi
    toute la richesse accumulée
    aujourd’hui pendant trois
    mille cinq cent ans sera
    mise au bénéfice de toute la
    Qéhiyllah, de toutes les nations,
    non selon la tradition
    mais selon le Souffle, la
    Vérité.
    Paul supplie pour les siens,
    et le Seigneur aurait rejeté
    sa famille selon la chair ?
    L’histoire nous permet
    d’affirmer le contraire. Miryam,
    sa mère, ses frères et
    soeur furent bientôt convaincus
    de la messianité et de la
    filiation divine de Yéshoua.
    A la croix, Yéshoua remit sa
    mère aux bons soins d’un
    disciple, et son frère
    Jacques (Yaaqov), selon la
    chair et le Souffle, fut le second
    « chef » de la Qéhiyllah
    de Jérusalem après
    Pierre.
    Mais soyons toujours conscients
    de la réalité parfois
    déchirante : Ma famille par
    excellence est celle du
    Mashiah. Mes frères et mes
    soeurs, mon clan, mon
    peuple, sont ceux qui appartiennent
    au Mashiah ; Lui13
    même m’a désigné la place
    de frère ou soeur parmi eux :
    « Et le Seigneur ajoutait
    chaque jour à l’assemblée
    ceux qui devaient être sauvés.”
    (Ac 2:47 DRB)
    Le Seigneur nous a choisi,
    honorons son choix ! Si par
    priorité de chair, nous préférons
    rester ou retourner aux
    traditions des hommes,
    alors Il nous dit clairement :
    « celui la n’est pas digne de
    Moi » (Mt 10 :37) Néanmoins
    respectons les choix
    de chacun avec miséricorde.
    Un commandement
    nouveau
    La nouvelle relation de famille
    ainsi révélée à ses
    disciples permettra à l’Adon
    de dire :
    « Mes petits enfants, (…) Je
    vous donne un commandement
    nouveau : Aimez vous
    les uns les autres ; comme
    je vous ai aimés, vous aussi,
    aimez vous les uns les
    autres. A ceci tous connaîtront
    que vous êtes mes
    disciples… » (Jn 13:33-35
    NEG)
    Cette mitsvah ou ordonnance
    serait nouvelle bien
    qu’il soit déjà écrit : aime ton
    prochain comme toi-même.
    Effectivement, cette mitsvah
    est nouvelle, car l’amour
    dont il est question ici entre
    les disciples est d’une nature
    supérieure au nécessaire
    amour « affectif ou
    humanitaire » du prochain.
    « Il faut donc que vous vous
    aimiez comme Moi Je vous
    ai aimés » car si l’amour
    entre disciples n’est pas
    plus que l’amour humaniste,
    comment observera t’on la
    différence entre les disciples
    et le monde ?
    Ce n’est pas si simple à
    vivre, car chaque
    « croyant » est en droit de
    se penser en conformité
    avec cette mitsvah, tout en
    étant peut-être bien éloigné.
    Notons aussi que le critère
    de l’appartenance à la famille
    de la foi, de
    l’adhérence, la Qéhiyllah
    des disciples de Yéshoua,
    n’est pas un acquis inconditionnel
    comme le code génétique
    de la chair, car visà-
    vis de la Vérité et de son
    application, ce qui est la foi,
    nous sommes toujours en
    possibilité de naufrage :
    « Ainsi donc, que celui qui
    croit être debout prenne
    garde de tomber ! » (1Co
    10:12 NEG)
    « La recommandation que je
    t’adresse, Timothée, mon
    enfant, selon les prophéties
    faites précédemment à ton
    sujet, c’est que, d’après
    elles, tu combattes le bon
    combat, en gardant la foi et
    une bonne conscience.
    Cette conscience,
    quelques–uns l’ont perdue,
    et ils ont fait naufrage par
    rapport à la foi. » (1Ti 1:18-
    19 NEG)
    « Mais, vous mes disciples,
    si vous vous aimez les uns
    les autres, si vous faites
    vôtre mon nouveau commandement,
    sans oublier
    les autres, alors il n’y aura
    pas de naufrage, car chacun
    prendra soin de l’autre, ».
    L’Amour, le vrai, fera son
    oeuvre : car la volonté du
    Père est que tout homme
    parvienne à la connaissance
    de la Vérité pour être sauvé,
    et qu’aucun ne se perde
    « … Mais il se tiendra debout,
    car le Seigneur a le
    pouvoir de l’affermir.” » (Ro
    14:4 NEG)
    “Tu l’as fait un peu moindre que les anges ; tu l’as couronné de gloire et d’honneur, et l’as
    établi sur les oeuvres de tes mains ; tu as assujetti toutes choses sous ses pieds ; car en lui
    assujettissant toutes choses, il n’a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; mais maintenant nous
    ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ; mais nous voyons Yéshoua,
    qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de
    gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de D.ieu, il goûtât la mort pour tout. Car il convenait
    pour lui, à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant
    plusieurs fils à la gloire, il consommât le chef de leur salut par des souffrances. Car, et
    celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous d’un ; c’est pourquoi il n’a pas honte
    de les appeler frères, disant, J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je
    chanterai tes louanges. Et encore, Moi, je me confierai en lui. Et encore, Me voici, moi, et les
    enfants que D.ieu m’a donnés.” (Heb 2:7-13 DRB)

    qehila.in

    merci a  ma soeur Eliane N .pour la conversion du fichier 

    « Judaïser !!!!...Oh!!!Yom Kippour »
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