• Face aux tribulations : partir ou rester ?

    FOND MUSICAL : Yaakov Shwekey - Rahem

         

                

    Face aux tribulations : partir ou rester ?1
    PARTIR OU RESTER
    La question inévitable pour les croyants de la dernière génération
    Dans cet article, l’auteur n’a pas la prétention d’apporter des réponses.

    Poser le problème et en discerner le périmètre
    est un objectif préalable et nécessaire.

    Les éléments de réponses existent mais restent encore floues à l’aune de
    l’avènement de la génération de croyants qui aura à y répondre avec précision.

    Que ceux qui se risquent déjà à répondre
    avec autorité et dogmatisme à cette problématique le fassent sous le contrôle du Souffle des prophètes et en
    assument la responsabilité devant le Trône.


    Introduction


    Les croyants de la dernière génération
    auront en commun avec
    leurs frères d’armes de toutes les
    épopées bibliques cette inévitable
    question :

    « Partir ou rester ? ».


    Ainsi qu’il est écrit de ceux qui
    choisissent de partir :


    •« Et j’entendis une autre voix
    qui, du ciel, disait : sortez de
    cette cité, ô mon peuple, de
    peur de participer à ses péchés,
    et de partager les fléaux
    qui lui sont destinés. »

    (Ap.18:4 )

    « Et la femme s’enfuit au désert,

    où elle avait un lieu préparé
     

    par Dieu, afin d’y être nourrie
     

    pendant 1 260 jours …
     

    Alors, les deux ailes du grand
     

    aigle furent données à la
     

    femme pour s’envoler au désert,
     

    vers son lieu, où elle est
     

    nourrie un temps, des temps et
     

    la moitié d’un temps, loin de la
     

    face du serpent. » (Ap.12:14)
     

     

    •« Partez, partez, sortez de là !


    Ne touchez rien d’impur ! Sortez
     

    du milieu d’elle ! Purifiezvous,

    vous qui portez les vases
     

    de l’Éternel ! Ne sortez pas
     

    avec précipitation, ne partez
     

    pas en fuyant ; car l’Éternel va
     

    devant vous, et le Dieu d’Israël
     

    sera ton arrière-garde. » (Isaïe
     

    52 :11)
     

     

    Et à l’inverse, pour ceux qui restent
    :
    •« le dragon fut irrité contre la
    femme, et il s’en alla faire la
    guerre au reste de sa descendance,
    à ceux qui gardent les
    commandements de Dieu et
    qui retiennent le témoignage
    de Yéshoua. » (Ap. 12 :8)
    •« Quand ils auront achevé leur
    témoignage, la bête qui monte
    de l’abîme leur fera la guerre,
    les vaincra et les tuera. Et leurs
    cadavres resteront sur la place
    de la grande ville … » (Ap.
    11 :7)


    « Partir ou rester » :

     

    ce dilemme


    devient crucial à chaque étape


    importante du plan de salut divin.


    A chaque avancée décisive, des


    hommes de D.ieu sont partis pour


    échapper à leur esclavage et recevoir


    une lumière supplémentaire.


    D’autres hommes de D.ieu


    sont restés pour porter témoignage


    au milieu des ténèbres


    jusqu’au martyr. Ainsi en fut-il par


    exemple de la première Assemblée


    de Jérusalem :

    certains purent
    fuir pour assurer la transmission
    du message, d’autres restèrent
    et achevèrent le témoignage
    dans leur chair.

     
    Ainsi qu’il est dit de l’Assemblée
    de Philadelphie : « Parce que tu
    as gardé la parole de la persévérance
    en moi, je te garderai moi
    aussi, de l’heure de l’épreuve qui
    va venir sur le monde entier pour
    éprouver les habitants de la
    terre. » (Ap. 3 :10)


    Et il est dit de l’Assemblée de
    Smyrne : « Ne crains pas ce que
    tu vas souffrir. Voici que le diable
    va jeter quelques-uns d’entre vous
    en prison, afin que vous soyez
    éprouvés … Sois fidèle jusqu’à la
    mort, et je te donnerai la couronne
    de vie. » (Ap. 2 :10)


    Souvenons-nous que des 7 assemblées
    de l’Apocalypse, seules
    2 trouvent grâce aux yeux de
    l’Agneau : Smyrne et Philadelphie.
    Et pourtant, leurs destinées
    « temporelles » ne se ressemblent
    en rien. L’une semble devoir affronter
    avec courage les évènements
    et reste en son lieu pour
    témoigner. L’autre semble devoir
    échapper aux tribulations en passant
    indemne au milieu des
    épreuves.

     
    A la lecture de ces versets introductifs,
    nous pouvons poser notre
    problématique

    « partir ou rester »


    en ces termes : l’entité « femme »
    qui fuit au désert, pour être gardée
    des persécutions et des
    fléaux nombreux qui affligeront la
    terre à cette époque, semble plus
    correspondre au profil type de
    l’Assemblée de Philadelphie. Le
    reste de sa descendance, que les
    troupes de l’impie localisent, fixent
    puis anéantissent (les 2 témoins
    font partie de ce deuxième
    groupe), semble correspondre au
    profil type de l’Assemblée de
    Smyrne.
    Une partie de ce tout a fui, l’autre
    est restée. Cette révélation prophétique
    n’est pas sans nous rappeler
    un épisode biblique de la vie
    des patriarches.
    2
    Jacob et les 2 camps
    « Jacob allait son chemin quand
    des messagers de Dieu survinrent.
    Dès qu’il les vit, il s’écria :
    C’est un camp de Dieu, et il appela
    ce lieu Mahanaïm [les 2
    camps] … » (Genèse 32 :3)
    Alors qu’il était « prisonnier » dans
    la famille de son oncle Laban depuis
    près de 20 ans, Jacob reçoit
    l’ordre formel de partir. Il n’hésite
    pas et quitte cette « assemblée »
    qui s’était enracinée à Padan-
    Haran, sur le chemin de Canaan -
    ratant ainsi l’objectif.
    « Jacob fut tout saisi de crainte
    et d’angoisse. Il partagea en
    deux camps les gens qui étaient
    avec lui, ainsi que le petit et le
    gros bétail et les chameaux. Il dit :
    si Ésaü vient à battre l’un des
    camps, le camp qui restera pourra
    s’échapper. » (Genèse 32)
    En usant de cette tactique militaire
    bien éprouvée, Jacob fait « la part
    du feu » : pour sauver une moitié
    en lui permettant de fuir, il fixe une
    seconde moitié qui livrera bataille.
    La vision de ce conflit le plonge
    dans une angoisse extrême toute
    la nuit. Cette expression « angoisse
    de Jacob » fut reprise par
    le prophète Jérémie pour définir le
    jour du grand malheur (Jérémie
    30 :7).
    Le patriarche, qui après cette vision
    d’angoisse sera appelé
    Israël, père des 12 tribus, n’a-t-il
    pas perçu au travers de son
    propre combat avec l’ange la dernière
    bataille des 2 camps des
    Saints de l’Apocalypse ?

    Et si
    l’angoisse de Jacob-Israël renvoyait
    à cette réalité prophétique
    d’un camp qui fuit pendant que
    l’autre camp mène bataille !

    Cette
    vision et cette angoisse sont en
    phase avec les écrits de
    l’Apocalypse rappelés plus haut.
    Cette lecture éclaire notre problématique
    initiale

    « partir ou rester».

    La réponse à cette question
    dépendra donc de la partie du
    camp dans laquelle le combattant
    sera assigné. Ce sera au final une
    question d’appel et de vocation
    dans le camp du Seigneur, qui
    reste un et indivisible malgré des
    oeuvres différentes. Mais pour
    que certains puissent combattre
    sur le terrain il faut que
    d’autres soient en retrait. Sur ce
    modèle, combattit Josué dans la
    plaine alors que Moïse était sur la
    colline. Les deux hommes étaient
    engagés dans le même combat,
    mais avec des rôles différents.
    Ainsi pouvons-nous affirmer que
    la mise à l’abri de la femme au
    désert, selon le modèle de Philadelphie,
    fait partie intégrante de la
    stratégie de combat, au profit de
    ceux de Smyrne qui restent pour
    témoigner autour des deux témoins.


    Moïse et les « neuf plus
    une » plaies d’Égypte
    « L’Adonaï dit à Moïse : va trouver
    Pharaon et dis-lui : ainsi parle
    l’Adonaï, le Dieu des Hébreux :
    laisse partir mon peuple, qu’il me
    serve. Si tu refuses de le laisser
    partir et le retiens plus longtemps,
    voici que la main de l’Adonaï frappera
    tes troupeaux qui sont dans
    les champs, les chevaux, les
    ânes, les chameaux, les boeufs et
    le petit bétail, d’une peste très
    grave. L’Adonaï discernera les
    troupeaux d’Israël des troupeaux
    des Égyptiens, et rien ne mourra
    de ce qui appartient aux Israélites.
    » (Ex. 9 :1)
    Moïse et Aaron se présentent à
    neuf reprises devant Pharaon en
    lui demandant de les laisser partir.
    Et pourtant ils restent. Le peuple
    hébreu devait estimer pouvoir
    échapper aux plaies égyptiennes
    en fuyant cette terre sinistrée,
    mais cela ne leur était pas accordé.
    Ils n’avaient pas l’autorisation
    de partir, ils devaient rester et
    témoigner au travers des plaies,
    dont ils étaient protégés. A neuf
    reprises consécutives, Moïse et
    Aaron pensent obtenir cette autorisation
    de sortie, en vain. Après
    les séquences des grenouilles,
    moustiques et taons, Moïse parvient
    même à négocier une autorisation
    de trois jours dans le désert,
    annulée au dernier moment.
    Étrange paradoxe que vivent ces
    deux hommes de D.ieu, esclaves
    en terre égyptienne :

    tout en se
    préparant activement à partir, ils
    sont contraints de rester.

    A neuf reprises, les tentatives de sortie,
    qui émanaient pourtant d’un ordre
    divin, se soldent par des échecs. Il
    leur faut attendre la dixième plaie
    pour obtenir la libération définitive
    et totale.

    Ainsi pouvons-nous dire

     
    qu’il n’y a pas dix plaies d’Égypte,


    mais "neuf plus une".


    L’enseignement de cette séquence
    biblique appliquée à notre
    problématique « partir ou rester »
    est le suivant : il ne suffit pas de
    savoir si nous devons partir ou
    rester, il nous faut également percevoir
    le temps et les moments.
    Quand partir et jusqu’à quand
    rester. Nous n’avons pas à répondre
    nous-mêmes à cette question
    mais à attendre l’ordre formel.
    Car si peuple était parti de luimême
    - par force, par ruse, suite
    à un plan dument organisé et
    prémédité - pour se mettre à l’abri
    au désert avant la fin de la séquence
    des neuf premières plaies,
    il n’aurait certes pas vécu la dernière
    plaie (il aurait pu échapper
    donc de fait à la plus terrible des
    plaies), mais il aurait surtout raté
    le rendez-vous de Pessah !
    Il n’appartient donc pas au croyant
    de définir quand partir ou jusqu’à
    quand rester. Il lui est demandé
    de rester attentif, à l’écoute et prêt
    à partir, les reins ceints, les sandales
    aux pieds et le bâton en
    main.
    Les paradoxes de cet épisode
    biblique peuvent nous laisser perplexes
    mais la suite du récit de
    l’Exode ne va pas davantage répondre
    à notre besoin humain de
    certitudes. L’épisode de la révolte
    de Qoré nous révèle qu’au milieu
    du peuple libéré l’élite et les
    princes du peuple veulent revenir
    en Égypte. « Partir ou rester » fut
    pour eux une question quotidienne
    et un poison de tous les
    instants. Ainsi certains peuvent
    partir alors qu’ils désirent ardemment
    rester et n’auront pour seul
    objectif que de revenir. D’autres
    3
    encore, dont la vocation était de
    rester- les non-hébreux craignant
    D.ieu - réussissent à se greffer et
    à se joindre à ceux qui partent.
    Catastrophes naturelles :
    comment y échapper ?
    L’épisode de Moïse et des « neuf
    plus une » plaies d’Égypte renvoie
    directement au livre de
    l’Apocalypse et à ses sept sceaux,
    sept trompettes, sept coupes de
    colère. Les plaies, fléaux et catastrophes
    naturelles à effet domino
    sont le lot quotidien de ceux de la
    dernière génération. La question
    devient alors : comment y échapper
    et survivre ?
    La jurisprudence mosaïque
    semble indiquer que s’il convient
    de partir, il faut partir au juste
    moment et ne pas fuir les plaies et
    catastrophes. Le calendrier des
    fêtes de l’Adonaï est à ce titre un
    marqueur intéressant car il est
    également dit « priez pour que
    votre fuite n’arrive pas un jour de
    shabbat … ».
    Pour autant, d’autres épisodes
    bibliques semblent nous enseigner
    exactement l’inverse. Ainsi
    en est-il de la fuite de Lot de la
    ville de Sodome vers les montagnes:


    « Alors les deux hommes dirent à


    Lot : qui as-tu encore de ta parenté


    dans cette ville, des gendres,


    des fils et des filles ?

    Qui que ce
    soit, fais-les sortir de là, car nous
    allons détruire cette ville … Dès
    que l’aube parut, les anges se
    firent pressants. Ils dirent à Lot :
    debout ! Emmène ta femme et tes
    deux filles qui sont ici, si tu ne
    veux pas périr emporté par le jugement
    qui va s’abattre sur cette
    ville. Comme il hésitait encore, les
    deux hommes les prirent de force
    par la main, lui, sa femme et ses
    deux filles, et les entraînèrent hors
    de la ville, car Dieu voulait les
    épargner. » (Genèse 19 :12)
    Lot et sa famille sont physiquement
    présents au milieu de la ville
    que l’Adonaï a décidé de détruire.
    S’ils ne partent pas, ils périront de
    même.

    Voilà un exemple biblique

     
    où la question « partir ou rester »


    trouve une réponse évidente.


    Or, il apparait que les deux témoins


    de l’Adonaï auront ce


    même pouvoir de destruction et


    de jugement.

     

     

    La dernière génération
    de croyants devrait en toute
    logique vivre des situations similaires
    à celle que vécut le neveu
    d’Abraham : fuir physiquement
    une zone géographique avant de
    partager ses fléaux.
    Notons toutefois le point commun
    des deux épisodes apparemment
    inconciliables que nous venons de
    rappeler : l’ordre de départ est un
    ordre formel et pressant. Il ne
    s’agit pas d’un ordre humain mais
    authentiquement divin. Ne nous
    faisons donc pas abuser car ils
    seront nombreux à dire :

    allez làbas

    ou fuyez par là …


    « Partir ou rester » :
    l’exemple de Yéshoua
    En toute chose, il est bon de se
    souvenir des enseignements de
    notre Maître. Yéshoua a-t-il opté
    durant Son ministère terrestre
    pour l’une ou l’autre des deux
    options que nous étudions ? Vérifions
    :
    •« Alors Yéshoua, sachant qu’ils
    allaient venir s’emparer de lui
    pour le faire roi, s’enfuit à nouveau
    dans la montagne, tout
    seul. »
    •« Les pharisiens sortirent de la
    synagogue et se concertèrent
    sur les moyens de faire mourir
    Yéshoua. Quand Yéshoua sut
    qu’on voulait le tuer, il partit de
    là. » (Matthieu 12 :15)
    •Après cela, Yéshoua parcourait
    la Galilée, car il ne voulait point
    parcourir la Judée, parce que
    les Juifs cherchaient à le faire
    mourir. (Jean 7:1)
    Pendant près de trois années,
    Yéshoua s’évertua à échapper à
    Ses ennemis car l’heure n’était
    pas venue. Il fuyait les endroits
    dangereux et se réfugiait en des
    lieux plus propices à Son ministère.
    Mais le temps vint où notre
    Seigneur se livra Lui-même en
    invitant l’un de Ses disciples à agir
    promptement dans ce sens. Il ne
    fuyait plus et ne partit pas de Jérusalem,
    Il y resta toute la nuit,
    immobile et priant au mont des
    Oliviers. Les autorités du Temple
    n’eurent aucune difficulté à Le
    trouver car Il passait toutes Ses
    nuits sur ce mont : « Pendant le
    jour, Yéshoua enseignait dans le
    temple ; mais, le soir, il s’en allait
    passer la nuit sur la colline appelée
    mont des Oliviers. Et tout le
    peuple venait au temple tôt le matin
    pour l’écouter. » (Luc 21 :37)
    Les habitudes des prophètes et
    témoins de D.ieu, sont vite étudiées,
    analysées, décortiquées.
    Le piège peut alors se refermer
    sur eux et l’adversaire en profite
    pour les annihiler. Mais il y a un
    temps pour tout et il convient de le
    discerner.
    •Ainsi y-a-t-il un temps pour
    travailler - et donc partir, fuir,
    s’échapper -
    •Ainsi y-a-t-il un temps pour
    témoigner - et rester - jusqu’au
    martyr si le témoignage
    l’exige.


    Notre Adon a expérimenté ces
    deux moments et ces deux options.
    A la question « partir ou
    rester », Il nous a montré qu’il
    fallait parfois ne pas hésiter à partir
    pour poursuivre l’oeuvre. Mais Il
    prouva également dans Sa chair
    que rester pouvait être un choix
    de témoignage. La vraie difficulté
    est alors de distinguer justement
    les temps et les moments.


    « Partir ou rester »

    : une
    question tragique, moderne
    mais prophétique
    Cette question de nombreux Juifs
    européens se la sont posée à
    compter de 1933. Certains y répondirent
    promptement en partant.
    Ce fut le cas notable d’Albert
    Einstein. D’autres préférèrent rester
    : ils furent près de 6 millions à
    ne pas vouloir/pouvoir partir. La
    4
    Shoah fut une résultante tragique
    de la liberté que garde le croyant
    devant ce dilemme crucial en période
    de persécutions.

    A l’heure
    où l’antisémitisme renaît de ses
    cendres, sous des formes modernes
    et recyclées (antisionisme
    notamment), la question

    « partir ou rester »

     

    doit se poser pour tous
    les Juifs de Juda mais également
    - et ce fait est nouveau - pour tous
    les amis d’Israël qui s’exposent
    publiquement. La haine nouvelle
    (de couleur verte) qui souffle en
    Europe contre tous les mécréants,
    Juifs ou chrétiens, pose à nouveau
    de façon pressente la question
    ancestrale : partir ou rester ?
    Mais si ceux de Juda peuvent
    encore ambitionner partir et être
    accueillis en Israël au bénéfice
    d’une Alyah consentie par les autorités
    israéliennes, que conseiller
    à ceux qui, d’une façon ou d’une
    autre, ne peuvent bénéficier de
    cette aide au retour ou au départ
    ?
    Pour tous, à la difficulté déjà mentionnée
    de savoir quand partir,
    s’ajoute une difficulté supplémentaire
    : où partir ? Mais cette question
    est une non-question pour le
    croyant qui marche dans les pas
    d’Abraham. C’est par foi
    qu’Avraham Avinou partit de son
    pays natal pour se rendre à Hévron,
    après moult détours et pérégrinations.
    D’étapes en étapes,
    sans indications plus précises,
    Avraham finit par se poser là où il
    acquit à prix d’argent un tombeau
    pour sa femme et pour lui-même.
    La mobilité semble être une
    constante et une condition sine
    qua non de survie pour ceux dont
    la vocation est de partir. Dironsnous
    alors que ceux de Philadelphie,
    dont la vocation est de fuir
    au désert pour y être cachés et
    nourris loin de la colère de l’impie,
    vont errer 3½ ans en adoptant un
    style de vie proche de celui des
    « gens du voyage » ou des bédouins
    ?

    Voilà qu’il n’y a plus sur 

    notre planète aucun désert, aucun

    lieu secret, non scruté par les satellites


    militaires des grandes


    puissances. La planète est devenue


    trop petite pour pouvoir s’y


    cacher. Récemment, les Khadafi,


    père et fils, Ben Laden et autre


    Sadam Hussein, ont tenté


    l’aventure, en vain.

     
    Comment donc appréhender cet
    épisode apocalyptique qui voit la
    femme menée au désert sur les
    ailes du grand aigle pour y être
    nourrie en toute sécurité ?

    Quel
    est ce désert et quelle est sa véritable
    nature ? Les réponses restent
    floues et hasardeuses alors
    ne nous risquons pas à donner de
    fausses consignes dans
    l’immédiat. Toutes ces choses
    seront révélées en leur temps.


    « Partir ou rester »

     

    : apprendre
    à bien poser la
    question, c’est déjà y répondre
    un peu
    Notre génération, si elle a la prétention
    et l’intuition d’être ou de
    précéder la dernière génération
    de ce cycle, doit urgemment apprendre
    à poser et à se poser la
    question

    « partir ou rester ? ».

     

    Se
    poser quotidiennement la question
    pour se mettre en situation
    d’entendre la réponse authentique
    au temps opportun.
    L’entrainement du soldat de
    l’armée __________de Yéshoua doit inclure
    cet exercice : partir ou rester n’est
    pas une question à réserver pour
    l’exode final ou le dernier témoignage.
    Cette remise en cause au
    quotidien permet de rester éveillé
    et toujours prêt.
    Ainsi, si mon assemblée est déviante,
    tiède ou froide : dois-je
    partir ou rester ? Mon assemblée
    reste dogmatiquement attachée
    au culte dominical et refuse de
    s’ouvrir aux richesses de la Torah
    et du Shabbat : dois-je partir ou
    rester ? Ma Qéhiylah dévie ostensiblement
    vers la tradition des
    Pères, remplaçant des dogmes
    humains par d’autres préceptes
    d’hommes : dois- je partir ou rester
    ? Etc.
    Attention. L’objet du propos n’est
    pas ici de forcer une réponse à
    ces questions intimes que chacun
    s’efforcera de poser devant son
    Seigneur. Et que personne ne
    réponde à votre place. L’urgence
    est d’apprendre à poser la question
    sans en avoir peur, sans redouter
    une réponse qui, a priori,
    remettrait en cause beaucoup de
    choses établies.

    Ainsi préparé, le
    soldat appelé au service du Mashiah
    ne craindra pas de poser en
    son temps la question inévitable :
    devant le dernier témoignage et
    face à la grande tribulation, dois-je
    partir ou rester ?

     
    Nous avons une responsabilité
    historique envers nos plus jeunes,
    ceux de la génération qui vont au
    devant de ces temps de persécutions.
    Nous devons leur apprendre
    à se tenir prêts. Être prêts spirituellement,
    mais aussi être prêts
    physiquement. Car « partir ou
    rester », ce n’est pas un dogme
    théologique et intellectuel, c’est
    une décision concrète lourde de
    conséquences.
    « Partir ou rester » : application
    aux situations
    de catastrophes naturelles
    Face à une persécution de type
    spirituelle, il convient de laisser le
    Souffle Sacré, le Rouah haQodesh,
    répondre à notre place à la
    question partir ou rester.
    Mais ce dilemme partir ou rester
    appliqué aux situations de catastrophes
    naturelles prend une autre
    dimension. Le bon sens et le discernement
    peuvent alors avantageusement
    guider notre réflexion.
    Il se trouve que la planète va prochainement
    plonger dans une
    séquence historique de fléaux,
    plaies et catastrophes. Certains
    seront provoqués par les deux
    témoins eux-mêmes, à l’instar de
    l’action de Moise et Aaron face à
    Pharaon (Ap.11). Nous avons
    été prévenus par les prophètes et
    l’Adon Yéshoua : sceaux, trompettes,
    coupes de colère vont se
    succéder à un rythme insoutenable
    pour l’humanité. Nous allons
    inéluctablement au devant
    d’un temps de grande détresse.


    Que faisons-nous pour nous y

     
    préparer ?


    5
    « C’est par la foi que Noé, divinement
    averti de ce qu’on ne
    voyait pas encore et saisi d’une
    pieuse crainte, construisit une
    arche pour sauver sa famille ;
    c’est par elle qu’il condamna le
    monde et devint héritier de la justice
    qui s’obtient par la foi. » (Hébreux
    11:7 )
    Beaucoup de croyants et d’athées
    se préparent activement et à
    grands frais à l’ère postapocalyptique,
    les uns pour avoir
    une chance de traverser la grande
    tribulation et être debout au jour
    du retour du Seigneur, les autres
    simplement par instinct de survie.
    Ils se font appeler les « survivalistes
    » ou « preppers » (en anglais
    « ceux qui se préparent »).
    Ce mouvement est devenu important
    aux USA et génère une économie
    parallèle non négligeable.
    C’est une économie de la peur
    mais il est écrit que Noé lui-même
    fut saisi « d’une pieuse crainte
    … ».
    Le mouvement mormon, très
    puissant aux USA à travers l’
    « Église des saints des derniers
    jours », est à la pointe de cette
    vague dite de survivalisme. Les
    fidèles sont tous invités à fabriquer
    des refuges enterrés, équipés,
    sécurisés et autosuffisants
    en nourriture et énergie.
    Traumatisés par l’ouragan Katrina,
    les Américains ne font plus
    confiance à l’État fédéral pour les
    secourir. Ils anticipent également
    l’implosion des services publics de
    sureté-sécurité-justice et
    l’explosion de la violence de rue
    annoncées par tous, suite au
    grand crash économique encore à
    venir.
    Plusieurs pasteurs de premier
    plan, réputés pour leur sérieux,
    ont de même lancé des appels
    pour faire des provisions : de 30
    jours à 3 mois. L’objectif est de
    pouvoir tenir son autonomie jusqu’à
    ce que les secours puissent
    se réorganiser.
    D’autres mouvements sectaires,
    comme l’église de scientologie,
    ont rejoint et amplifié le mouvement.
    L’acteur hollywoodien Tom
    Cruise s’est fait construire un
    bunker enterré, secret, à 15 millions
    de dollars. Bill Gates a financé
    via sa fondation une Arche
    végétale en Arctique pour y sécuriser
    toutes les graines et la flore
    de la planète. Plus récemment, un
    chinois a fait le « buzz » sur internet
    en présentant son modèle
    artisanal d’arche flottante. Que
    penser de ces appels et de ces
    initiatives ?
    Manque de foi ou
    manque de sagesse ?
    Que chacun réponde en
    son coeur …

     
    « Ils ne sont pas dans la honte au

     
    temps du malheur, et aux jours de


    la famine ils sont rassasiés»


    (Ps.37 :11)

     


    Ils sont au moins aussi nombreux
    les partisans résolument opposés
    à la thèse des « survivalistes ».
    Pour cette autre catégorie de
    croyants il ne sert à rien de
    s’enterrer, de s’équiper et
    d’acheter des kits de survie, car
    D.ieu pourvoira en son temps
    pour sauver Ses élus.
    Certains enchainent en qualifiant
    les « preppers » de « gens de peu
    de foi ». Lesquels ripostent en
    notifiant « le manque de sagesse
    de leurs détracteurs » car c’est
    par la foi que Noé se prépara,
    répondent-ils, pour argumenter
    leurs préparatifs.
    Devant ce débat, une position
    équilibrée consisterait à rester
    pragmatique et à noter qu’un
    stock de provisions sera toujours
    l’occasion de partager avec les
    plus démunis : ce qui n’est pas
    interdit mais recommandé !
    Pour le reste, nous pouvons douter
    que la position statique et la
    mode actuelle qui consiste à
    s’enterrer soient la bonne attitude,
    ainsi qu’il est dit de ceux qui se
    cache du Très-Haut :
    « Les rois de la terre et les hauts
    dignitaires, les chefs militaires, les
    riches et les puissants, tous les
    esclaves et tous les hommes
    libres, allèrent se cacher au fond
    des cavernes et parmi les rochers
    des montagnes. Ils criaient aux
    montagnes et aux rochers : tombez
    sur nous et cachez-nous loin
    du regard de celui qui siège sur le
    trône, loin de la colère de
    l’Agneau. Car le grand jour de leur
    colère est arrivé, et qui peut subsister
    ? » (Ap. 6 :15)

     
    Les milices privées et paramilitaires
    de l’impie savent déjà où
    nous trouver. Ne leur facilitons
    pas la tâche en restant immobiles.
    La culture de la mobilité et de la
    furtivité (pour ne pas dire clandestinité)
    est la plus adaptée aux situations
    de persécutions. Dans ce
    cadre que chacun soit vigilant aux
    traces qu’il laisse sur le web et à
    la traçabilité de ses transactions
    commerciales. En la matière, il
    vaut mieux rester « liquide » et
    comme les Hébreux aux portes de
    l’Égypte sortir avec tout l’or des
    Égyptiens. Pour finir, il vaut mieux
    se préparer à partir, quitte à rester,
    que d’être contraint à rester
    alors qu’il fallait partir. Que chacun
    puisse avoir en son temps la
    juste réponse à cette question
    inévitable. Restons prudents et
    avisés, sans céder à la panique.
    « Yéshoua leur dit : quand je vous
    ai envoyés en mission sans
    bourse, ni sac, ni chaussures,
    avez-vous manqué de quelque
    chose? De rien, répondirent-ils.
    Alors il leur dit : mais maintenant,
    celui qui a une bourse doit la
    prendre, de même celui qui a un
    sac ; et celui qui n’a pas d’épée
    doit vendre son manteau pour en
    acheter une.» (Luc 22 :35)
    Préparez-vous, ne tentez
    pas votre D.ieu et tenezvous
    prêts !
    Nul n’est en capacité d’assurer luimême
    sa sécurité. Aucun parmi
    les plus grands dans les églises
    n’est crédible quand il déclare
    pouvoir passer au travers de la
    grande tribulation sans risques
    pour lui-même et ses proches.
    Car la délivrance appartient à
    D.ieu seul ainsi qu’il est écrit :

     
    6
    « Moïse répondit au peuple : ne


    craignez rien, restez en place, et


    regardez la délivrance que


    l’Adonaï va vous accorder en ce


    jour … L’Adonaï combattra pour


    vous ; et vous, gardez le silence.


    » (Exode 14:13-14)


    Pour autant, est-ce une raison


    suffisante pour ne rien faire ? Ne


    pas se préparer à la délivrance,


    n’est-ce pas une façon de tenter


    son D.ieu en disant « je ne fais


    rien car c’est Toi qui fera tout, j’ai


    foi en Toi ? ».

     

    Tenté par le diable,
    notre Seigneur aurait pu se jeter
    du haut du Temple ou demander
    aux pierres de se transformer en
    pain. Il n’en fit rien car la délivrance
    du Père ne choisit pas le
    chemin et la volonté de l’homme.
    Ainsi ne faut-il rien faire
    d’inconsidéré dans la prise de
    risques en comptant sur la Providence
    pour racheter notre inconscience.
    Nous n’évoquerons pas
    ici, par souci d’éviter la polémique,
    les partisans de la thèse d’un enlèvement
    pré-tribulationnisme,
    connu et enseigné sous le dogme
    du « ravissement secret de
    l’Église ».
    Prenons par contre exemple sur
    Joseph qui reçu de D.ieu de
    mettre en réserve de la nourriture
    pour survivre à une longue période
    de famine. Souvenons-nous
    de ce prophète Agabus qui, en
    Actes 11, prophétise une grande
    famine et pousse les apôtres à
    envoyer des secours à travers
    toute la Judée. Ces préparatifs
    relèvent juste d’une attitude prudente
    et avisée. Ils n’ont pas dit
    comme beaucoup d’insouciants :
    « D.ieu pourvoira ». Cette sentence
    précise ne s’applique qu’à
    la situation très spécifique du Sacrifice.
    Pour ce qui est du quotidien,
    il est demandé à l’homme de
    ne pas s’inquiéter mais d’oeuvrer.
    Ne nous mentons pas : qui de
    nous ne possède pas une assurance,
    une mutuelle complémentaire,
    ne cotise pas à un fonds de
    garanti ! Que celui qui assure ne
    rien risquer, vive alors comme ne
    risquant rien.
    Oui, nous croyons que le bras de
    l’Adonaï n’est pas trop court pour
    nous protéger. Notre D.ieu nous a
    tout révélé d’avance pour que
    nous nous y préparions. Mais tout
    ce que nous pourrions préparer
    ne nous sera d’aucune utilité si
    nous n’avons pas le discernement.
    Notre monde et son Ordre ancien
    basculent dans une nouvelle
    phase. De nombreux experts prévoient
    une séquence extrême de
    dislocation géopolitique accompagnée
    de violences sociales sans
    précédent. L’islamisation - instrumentalisée
    et bien gérée - de nos
    zones urbaines en Europe finira, à
    terme, par justifier une réaction
    musclée des vrais maîtres de la
    planète.
    Ainsi, les pays frappés par la crise
    économique et financière vont
    basculer dans la dictature militaropolicière
    de l’impie. Cette prise de
    pouvoir s’accompagnera de soubresauts
    et de mouvements de
    résistances à motivation libertaire.
    Mais là ne sera pas notre combat.
    Au contraire, si ces régions deviennent
    invivables, le meilleur
    moyen de faire face à ces dislocations
    sociales sera de quitter si
    possible ces zones de combats,
    excepté si le Seigneur nous missionne
    pour un témoignage particulier.
    Comme aux jours de la première
    Pâque au pays d’Égypte-Mitsraïm,
    que la dernière génération se
    tienne prête à partir promptement,
    sur ordre, le bâton à la main … ou
    à rester. Chacun selon sa vocation
    et chacun à son poste. Les
    uns dans la plaine et les villes
    pour combattre, les autres dans
    les montagnes du désert, pour
    soutenir le combat.
    Cette question partir ou rester
    s’adresse aux croyants de la dernière
    génération d’avant le
    Royaume.

    La question demeure


    maintenant pour nous tous :


    sommes-nous cette dernière génération,


    en sommes-nous


    proches, en sommes-nous encore


    éloignés ?

     

    Dans tous les cas, que chacun se tienne prêt, consigne


    de l’Adon Yéshoua Lui-même.

    transmis par  Rarél Brebis Rarél  sur facebook .com

    Dorcas sur eklablog : http://dorcas.eklablog.net

    qehila.in

    « Le Nom de Yéshoua (Jésus) Codé dans la Torah.Les Codes de la Bible Partie 3 »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter